Les chevaliers du Saint-Sépulcre interdisent l'entrée de la cathédrale au tout-venant.

Publié le par Michel Durand

Pourquoi ai-je repensé, ce matin, dans ma prière, à cet événement vécu il y a peut-être une dizaine d'années ? Je ne sais. 


Est-ce la vision, le désir d'une Église ouverte à tous et à toutes ? Est-ce la conviction que l'Esprit libère de toutes contraintes, que la foi en Jésus-Christ affranchit de toute tutelle légale ?

« Nous savons que l'homme n'est pas justifié par les œuvres de la loi, mais seulement par la foi en Jésus-Christ » (Gal 2,11ss).

C'était un dimanche après-midi ; un chrétien du quartier Saint-Paul, proche de Saint-Jean (où se trouvait l'espace Confluences) m'informe que les chevaliers du Saint-Sépulcre - à moins que ce ne soit l'ordre de Malte - interdisent l'entrée de la cathédrale à toutes personnes étrangères à leur mouvement. Je vais voir. Des barricades métalliques bloquent effectivement les entrées de la cathédrale Saint-Jean de Lyon sous le regard de la police nationale. Un service d'ordre interne aux Chevaliers refoule toute personne voulant entrer. Il devait être nécessaire de montrer un carton d'invitation. Les gens, touristes et visiteurs, s'indignent : « même quand il y a une messe, un mariage, on peut entrer ». « Dans l'Église, rien n'est secret »...


Je m'informe. Il s'agit d'une cérémonie strictement privée : des adoubements. Traduisons : l'entrée officielle dans l'ordre des chevaliers du Saint-Sépulcre. En fait, je demeure incertain de l'exactitude des mots employés.

J'argumente que dans l'Église catholique tout culte est public. Ils ne peuvent interdire la présence de quiconque. Je pousse la barrière. Le jeune du service d'ordre interne appelle des collègues qui viennent en renfort. J'insiste. Ils me retiennent des mains. Puis l'un me prend par la veste et aux épaules. Je pousse encore la barrière sentant que des personnes, dont l'ami qui m'a informé, s'associent à la démarche (somme toute symbolique) contestataire. Ils font alors appel à la police nationale (les CRS, je pense) présente sur place. En un premier temps, tous réitèrent l'interdiction d'entrée parce qu'il y a une cérémonie privée. Mon indignation augmente. Depuis quand la police est-elle au service de ce faux visage d'Église ? Profitant d'un relâchement, je saute par-dessus la barricade. On en vient vraiment aux mains. Les chefs de tout bord s'approchent. Je leur fais savoir : « Vous n'avez aucun droit à interdire l'entrée de l'église. Le sacristain, désormais informé, explique que je suis prêtre et qu'il me connaît bien. Cela crée un trouble dans la police qui finalement laisse entrer toutes les personnes présentes à ce moment précis. Le service d'ordre interne referme vite la barricade.

À l'intérieur, c'était la fin de l'adoubement. Robes longues noires pour les femmes, mantilles sur la tête. Costumes noirs, grande cape pour les hommes. Une autre époque, un autre monde. Des « personnalités » de la société qui obtiennent de l'Institution Église, de l'évêque, le droit de privatiser le bâtiment « église-cathédrale » à l'usage exclusif de leur rite, alors que, selon l'Évangile, rien n'est secret, rien n'est caché, tout doit être crié sur les toits (Mt 20, 26ss)

« Ne les craignez donc pas ! Rien n'est voilé qui ne sera dévoilé, rien n'est secret qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans l'ombre, dites-le au grand jour ; ce que vous entendez dans le creux de l'oreille, proclamez-le sur les terrasses ».


Pourquoi cet événement m'est-il revenu en mémoire ?

Je pense que c'est tout simplement à cause de la bonne place que, de plus en plus, les partisans de la fausse tradition obtiennent dans l'Église. Des coutumes religieuses, donc humaines, l'emportent sur le message évangélique. Dentelles, ceintures à franges, soulier à boucle, camail en peaux d'hermine (ou de lapin), col en celluloïd... deviennent prioritaires. Bientôt la barrette ecclésiastique soutenue par des hommes en longue cape blanche reviendra et l'on se réjouira du retour de la tradition. « L'Église retrouve ses rites ancestraux ! ».

 

Notre-Dame de Paris, mai 2008


Les évêques qui favorisent ce retour et se réjouissent de la présence des « traditionalistes » au sein de l'Église s'aperçoivent-ils que, loin derrière ceux et celles qui font claquer leur talon sur les dalles du temple, s'éloignent, nus pieds pour ne faire aucun bruit, une foule de personnes qui s'étaient réjouies d'avoir, un temps, osé franchir le seuil de l'Église ?

L'Esprit libère de la tutelle des fausses traditions.

« Donc, les pharisiens et les scribes l'interrogent : "Pourquoi tes disciples ne se comportent-ils pas suivant la tradition des anciens, mais prennent-ils leur repas avec des mains impures ?" Il leur dit : "Isaïe a bien prophétisé de vous, hypocrites, ainsi qu'il est écrit : Ce peuple m'honore des lèvres ; mais leur coeur est loin de moi. Vain est le culte qu'ils me rendent, les doctrines qu'ils enseignent ne sont que préceptes humains. Vous mettez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes." » Marc 7,5ss).

Je vois dans ce verset, l'étude d'Évangile à mûrir pour discerner de la vraie, la fausse tradition.


Ayant terminé cette page, je vous dois un aveu. Le matin dont il est question en première phrase, ce n'est pas ce matin, mais un matin de février 2009, pendant mon séjour à Djanet.

 

Publié dans Eglise

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Georges Escoffier 30/10/2012 21:46


Ces attaques de catholiques conservateurs me font peur. Trop de haine, aucune capacité à comprendre ce que l'autre ressent, mais une tendance à penser à sa place.


C'est triste.


Mais il faut garder courage, cher père Durand

Michel Durand 17/11/2012 18:27



Merci Georges de vos encouragements. L'espérance grâce à L'Esprit doit toujours nous habiter.



siloe 15/10/2012 21:40


Toutes mes excuses, je n'avait pas lu quye vous étiez Prêtre.  C'est encore plus dramatique.



© Godong



L’Ordre est le plus ancien des Ordres Pontificaux. Il estinternational et a pour Grand-Maître, au Saint-Siège deRome, un cardinal nommé par le Pape (actuellement MgrEdwin O’Brien). L’Ordre compte 22.000 membres dans lemonde, dont 830 en France. Sa mission essentielle est lesoutien aux Chrétiens de Terre Sainte, tâche à la foisspirituelle et caritative. Au sein du Patriarcat Latin deJérusalem (diocèse couvrant Israël, la Jordanie, laCisjordanie, Gaza et Chypre), l’Ordre soutient : 
 la formation des futurs prêtres (Séminaire catholique deBeit Jala), 
 70 paroisses (plus de 100 prêtres), 
 54 écoles écoles et lycées, soit 25 000 élèves. 
 des centres d’accueil pour handicapés ou personnesâgées, 
 des dispensaires, 
 

Michel Durand 21/10/2012 17:46



Vous n'avez ps à vous excuser. Ce que Jésus Christ s'entend sur les places


Ne les craignez donc point; car il n’y a rien de caché qui ne doive être
découvert, ni de secret qui ne doive être connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à
l’oreille, prêchez-le sur les toits.



Siloe 15/10/2012 21:32


Votre récit .... m'époustoufle !!! Incroyable !!! Vous auriez eut la POLITESSSE d'attendre un peu vous auriez été en mesure d'entrer. Il faut mon cher savoir un minimum respecter les us et
coutumes, et pour le moins avoir un minimum de POLITESSE !!!   Pour votre information cet Ordre est placé directement sous l'autorité du Pape. C'est le Seul ordre ou ces mebres recoivent un
sacramental (adoubement) par un Evêque. Ces Chevaliers oeuvrent pour la Terre Sainte, ce sont plus de 10 millions d'Euros par an, en provenance directement des Chevaliers (origine privée,
cotisations, dons et donations ) qui sont ainsi attribués aux Chrétines de Terre-Sainte, au Séminaires de Beit-Jala ou qui servent à la construction d'Ecoles (même en Palestine), de
dispensaires etc ... 


La très Sainte Vierge Marie Mère de Dieu n'a t-elle pas elle aussi respecté les us et usages de son époque, alors qu'elle eut put s'en penser dispensée, du fait de sa nature et de celle de son
Fils, Divine. Ainsi elle présenta Notre Seigneur au Temple.


Notre Seigneur lui-même ne s'est-il pas fait Baptisé par Jean ?  S'inscrivant dans ce que vous semblez considérer comme une coutume, ou tradition. Alors qu'il était certainement le mieux
placé pour ne pas le faire.


Voyez vous les adoubements sont une affaire sérieuse, une démarche profondément religieuse, un engagement qui octroi à ses membres toute primauté sur tous les autres ordres laïcs. Cela pour le
service de Dieu. Tout cela ne valait-il pas un peu de patience ......  

silvin 27/10/2014 00:49

ça je confirme que tous ces gens vous apportent leurs biens privés, en détournant les yeux sur la détresse parfois financière de leurs propres enfants, alors Ordre si charitable ou secte ???

Michel Durand 21/10/2012 17:42



La patience .... afin de pouvoir entrer dans l'église cathédrale ? Il fallait attendre la fin de l'office.


Même la police civile, en plus du service d'ordre de "l'ordre" filtrait le passage.


 



Robin-Isaja Patrick 01/07/2011 13:17



Monsieur ,


pour moi ,vous n'etes pas un pretre car vos propos et votre attitude sont du niveau d'un immam sectaire . Heureusement il y a beaucoup de chretiens laiques qui prennent en main notre Eglise ou
sevicent autant de pretres retrogrades que de pretres laxistes et soixante huitards . nous n'avons pas besoin de Pretres comme vous . 



Michel Durand 04/07/2011 12:20



Cher monsieur.


La violence de vos propos laisse à penser au terrain sur lequel vivent les laïques dont vous parlez. Je vous souhaite beaucoup de douceur évangélique pour rencontrer les hommes et les femmes de
notre monde. Vous savez que l'Eglise du Christ est universelle, autrement dit : catholique. Jésus nous invite à l'amour fraternelle au nom de l'unique Père ; ceci, que l'on soit lecteur du
"Figaro" ou de "L'Humanité". L'Evangile est plus qu'une réligion partisane.



Equitus 19/04/2010 15:50



Monsieur


 


Je pense que si vous voyez des mouvances "secrètes" dans l'Eglise "protégées par la police" cela explique peut être que vous ne fassiez pas la différence entre l'Ordre du Saint-Sépulcre et
l'ordre de Malte qui sont pourtant les deux seules ordres officiels restants. 


D'autre part vous vous offusquez de ce que les membres de cet ordre dont la vocation est de grandir en foi et de protéger les chrétiens, soient trop croyants c'est peut être que vous même en avez
besoin. 


Enfin, je lis avec effroi que l'on vous dit prêtre et ne voit nulle part d'allusion au Seigneur mais à la discorde et la haine en utilisant la Bible pour vous.


A la lecture des lignes tourmentées qui sont les votre, je vous recommande en prière à Marie et à Saint Michel afin qu'ils vous conduisent sur le chemin de la Paix qu'est le Christ.



Michel Durand 19/04/2010 20:06






Je publie votre commentaire. A sa façon il est éclairant. Nous pouvons effectivement nous aider mutuellement à une saine lecture et méditation de l’Evangile. Vous dites ne voir dans mes écrits
aucune allusion au Seigneur. Mais, avez-vous lu largement ? Vous savez bien que dans un unique texte, on ne peut pas tout dire. Je serais attentif aux témoignages d’ouverture et d’annonce
sur les toits, selon l’Evangile, que vous pourriez m’apporter. Cela contredirait le sentiment que j’ai eu en rédigeant cette réflexion. En attendant, je demeure inquiet face aux mouvances
secrètes.



abbé Thibaut 04/07/2009 17:13

Non mon Père,vous me parlez de l'abbé paul Olagnier mais je regrette je ne suis ni de la fraternité saint Pie X, ni d'une quelconque communauté traditionnaliste...Je suis tout comme vous pretre diocésain et curé de paroisse! Et je célébre le rite actuel que j'aime plus que tout!! Cependant je sais mélanger l'ancien et le nouveau comme la parabole de l'évangile...Ce que je reproche au clergé plus ancien c'est d'avoir évacué tout ce qui se faisait avant,le sens du sacré, sans garder ce qui valait la peine d'etre gardé!! Et c'est là que beaucoup sont blessés...Rien n'empeche un pretre de rabiller les autels anciens (meme s'ils ne servent plus c'est toujours plus beau et respectueux) , de célébrer la messe actuelle Paul VI en "boite à violon si on veux" ou de mettre une belle chape ancienne sans qu'on le taxe de traditionnaliste ou d'intégriste comme c'est souvent le cas!! Ce sont les clerc de la mouvance "soixantehuitarde" qui jugent un peut rapidement! Je pense sincérement comme nombre de mes confrères que ceux qui agissent ainsi sont les vrais idéologues et manquent gravement comme les Lefevriste à la charité!(les extremes souvent se rejoignent et souvent sont l'un comme l'autre; intégristes et progressistes, irrespectueux envers le Saint Père et je ne me gène pas de les assimiler en chaire le dimanche!) En meme temps je comprend que celà doit faire mal d'avoir l'impression de s'etre trompé tant d'années...D'ailleurs regardez le cérémoniaire du Pape..Il nous dit qu'il faut garder l'ancien et le mettre dans ce qu'il y à de beau aujourd'hui! Et d'ailleurs les séminaires classiques ont pleins de vocations souvent issue des scouts d'europes et le renier c'est vraiment se voiler la face!  Merci à  vous d'accepter le dialogue.

Michel Durand 06/07/2009 19:50


Je ne souhaite pas répondre point par point car il faudrait un vis-à-vis charnel pour sentir les effets de telles ou telles affirmations. Quand, une réunion un jeune prêtre accuse « ma tranche
d’âge » de « Soixante-huitarde », je demande plus de théologie. Une accusation globale, par exemple : « les prêtres anciens ne prient pas », ne rejoint pas la réalité. Soyons plus précis.
Prenons le mot « sacré ». Quel est son sens ? Où situer l’influence de Charlemagne ?
Je pense que, aujourd’hui, il nous faudrait remettre à l’honneur les débats contradictoires des premiers temps de la recherche théologique. On parlerait de laboratoire ou de séminaire pour se
mettre d’accord sur des notions fondamentales en prenant le temps qu’il faut. Dans mon travail à propos de l’art sacré contemporain, j’expérimente que la tâche est rude. Les partisans catholiques
de la séparation du sacré font le  jeu des laïcs français qui ne voient dans l’expression d la foi qu’une affaire strictement individuelle.
Puisque nous acceptons les rigueurs du dialogue, si nous l’acceptons, tout est en place et ce blog (blogue) peut en être l’outil. Mais pour cela, il faudrait débattre à plusieurs voix. Si Dieu le
veut, par nos médiations, cela peut se produire. 


Suzanne Benoit 04/07/2009 14:49

Monseigneur Barbarin a donc permis cette appropriation de la Cathédrale ...voilà bien souvent l'Eglise soi-disant " ouverte" mais qui nage bien en eaux de compromission,  On pense à l'intransigeance de Bernanos mais le dernier § de votre récit me rend perplexe : l'événement a-t-il eu lieu. ?

Michel Durand 22/07/2009 20:36


mais oui...


abbé Thibaut 03/07/2009 18:02

Cher Père,comme d'habitude les pretres comme vous issue de la mouvance "mai 68" exagèrent toujours...Vous parler de l'exclusion? Mais j'ai été séminariste de l'Archidiocèse de Lyon,et j'ai bien souffert de la méchanceté de certains de vos confrères du meme age dont je tairais le nom par charité...Oui j'ai été à Saint Irénée ou de pauvres "monsieurs de Saint Sulpices" terrorisaient les pieux séminaristes que nous étions sous prétexte que de dire le chapelet ou de communier sur la langue était jugé retrograde...Nous étions envoyés bien sur chez les plus modernistes des curés sois disant pour nous montrer le terrain..Ils étaient ridicules,pathétiques dans leur vision d'une église moderne,vide tout autant de sens que de vocations...Car si votre formule sans "chasubles,sans beauté de la messe,sans profondeur dans la consécration était bonne..je pense que vous auriez pleins de vocation...Mais voilà vous n'arrivez pas à admettre qu'apres vous ce sera certainement un jeune pretre tradit comme vous dite qui viendra et qui balaiera le mauvais gout de la décoration de votre paroisse pour remettre tous ce que vous et vos prédecesseurs depuis vatican II ont elevés sur les autels!! Et au vu des statistiques des vocations (+ de tradits que de modernistes)vous savez bien que j'ai raisons...Regardez certains jeunes curés de Lyon... Oui je n'ai pas peur de le dire,vous feriez bien vous et ceux de votre 'sensibilité" de balayer devant votre porte,car il y a des pretres comme vous qui sont bien loin d'etre des modéles évangéliques et qui préches la bonne parole tout en faisant le contraire...Je termine en vous disant que j'ai été ordonné pretre,mais pas grace au supérieur de l'époque,ni de sa clique nulle et incapable de former des pretres!! Ce qui du reste était de l'avis du regretté Cardinal Decourtray...Je pense que vous n'aurez pas le courage de publier ce commentaire mais qu'importe ce qui compte c'est que vous l'ayez lu! Oui là ou il y a de belles messes célébrées avec les belles choses des sacristies en respectant à la lettre le Missel Romain paul VI il y à des vocations et beaucoup de jeunes foyers...Mais la ou c'est le contraire...que des cheveux gris et blancs...

Michel Durand 04/07/2009 15:32


Monsieur,

Si votre commentaire et ma réponse pouvaient ouvrir la porte à un véritable débat, ce serait merveilleux. Les questions que nous soulevons sont graves. Un synode ne peut suffire pour y répondre ;
il faudrait un concile avec l’aide de l’Esprit Saint. Je ne désespère pas. Dieu, en son temps, enverra l’Esprit qui éclaire tout homme.
Il y a plus de 20 ans, j’ai entendu parler de la difficulté de vivre au séminaire Saint-Irénée, lieu que je ne connais pas puisque j’ai fait toutes mes études ecclésiastiques à Rome et au Prado. Je
prends une image selon mon souvenir ; on y parlait de la guerre des pots de terre contre les pots dorés. Les arguments théologiques, à mes yeux, devenaient idéologiques.
C’est bien là qu’une intervention de l’Esprit dans un concile est nécessaire pour que se fasse la vérité. Prendre le temps pour donner son avis comme nous le faisons, vous et moi. Certes, nous ne
sommes pas d’accord et ne pouvons l’être, mais vous voyez que j’ai le courage de publier votre commentaire. Au séminaire, j’ai côtoyé Paul Aulagnier donc je connais un peu le mouvement
traditionaliste, dès sa naissance. J’ai aussi entendu Mgr Lefebvre expliquer aux séminaristes pourquoi il fallait lutter contre Vatican II. Dès ce moment, je me suis aperçu que le dialogue était
considéré dans votre culture comme non acceptable. Ainsi, dans une rencontre, où toutes les sensibilités théologiques sont représentées, les « jeunes » restent toujours entre eux et regardent avec
mépris les « anciens » ceux que vous qualifiez de sans « chasubles, sans beauté de la messe, sans profondeur ». Idéologie plus que théologie spirituelle.
Vous parlez de chiffre. Votre grand nombre de vocations va ramener la vie aux paroisses. Même les évêques qui ont peur de voir des lieux vides savent que cette question n’est pas comptable.
Enfin, au lieu de généraliser sur les vieux issus de « 68 », venez me voir, vous verrez qu’il m’arrive de balayer devant ma porte, devant la porte de l’église St-Polycarpe, nettoyage physique et
spirituel. Il faudra alors que je rende la politesse. En fait, cela ne suffirait pas sauf si une démarche individuelle (votre réponse à mon blog et mon commentaire) ouvrait sur un vaste débat
ecclésial.
Merci de votre lecture. Amitiés.

Je viens de m'appercevoir que vous prolonger votre commentaire sous un autre article et autre catégorie : "communier avec les autres malades". Donc, se rendre en ce lieu. Merci.