Miséricorde

Publié le par Michel Durand

La révélation biblique lue par un Juif, un chrétien, un musulman aboutira toujours à une déclaration sur la miséricorde de Dieu. Dieu pardonne.

Que l'homme alors s'accorde à ce pardon divin.

Le prophète Jonas,

Musée de Zakynthos, îles Ioniennes, XVIIIème.


À propos de Jonas, Olivier de Berranger écrit (dans Juifs, Chrétiens, Musulmans, lectures qui rassemblent, lectures qui séparent, Bayard, 2007, p. 191) : « Jonas ne s'est pas trompé sur la miséricorde sans limites de Dieu. Simplement, il ne parvenait pas à se hisser à cette attitude, ou plutôt à descendre jusqu'à une telle profondeur, une telle largesse dans l'amour ». Il me semble qu'il en est ainsi pour tout homme qui met en avant des lois à accomplir, des dogmes à respecter, à connaître, alors que seul compte l'amour miséricordieux du créateur. Dieu veut la miséricorde et non le sacrifice. On le voit très bien dans l'annonce de la Bonne Nouvelle aux pauvres, aux exclus de la société selon l'annonce du prophète Isaïe (Is 61, 1). Les pauvres sont évangélisés, c'est à dire : la bonne leur est adressée.

D'après Ph. Wargnier, « l'Évangile selon St Luc se signale par l'attention qu'il prête à la miséricorde, expression privilégiée de la bonté de Dieu envers nous, en son Fils ». Je recommande la lecture de son article. Un peu complexe, certes. Mais, patience, à suivre les méandres de l'exégèse on gagne une vision claire sur Jésus évangélisant. Les exclus de la loi sont inclus dans son regard miséricordieux. Pour être parfait comme Dieu est parfait, suggère Jésus, sachons pardonner. « Si vous pardonnez aux hommes leurs manquements, à vous aussi votre père céleste pardonnera ; si vous ne  pardonnez pas aux hommes, votre père non plus ne pardonnera pas vos manquements ».


PH Warnier, s.j. : « le Tiers inclus dans l'Évangile de Luc », NRTh 131 (2009).

Publié dans Anthropologie

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