Nicolas Hulot

Publié le par Michel Durand

« J'ai quand même réussi à vaincre quelques addictions : celle de la vitesse, des sports mécaniques, de la viande à tous les repas, des gadgets, ds écrans omniprésents... Mais je peux encore faire mieux ».
Etrange, dans la bouche de celui qui, du haut de son hélico, nous fait visiter (TF1) les pauvres pays du sud de la planète terre  !

Nicolas Hulot est souvent soupçonné de collusion avec les hautes puissantes financières. Voir ici.


On se demande comment il est possible de défendre la Terre, tout en étant sponsorisé par ceux qui la polluent.

Dans un entretien avec Olivier Nouaillas (La Vie N° 3344) à propos du film « Syndrome du Titanic », Nicolas Hulot emploie des mots que l’on a plutôt l’habitude d’entendre chez les plus radicaux parmi les objecteurs de croissance : Il faut « passer à la sobriété ».

« Je remets en cause tous nos excès parce que ce qui pose problème, c’est notre incapacité à nous fixer des limites »

« Quand je vois qu’aux portes de Paris certains ont voulu implanter un circuit de formule 1 sur des terres dévolues à l’agriculture biologique et le tout sous le label du développement durable, cela me fait bouillir ! Et si je parle effectivement de décroissance sélective, notamment pour les énergies fossiles, je parle aussi de croissance sélective. »

Il se prononce aussi avec clarté sur le silence, ou les compromissions, des Eglises.

Mais, il pourrait en dire plus. A contôler en allant voir son film "le Syndrome du Tutanic".

« Face au dévoiement de la notion de progrès, à la crise des valeurs, de civilisation, j’attendais plus de contributions à la fois des intellectuels et des hommes et des femmes d’esprit. Car, si l’on en croit les scientifiques, c’est bien l’avenir de l’humanité qui est en cause… J’aimerais bien d’ailleurs que les hommes d’Eglise s’inspirent davantage de saint François d’Assise. Il était, en quelque sorte, un pionnier de l’écologie ».

Publié dans Politique

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monnet jean 06/10/2009 21:21


En ces temps de célébration du huit centième anniversaire de la fondation de l'ordre des Franciscains, il est heureux d'entendre, en la personne de Nicolas Hulot, quelqu'un n'appartenant pas
au sérail, citer la haute figure de St François d'Assise.
Oui, le Saint habité par l'Esprit de la Nature, qui partageait sa prière avec les animaux et qui en d'autres temps et d'autres lieux eut pu être grand sorcier chamanique, grand inspiré ou encore
mahatma.
Saint François a créé une unanimité à partir non pas d'un haut parleur médiatique (anachronisme du terme, imaginons qu'il y en ait eu un à l'époque!) mais à partir du point d'extrême humilité qui
est le point de conversion intime, basculement de tout l'être qui se convertit en répondant à un appel.
J'ai parfois l'impression que répondre au défi écologique requiert une vertu franciscaine. On cherche une unanimité de comportement (réduire notre consommation d'électricité, notre
consommation d'eau, de carburant, notre etc...); cette unanimité est évoquée par ce "notre" ; mais cette unanimité se limite en fait à une sorte de consensus (plutôt mou d'ailleurs) qui est de
nature radicalement différente avec le mouvement d'être de St François.


Michel Durand 06/10/2009 22:22


Effectivement, le groupe "chrétiens et pic de pétrole" tente de donner des muscles au désir, partagé par beaucoup, d'une vie plus sobre, plus évangélique, plus selon St François.