la messe en latin pour affirmer au Monde la présence du Ressuscité !

Publié le par Michel Durand

Depuis des mois ! Et souvent chaque jours de la semaine... Que d'articles, que de temps, que d'énergie gaspillée ! Mettre en œuvre cette parole du Christ : "j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger" (Mt 25,31ss) semble peser peu de poids.
Quand dans les années 60, je me suis intéressé de près à la vie de l'Église, j'étais porté par une Église de plus en plus ouverte sur le monde et ses problèmes. Les théologiens sortaient de l'ombre. Leurs œuvres circulaient désormais librement.
Quelle énergie aujourd'hui pour s'enfermer dans les sacristies !
Je vous invite à un petit voyage dans les blogues pour voir l'actuel souci des communautés chrétiennes. Certains se lamentent, d'autres jubilent.


Pris sur le site du "Monde" :

CITE DU VATICAN (Reuters) - Le pape Benoît XVI a publié un "motu proprio" (décret) libéralisant la célébration de la messe de rite tridentin, en latin, marginalisée après le Concile Vatican II (1962-1965).
Dans une lettre aux évêques, le pape rejette les critiques selon lesquelles cette décision risque de diviser l'Eglise catholique et favorise sa frange traditionaliste.
"Cette crainte n'est pas fondée", affirme Benoît XVI.

Le pape autorise désormais les catholiques à réclamer à leur prêtre de dire la messe, d'être baptisés ou d'être mariés selon l'ancien rite, en vigueur jusqu'en 1969, date où le missel de Paul VI est devenu obligatoire.
Si le prêtre refuse, les fidèles peuvent se tourner vers leur évêque, que le pape invite fermement à répondre favorablement à leur requête.
Si cette démarche échoue, les fidèles peuvent encore solliciter le Vatican.

Depuis le Concile Vatican II, les évêques pouvaient autoriser ou refuser l'usage de la messe de rite tridentin, issue des travaux du Concile de Trente au XVIe siècle.

Les juifs considèrent que ce rite contient des éléments d'antisémitisme, avec notamment la prière du vendredi saint pour leur conversion au catholicisme.










Position de Mgr d'Agens :

L’intervention de Benoît XVI m’appelle à exercer mes responsabilités d’évêque, chargé d’une Église particulière et partageant aussi, cum Petro et sub Petro, avec l’évêque de Rome et sous son autorité, le souci de toutes les Églises. C’est à cause de cette catholicité de mon ministère d’évêque que je n’hésite pas à poser des questions qui me semblent légitimes.
Essentiellement celle-ci : même si je comprends le souci de réconciliation qui inspire la démarche de Benoît XVI, je me demande si d’autres stratégies ne sont pas à l’œuvre, qui, elles, feraient valoir d’abord des rapports de forces, conscients ou inconscients, qui peuvent être d’ordre politique ou d’ordre culturel. Je ne pourrais pas accepter que l’on se serve du nom de Dieu, de l’Église et de la liturgie de l’Église pour servir d’autres causes qui seraient finalement étrangères à la vérité de Dieu, de l’Église et de sa liturgie.
Un ami, dont la famille est liée à des groupes fidèles à Monseigneur LEFEBVRE, me disait l’autre jour : « Ils me semblent plus intéressés par des problèmes de rites que par l’Amour de Dieu ».
Pour lire l'ensemble

Réaction courageuse que j'ai lue sur le site de michel64 et que je remercie d'avoir si vite communiqué son sentiment : "c'est bien une « relecture » de Vatican II qui est plus ou moins en chantier dont on voudrait ne faire qu'une parenthèse au bout du compte quelque peu malheureuse..."


Le Cardinal Ricard
PARIS, 7 juil 2007 (AFP) - Motu proprio : le cardinal Ricard s'attend à des problèmes
Le cardinal Jean-Pierre Ricard, président de la conférence des évêques de France, a estimé samedi que le motu proprio (décret papal) sur la messe en latin publié par le Vatican allait susciter quelques problèmes dans la communauté catholique, lors d'une conférence presse.
Il s'agit, a-t-il indiqué, "de l'extension de l'autorisation du missel de 1962" (ndlr celui qu'utilisent les traditionalistes). La messe d'après Vatican II, avec le missel de Paul VI publié en 1970, reste "la forme ordinaire" de la liturgie, et la messe de saint Pie V sa forme "extrordinaire".
La nouveauté est que tout groupe de paroissiens peut demander au prêtre la messe traditionnelle alors qu'avant il fallait le demander à l'évêque.
Ce texte était annoncé depuis octobre dernier comme un facteur de réconciliation avec les traditionalistes, qui s'en tiennent à la messe d'avant Vatican II (dite "tridentine") et n'ont pas admis les réformes de Vatican II sur l'oecuménisme, le dialogue inter-religieux notamment avec le judaïsme, et la liturgie.
Le pape, a souligné le cardinal Ricard, "invite chacun à faire une partie du chemin" : aux chrétiens conciliaires d'observer scrupuleusement la liturgie (pas de fantaisies) et d'accepter la coexistence des deux messes, aux traditionalistes de "reconnaitre l'autorité du concile et la richesse théologique du missel de Paul VI".
Reste que la mise en pratique du motu proprio est "le point délicat". "il va y avoir des grumeaux dans la pâte", a souri le cardinal

Les documents officiels
Sur le site du Vatican, je n'ai trouvé que le texte en latin.
Mais un site "traditionaliste" (Liturgia) en donne la traduction, tant du motu proprio Summorun Pontificum que de la lettre aux évêques. Ils sont assurément bien placé pour avoir toutes informations utiles.

Sur le site du diocèse de Lyon les deux textes sont à télécharger. Mgr Barbarin apportera ses commentaires dimanche soir : "Dimanche soir, le site diocésain présentera les réflexions du Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, sur ces documents."







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