catholicisme exculturé

Publié le par Michel Durand

J’aurai bien aimé être présent les 6 et 7 juillet 2007 sur la colline de Sion en Lorraine pour vivre les heures de musique associée à la spiritualité. Les intentions des organisateurs du festival sont évidemment attrayantes : L’objectif de notre association est de permettre, par la musique, le chant et l´art, la rencontre entre des univers culturels et spirituels très différents. Le thème de Festi-live 2007 "Essaie la paix", a pour vocation de donner l´occasion aux participants de vivre une grande fête de la chanson, de la musique et d´autres expressions artistiques autour de convictions humanistes.
Voir le groupe Ange.
Je passe un courriel à l’organisateur du spectacle, Michel Petitdemange pour saisir l’impact de son enthousiasme. En effet, je n’ai pas trouvé dans la presse de compte rendu qui me fasse sentir comment a été vécu ces deux jours et le site de Festi’live ne donne que la structure organisationnelle. Mais je n’ai pas sous le coude toute la presse.
Selon la Croix du 12 juillet 2007, explique Michel Petitdemange, « le catholicisme est exculturé. Notre but est de le réintégrer dans la société et d’ouvrir le dialogue entre les croyants et les non-croyants, sans chercher à convertir ou à avoir le monopole ».

Voilà un objectif qui me plait et qui rejoint ce que nous essayons de réaliser aux niveaux des arts plastiques notamment avec la biennale d’art sacré actuel (Confluences). Je suis entièrement disposé à tout ce qui est en notre pouvoir pour que disparaisse le fossé culturel entre Eglise et Société. Un festival de deux jours – ou de deux mois – suffit-il pour cela ?
Si ces initiatives culturelles contemporaines ne demeurent que plaquées sur une ancestrale culture d’Eglise, quelle chance d’acculturation ?

Les chrétiens ne portent pas de vêtements différents de ceux des citoyens, lit-on quelque part dans une lettre à Diognète, §5. Ils vivent comme tout le monde.
Je pense qu’il n’y aura pas de contemporéanité possible sans l’acceptation de l’abandon de coutumes et costumes d’autres temps. Après tout festival très moderne demeure la question : peut-on durablement réussir une inculturation ecclésiale sans réviser les habitudes passées ? L’authentique tradition ne demande–t-elle pas une mise à jour des codes de transmission ?
A regarder les images que les médias donnent, je ne peux que détourner la tête des dentelles et peau de lapin (ou d’hermine) qui furent jadis vêtements à la mode.








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