Au point où j’en suis arrivé dans la préparation des « Journées sacerdotales diocésaines » de septembre prochain

Publié le par Michel Durand

beauveryr.jpgRobert BEAUVERY, 18, rue Sœur Bouvier, 69005  LYON

Lyon, Août 2010

 

Chers tous,

  1. 1.    PORTEZ  LES  FARDEAUX  LES  UNS  DES  AUTRES …

Par les réponses aux appels que je vous adresse pour m’aider à être un serviteur fidèle et avisé dans la préparation des Journées sacerdotales du diocèse de Lyon, je suis devenu le confident, pour ainsi dire, de plusieurs d’entre vous qui appellent à leur tour, à l’aide fraternelle par la prière d’intercession pour porter « leurs » fardeaux.

1.1. Quelques exemples exprimés :

-       L’inaccessibilité à l’eucharistie des divorcés remariés : « Je suis remariée. Cet échec est une profonde souffrance. Cependant je le vis avec toi Seigneur et je continue à prier … Mais le dimanche ?...

-       L’inaccessibilité des filles au service de l’autel, des femmes à la distribution de l’Eucharistie, dans certaines paroisses, sans explication compréhensible.

-       Les absences de directives pastorales précises : « cela ne va pas sans nous poser beaucoup de questions sur notre propre tâche ». cf. un laïc en responsabilité nationale.

-       Il existe une souffrance évidente chez des prêtres, des laïcs en mission, des religieux(ses) ce qui génère des tensions voire «une absence de charité et de bienveillance entre eux »…

1.2. Accomplir la Loi du Seigneur :

Entendre ces « fardeaux » parmi tant d’autres, les prendre avec les siens ne relève pas d’une spiritualité « à options », mais s’inscrit dans l’authenticité de la vie évangélique : « portez les fardeaux les uns des autres, accomplissez la Loi du Seigneur » cf. Ga. 6,2

1.3. Une éventualité …

L’accueil des fardeaux des autres, quels qu’ils soient, est un remède efficace contre un cléricalisme hautain, sourd et aveugle, face aux cris et situations d’hommes et de femmes de la paroisse et de la Cité, cris et situations où peuvent se cacher les signes des temps dont le décryptage conditionne le réalisme de la pastorale, ajustée à l’aujourd’hui de Dieu.

 

  1. 2.    VENEZ A MOI VOUS TOUS QUI PEINEZ SOUS LE POIDS DE FARDEAU, Mt. 11,28

2.1. Selon l’Evangile, la règle de vie du baptisé, du religieux, du prêtre… les fardeaux peuvent conduire les personnes qui les subissent à une rencontre vivifiante avec le Christ par la médiation des disciples.

2.2. D’une moniale dominicaine de N.D. de Beaufort, j’ai appris que le monastère recevait beaucoup moins de gens, venus pour prier et faire une retraite, et beaucoup plus, pour sortir de leur solitude habituelle dans le monde qui est quotidiennement le leur – et le nôtre ! – et, surtout, pour livrer leurs fardeaux personnels dans le cadre intime et confidentiel du monastère,  auprès de personne qui leur donnent, enfin ! la possibilité de parler et d’être écoutés.

2.3. Pour les intéressés, il s’agit d’un premier pas sur le chemin qui peut les conduire à « Celui qui est doux et humble de cœur » auprès duquel se trouve la source du « repos » et une école de vie, cf. Mt. 11, 28-30.

 

CONCLUSIONS :

Au point où j’en suis arrivé dans la préparation des « Journées sacerdotales diocésaines » de septembre prochain, je prends une conscience plus vive : 1) Des fardeaux, nombreux et lourds, qui affectent nos contemporains ;  2) Du désir de changements à la fois sociétaux et ecclésiaux ;  3) Des appels, discrets mais réels, à se tourner résolument vers l’avenir « vers une Eglise de baptisés et de communautés responsables de leur vie et de leur animation sous le contrôle du ministère apostolique des évêques. Ce qui rendrait du reste aux prêtres leur vrai rôle d’animateurs et d’éducateurs d’un peuple chrétien adulte ». P. Michel Rondet.

La prise en compte de ces trois points, entre autres, me paraît nécessaire à l’efficacité des travaux des fameuses Journées de septembre.

 

Que l’Esprit-Saint nous éclaire !

Bien fraternellement

Robert Beauvery.

Publié dans Eglise

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