Avec Jésus ce ne fut pas l’influence des prêtres de la première alliance qui ouvrit l’avenir de l’humanité, mais le Souffle incarné en lui

Publié le par Michel Durand

L'appel de l'abbé Pierre de 1954 demeure toujours valable

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Samedi 1er février, la Communauté de Cholet commémore l'appel de l'abbé Pierre de 1954. Occasion d’insister sur la situation actuelle, urgente elle aussi.

 

Durant l’hiver 1954, le corps d’une femme décédée dans la rue est découvert, avec encore dans sa main l’arrêté d’expulsion de son logement. Cette histoire, l’abbé Pierre décidait de la raconter à la radio. Son appel à « l’insurrection de la bonté » lança une grande campagne de collecte de vêtements et de nourriture.

 

A mettre en parralèle avec l'Evangile de ce jour :

« L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce, la bienveillance de Dieu pour les hommes, était sur lui, en lui. »

Une présence bien discrète qui ne s’impose pas. Un chemin qui commence et qui ne tente pas d’entraîner avec lui la communauté des prêtres, tous, obligatoirement selon la Loi, de la tribu de Lévi. Pas de groupe de pression, mais le pas à pas d’une douzaine de disciples qui vont faire le bien autour d’eux. « En prenant l’enfant dans ses bras, Syméon proclame que Jésus est la lumière et la gloire pour tous. Il affirme que Jésus est le sauveur attendu et qu'il sera le Messie souffrant en disant à Marie : Un glaive te transpercera l'âme. »

Jésus n’est pas prêtre. Il ne peut pas l’être selon la loi juive, car il ne descend pas de la tribu de Lévi. Il ne cherche pas non plus à l’être revendiquant un pouvoir égal à celui que les prêtres avaient au temps de Malachie (450 ans av. J.-C.). S’il établit un lien salutaire entre le peuple et Dieu, ce ne sera pas par des prises de positions politiques, mais par son intériorité, son engagement auprès des gens rencontrés. L’union de la foi, de l’intériorité et de la charité que nous évoquions dimanche dernier. C’est la lettre aux Hébreux qui orientent en ce sens notre méditation ; de Jésus, Paul (ou l’auteur de cette lettre), annonce :

« Il lui fallait donc devenir en tout semblable à ses frères, pour être, dans leurs relations avec Dieu, un grand prêtre miséricordieux et fidèle, capable d'enlever les péchés du peuple. »

 

Pour tout lire de l'homélie de ce jour à Lyon - St Polycarpe  venir ici.

 


Publié dans Eglise

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