Bidonville

Publié le par Michel Durand

Solidarité - suite

Ce matin, j’avais en tête cette pensée : imaginez qu’un tremblement de terre survienne à Grenoble ou sur l’Agglo, ou bien qu’un barrage EDF situé en amont, dans les vallées alpines, vienne à céder subitement – deux probabilités faibles, mais bien réelles toutefois –, eh bien ce serait la catastrophe à n’en pas douter : nous serions des dizaines de milliers de personnes sinistrées, sans plus de logement, etc., et je pense qu’alors, à la vue des moyens dont nous disposerions encore et de la solidarité qui nous unirait, nous retrouverions toutes et tous assez rapidement des logements, de quoi vivre décemment, avec de nouveau un avenir pour chacune et chacun d’entre-nous…

USINE-USEE

BIDONVILLE (En arrière-plan, le Collège Gérard- Philippe)


Maintenant, écoutez-moi bien : à moins de 500 mètres de chez moi à vol d’oiseau, ici, à Fontaine, dans l’Isère, se trouvent des bidonvilles. Plusieurs familles de Gens du Voyage – des Roms – y vivent, y survivent depuis quelques années. J’ai entrepris des démarches auprès de ma Ville, auprès du Conseil Général de l’Isère, de la DASS – sans succès pour l’instant… Ces familles passent leurs saisons et leurs vies ainsi : dans la plus grande pauvreté… l’hiver dernier a été particulièrement long et rigoureux dans notre région – qu’attendons-nous pour les aider ?!

Pourquoi notre détermination à reloger les citoyens de notre département serait-elle de deux niveaux ?...

 – Une catastrophe qui surviendrait ? : tout le monde serait traité sur le même pied d’égalité pour être aidé… – Une misère lente qui touche les plus méprisés d’entre-nous ? ces Roms, qui sont aussi mes amis et que je connais bien : et nous ne faisons rien. Personne ne prend de décision.

La France (et peut-être aussi notre département) donne souvent de grandes et édifiantes leçons de partage et de citoyenneté, c’est bien… mais savons-nous mettre vraiment l’action en pratique ? Quand des personnes pauvres et même très pauvres sont manifestement ignorées et profondément bafouées dans leurs droits les plus élémentaires : celui d’être logé !

Interpellez votre entourage, vos députés, vos élus.

 

Jean-Marie Delthil. 21 avril 2010


Publié dans J. M. Delthil

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