Comment est-ce possible de s’arrêter pour réfléchir et prier ?

Publié le par Michel Durand

Comment méditer quand on a tant et tant de choses à faire ?

texte et audition de l'Homélie de ce dimanche : site de Saint-Polycarpe des pentes de la croix rousse

 

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Le vide facilite la prière méditative.

Il y a aussi le désert de sa chambre.


Parfois, pour justifier cette absence de repos on dira : « travailler pour autrui, c’est prier ». En un sens, c’est vrai. Mais, le travail, l’action, l’activité ne devraient pas constamment prendre la place de repos priant. Dieu a consacré le septième jour au plaisir de la prière, de la louange. Ce moment de non-activisme permet de contempler la beauté de ce qui est fabriqué, organisé. C’est le temps où l’on prend conscience de sa place devant Dieu. N’est-ce pas ce que certains ont vécu dimanche dernier avec la rencontre eucharistique, de 9 h 30 à 13 h, dite « la messe qui prend son temps » ?

Aucune bonne action ne peut remplacer ce temps de la méditation. L’essentiel, pendant le repos de prière, c’est de considérer tout ce que Jésus est venu accomplir parmi nous. Rejetant les exposés brillant et flatteur, le Christ s’est donné, acceptant de mourir sur la croix, pour que nous retrouvions notre identité de Fils de Dieu. La faiblesse de Dieu est plus forte que l’homme. En priant, nous nous glissons dans la miséricorde divine.


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