CONSOLATION

Publié le par Michel Durand

Jean-Marie Delthil :

Je n’avais pas encore lu le texte, le texte qui accompagnait cette photo – cette photo que j’ai d’emblée beaucoup aimé…

CONSOLATION.jpg

 

Un prêtre, dans ses bras : deux petites filles qui semblent être des sœurs… l’une pleure, l’autre non, et l’attitude de l’homme d’Église est toute empreinte de bonté, d’une joie intérieure également. Ensuite, donc, j’ai lu l’article, cet article (Moyen-Orient, Le calvaire des chrétiens de Mossoul) paru dans l’hebdomadaire La Vie (1 avril 2010, n°3370) qui nous fait mieux comprendre dans quelles conditions fut prise ce cliché : ce prêtre, le Père Mazen, vient de perdre trois jours auparavant toute une partie de sa famille, son vieux papa, deux de ses frères, froidement abattus chez eux, à Mossoul, par trois inconnus, à coup de revolvers. Trois jours. Sur la photo le prêtre est là, étonnamment calme, serein, il console ces deux petites, ces deux cocottes, belles comme tout, qui ont peut-être bien là perdu leur papa aussi dans l’événement, leur grand-père également… l’une, la plus petite, est encore couverte de larmes, l’autre est calme, ouverte au monde qui l’entoure et l’environne… Comme j’ai aimé et comme j’aime cette photo ! non par ce lien avec ce drame et l’indicible, mais par ce lien discret avec la vie qui s’en dégage ; la quiétude… Trois jours.

Jean-Marie Delthil. 8 avril 2010.


Publié dans J. M. Delthil

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Muriel 23/05/2010 21:05



Oui c'est vrai. L'amour et la compassion du seigneur sont infinis, il est pour tous et toutes. Nous seuls avons le coeur fermé ou aride pour le recevoir...Ouvrir son cozur c'est s'ouvrir à la
Lumière...à la vie.



Muriel 21/05/2010 11:29



Comment rester de marbre devant la souffrance d'un enfant ? Les pleurs d'un enfant c'est toute l'humanité qui souffre. Ce prêtre a compris leurs pleurs, et exprime sa compassion, s'unit à leurs
douleurs à travers cette magnifique photo, splendide !



Michel Durand 23/05/2010 20:17



Je partage votre sentiment. Comment rester de marbre devant toute souffrance ? Le texte de Jean-Marie Delthil est fortement chargé d'amour et de compassion. La photo de ce prêtre est belle. Je
repense avec tristesse à ce texte (un roman ?) de Pietro di Päoli : "38 ans, célibataire et curé de campagne" ; "Lorsque je parle, au nom de mon Eglise, du Dieu d'amour, les gens savent que
je mens. Ils savent que la miséricorde divine dispensée par l'Eglise ne s'étend pas aux hommes et aux femmes qui divorcent et se remarient, ni aux femmes qui avortent, ou aux hommes et aux femmes
qui sont homosexuels ; et peut-être même pas aux couples qui s'aiment et prennent la pilule".


L'amour de Dieu s'adresse à toutes personnes. Cette photo en est une belle image.