Dans la souffrance, nous souhaitons que les occidentaux prennent une position juste face à la terrible crise syrienne. Faire taire les armes

Publié le par Michel Durand

Chimiques ou non, les armes tuent. Ceux qui les utilisent, même indirectement, ceux qui en font commerce collaborent à ces actes criminels.

Comment se fait-il que l’on s’inquiète maintenant alors que le nombre de morts dépasse l’imagination depuis bien longtemps. Et si la Syrie était le seul théâtre !

 

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Dans la banlieue de Damas. La France va analyser des échantillons rapportés de Syrie par des journalistes du Monde au sujet de l'utilisation supposée d'armes chimiques par les forces de Bachar al Assad./Photo prise le 21 mai 2013/REUTERS/Khaled al-Hariri. Source RMC


Et si l’on se retrouvait tous dans la rue avec une écharpe blanche pour montrer notre détermination à défendre les oubliés de la terre ?

« Les doux posséderont la terre et jouiront d'une abondante paix.

L'impie peut intriguer contre le juste et grincer des dents contre lui,

le Seigneur se moque du méchant, car il voit son jour qui arrive.

L'impie a tiré son épée, il a tendu son arc pour abattre le pauvre et le faible, pour tuer l'homme droit.

Mais l'épée lui entrera dans le coeur, et son arc se brisera.

Pour le juste, avoir peu de biens vaut mieux que la fortune des impies. » (Ps 36)


Le père Jacques Mourad, prêtre syrien qui a pris la relève de la responsabilité du monastère de Deir Mar Moussa, est clair face aux intentions occidentales d’intervention en Syrie : « Nous sommes dans une phase d’extrême souffrance. Nous souhaitons que les pays occidentaux prennent une position juste face à cette terrible crise syrienne. La position juste signifie refuser toute forme de violence, faire taire les armes, ne pas dresser les gens les uns contre les autres, défendre et protéger les droits humains. »

Cette communauté chrétienne invoque le souvenir de « l’expédition punitive » engagée contre l’Irak il y a dix ans : l’ingérence militaire y a aggravé la situation sécuritaire et communautaire.

L’évêque de Rome, François, invite à une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie. Elle aura lieu le 7 septembre.

« Plus jamais la guerre, plus jamais la guerre », a tweeté lundi en neuf langues le pape François, renouvelant son appel pressant de dimanche dernier contre toute solution armée en Syrie, alors qu'au Vatican aussi on dit redouter « un conflit mondial ».

« Que le cri de la paix s’élève pour arriver au cœur de tous. Plus jamais la guerre ! » Après avoir lancé un vibrant appel en faveur de la fin du conflit syrien, le pape François a annoncé une « journée de jeûne et de prière » pour la paix dans ce pays, au Moyen-Orient et dans le monde. Elle aura lieu samedi 7 septembre, veille de la célébration de la Nativité de Marie, « Reine de la Paix ». Selon le quotidien « La Croix », de 19 heures à minuit, le pape se tiendra en prière pour la paix, place Saint-Pierre, Il invite l’ensemble des chrétiens, mais aussi les croyants d’autres religions ainsi que les non-croyants, à se joindre à cette journée, afin de former « une chaîne qui unisse toutes les femmes et les hommes de bonne volonté ».

Se disant « le cœur (…) profondément blessé par ce qui se passe en Syrie », et marqué par « les terribles images de ces derniers jours » montrant des Syriens victimes de gaz, le pape a condamné avec « une fermeté particulière » l’utilisation des armes chimiques. Il a notamment mis en garde les hommes devant le « jugement de Dieu et le jugement de l’histoire auquel on ne peut pas échapper ».

« Le conflit en Syrie contient tous les ingrédients pour exploser en une guerre de dimension mondiale », a ainsi estimé sur les ondes de Radio Vatican le secrétaire du Conseil pontifical Justice et paix, Mgr Mario Toso. Il reprenait une préoccupation exprimée en premier par l'évêque d'Alep, Mgr Antoine Audo, et reprise depuis par d'autres.

 

Pour en sen savoir plus : BFMTv

 

Le parti de Gauche   

 

Rue 89

 

La Croix

Publié dans Politique

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