Devant l’image de Pauline Jaricot, je me dis que nous devons montrer toutes les tranches d’une vie et pas seulement ce qui plait à une cause

Publié le par Michel Durand

pauline2.jpgLe 150ème anniversaire de la mort de Pauline Jaricot est terminé. Les médias en ont parlé. Assurément, je n‘ai pas épluché tous les articles. D’abord, je n’ai pas autorité pour le faire et ensuite, n’étant pas historien, mon regard ne peut qu’être terriblement subjectif.

Je reçois cet événement comme exemplaire de la possibilité que nous avons d’occulter des pans entier d’une histoire.

 

Le postulateur de la cause de béatification de Pauline-Marie Jaricot, François Duthel pense qu’à cette occasion, « Lyon a redécouvert Pauline Jaricot ». Quelle Pauline ? Assurément, pas celle qui fréquentait les pentes de la Croix Rousse. Selon son regard, les lieux marqués par la présence de Pauline Jaricot sont la maison de Lorette, le plus beau, (mais je pense qu’elle n’était pas aussi belle à l’époque qu’elle ne l’est actuellement après le passage renaissant des architectes) et l’église Saint-Nizier. Rien sur Saint Polycarpe.

 

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Il est vrai que l’église où fut déposé son cœur n’était pas au programme du 150ème anniversaire. On peut se demander pourquoi, alors qu’en « 1889, sitôt après le décès de Marie Dubouis au 30 rue Tramassac, le cœur de Pauline qui s'y trouvait, embaumé, est solennellement porté à l'archevêché puis dans l'église Saint-Polycarpe où s'activa sa généreuse jeunesse ».

Quand à Mgr Fisichella, qui donnait une conférence à St-Niziers (Lyon) Pauline Jaricot, témoin de la nouvelle évangélisation, il a présenté sa conception de l’évangélisation présentée comme nouvelle, mais n’a rien dit sur Pauline, sauf qu’il a cité son nom au tout début et à la fin.

 

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J’imagine une orientation politique dans cet éloignement des pentes de la Croix-Rousse. Même le jour de la clôture, l’abbé Gourdiat, n’aura pas été cité. Qu’est-ce que cela signifie ? Une personne de la parenté Jaricot est venue me le demander. Alors, que répondre ?

 

Déjà, au cours de l’année 2004, les paroissiens des Pentes avaient perçu la volonté d’écarter la présence de Pauline Jaricot de l’église paroissiale Saint-Polycarpe. Voilà le premier paragraphe de leur réponse à la demande de l’archevêque : « Lorsque le courrier annonçant votre intention de déplacer le cœur de Pauline Jaricot de l’église Saint-Polycarpe à la Maison de Lorette est arrivé à la paroisse, nous avons été étonnés et, pourquoi ne pas le dire, blessés –tout simplement. Jusqu’à ce jour, ni le Père Michel Durand curé de la paroisse, ni les membres de l’Eap n’avaient entendu parler de ce projet ». Autrement dit, avant d’envisager les modalités pratiques de ce transfert, il aurait fallu consulter les paroissiens sur son opportunité. Des juristes furent consultés à propos de l’exhumation. Pour ceux qui furent interrogés par des paroissiens, rien ne prouve que cette opération serait possible.

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En conclusion*, il me semble qu’il faille encore creuser l’histoire de Pauline Jaricot sans occulter aucune tranche de vie. N’aurait-il pas été logique que la chapelle où se trouve le souvenir de Pauline, très belle installation missionnaire unissant les missions internes et les missions externes voulue au XIXe siècle (voir photo ci-dessus), soit incluse dans le programme de l’année jubilaire Pauline Jaricot à Lyon ?

 Mais j’ai entendu dire qu’il valait mieux ne pas trop parler de l’engagement auprès des ouvriers et ouvrières pauvres du quartier.

 

C’est en pensant à tout cela que je recopie ci-dessous quelques pages concernant la vie de Pauline, en regrettant bien de ne pas avoir le temps, surtout la compétence d’une étude historique approfondie. Cela semble beaucoup manqué à son propos.

Extraits du livre de Georges Naïdenoff, Pauline Jaricot

Rondot demande à Philéas de faire agir Pauline. Benoît Coste notera dans ses souvenirs : « Monsieur (Philéas) Jaricot mit en mouvement le zèle de Mademoiselle sa sœur, toujours disposée à se dévouer tout entière à ce qui peut intéresser la cause de la foi. »

La jeune fille s'enflamme. Elle se tourne d'abord vers ses Réparatrices, « mon bataillon sacré, écrit-elle, comme mon frère les appelait ». Dès le printemps de 1818, se trouvant à Saint-Vallier, elle lance auprès des deux cents jeunes ouvrières qui travaillent dans l'usine de son beau-frère Chartron, une initiative qui vient d'Angleterre et d'Irlande : le sou hebdomadaire. Mais au lieu de disposer un tronc où l'on ait à glisser cette aumône, Pauline a l'idée de recruter quelques dévouées qui passent et recueillent le sou de la main à la main.

On peut dire, en termes actuels, que Pauline personnalise toujours son action. Elle va de personne à personne. C'est la caractéristique de sa vie en même temps que l'explication profonde de l'extraordinaire réussite des œuvres dont elle entreprend les commencements.

A Lyon, Pauline retrouve ses « Réparatrices» pour organiser ce qu'elle a déjà plus ou moins amorcé sur la paroisse populeuse de Saint-Polycarpe, à l'arrière, par le 14 rue Désirée, de son nouveau domicile, 21 rue du Puits-Gaillot ou Place de la Comédie.

Ainsi diverses initiatives s'additionnent, se complètent, mais tout cela est encore très informe, très juvénile et, comme dit Pauline, « pour beaucoup de gens, un objet de dérision ».

Et c'est ici qu'intervient son génie créateur. On connaît son récit, il est célèbre : « Un soir que mes patents jouaient au boston et qu'assise au coin du feu je cherchais en Dieu le secours, c'est-à-dire le plan désiré, la claire vue de ce plan me fut donnée, et je compris la facilité qu'aurait chaque personne de mon intimité à trouver dix associés donnant un sou chaque semaine pour la Propagation de la Foi. Je vis en même temps l'opportunité de choisir, parmi les plus capables des associés, ceux qui inspiraient le plus de confiance pour recevoir de dix chefs de dizaine la collecte de leurs associés, et la convenance d'un chef, réunissant les collectes de dix chefs de centaine pour verser le tout à un centre commun... Dans la crainte d'oublier ce mode d'organisation, je l'écrivis de suite, et m'étonnais en voyant sa facilité, sa simplicité, que personne ne l'eût trouvé avant moi. Je me souviens aussi que, les termes me manquant, j'écrivis dizenaires, pour désigner les chefs de dizaines, centenaires pour nommer ceux qui percevraient de dix chefs les collectes de cent associés, et millénaires, ceux qui, dans ma pensée, recevraient par l'intermédiaire de dix centenaires les collectes de mille associés. »

Le plan réussit au-delà de toute espérance. Les ouvrières s'engagent les premières. Les dizaines s'irradient, les centaines se forment. Dans les premiers mois de 1820, Pauline Jaricot dirige seule cette organisation dont les membres s'élèvent en peu de temps au chiffre de mille, tandis que les offrandes recueillies montent de semaine en semaine : 78 francs d'alors, puis 300, puis 1 800.

Elle s'associe un commis en soierie, Victor Girodon, qui, devenu membre de la Congrégation, jouera un rôle aussi décisif que discret.

A Lyon on commence à s'émouvoir. Mais c'est Pauline et nul autre, qui suscite des interrogations, des réticences et des oppositions. Un vicaire de Saint-Nizier, l'abbé Querbes, qui plus tard sera l'ami de la famille Jaricot et même l'obligé de Pauline, part en guerre contre elle et, dans un sermon, l'accuse de lancer à Lyon des œuvres non autorisées. Mêmes reproches à Saint-Bruno de la Croix-Rousse. Rappelant ces premiers temps, Girodon écrira plus tard au comte de Brémond : « On avait déjà beaucoup parlé de cette œuvre dans le clergé... les uns la condamnaient comme devant faire tort aux œuvres locales... les autres laissaient faire ; quelques-uns y étaient favorables, sans trop s'avancer... »

Pauline est consternée. Elle fait porter par Benoît Coste une lettre au Grand Vicaire M. Courbon : « Effrayée d'avoir fondé sans votre autorisation une œuvre pour les Missions Étrangères, je viens vous en faire mes excuses et vous dire que, si vous la désapprouvez, j'en dissoudrai sans retard l'organisation. » M. Courbon fait répondre par l'intermédiaire de Benoît Coste de ne pas s'alarmer, de ne rien supprimer mais de ne pas augmenter ce qui existe.

Le curé de Saint-Polycarpe, l'abbé Gourdiat, lui aussi Grand Vicaire, prend la défense de Pauline et devient même son trésorier. Le calme revient, mais Pauline, qui n'a que vingt ans, a été très secouée. Elle persévère.

Philéas l'encourage. Dans une lettre qu'il lui adresse le 15 avril 1822 on peut relever ces lignes, tout à fait extraordinaires, prophétiques: « Continue, ainsi que Girodon, de propager cette œuvre que Dieu a commencée par vos mains et qui est peut-être le grain de sénevé qui doit produire un grand arbre dont les rameaux bienfaisants couvriront de leur ombre toute la surface de la terre. »

p. 22-25

 

En 1852, Pauline Jaricot, totalement ruinée, déconsidérée, tente une dernière solution. On lui suggère d'aménager à travers le clos de Lorette un raccourci qui mènerait à la chapelle pèlerinage de Fourvière, moyennant un petit péage. Pauline adopte l'idée, obtient les autorisations municipales et passe à l'action. La première année, le péage rapporte 14 873 francs et l'année suivante 15 492. Le sourire et la joie reviennent à Lorette. Pauline calcule : le droit de péage donne de la plus value au clos de Lorette. Sa vente augmentée de ce droit s'échelonnant sur plusieurs années permet le remboursement de la totalité des dettes. C'est le salut.

(…)

La Commission de Fourvière qui vient d'être créée, en tout bien et tout honneur sous les auspices officiels du cardinal de Bonald, archevêque de Lyon, s'est donnée pour but la construction d'un vaste sanctuaire auquel la colline doit servir de piédestal de verdure, chose que Pauline avait voulue et réalisée vingt-cinq ans plus tôt, ainsi qu'elle le rappelle au cardinal de Bonald dans sa lettre superbe et filiale où elle sait allier la droiture de son propos au respect le plus affectueux et le plus profond, dans une perspective mystique du sacerdoce. Mais ces messieurs de la Commission ont leur plan, d'ailleurs naïf et derrière lequel se cachent des requins affairistes. Cela, Pauline le sait. Ce plan prévoit l'éviction de Mlle Jaricot et l'appropriation de son clos, à l'amiable bien sûr, pensent-ils. Or le clos vient de prendre de la plus-value avec le chemin à péage, dans le même moment où la Commission, n'ayant pas de fonds, voudrait l'acquérir au plus bas prix. Elle offre 100 000 francs. Pauline en demande 400 000, juste prix dont elle ne veut pas rabattre pour une raison plus précieuse que sa vie. En effet, la propriété a été hypothéquée par les gros créanciers. Le montant fixé par la Commission suffirait à les dédommager. Mais restent les petits créanciers, les canuts de Lyon, les ouvrières ses amies. « Ils me plaignent, écrit-elle, au lieu de me gronder. Tout cela est accablant. » Pour ces pauvres, pour ces démunis, qui ont prêté de tout leur cœur, ce serait le naufrage sans recours. Cela, Pauline ne l'acceptera jamais. Elle est disposée à quitter Lorette dans les vingt-quatre heures, mais à la condition d'être sûre que tous ses créanciers, les petits comme les gros, soient dédommagés. La Commission de Fourvière ne veut pas s'engager. Pour Pauline c'est une Commission fantôme, car elle ne peut joindre aucun des responsables, pourtant quotidiennement proches mais qui se dérobent et n'agissent que par intermédiaires et sans aucune signature.

La Commission, ne songeant qu'à ses propres buts, veille à décourager d'éventuels acquéreurs du clos de Lorette, sans égard pour sa propriétaire, Pauline Jaricot. Dans cette lutte sans fin, la guérilla est menée par le jeune et bouillant Joannès Blanchon, qui a l'excuse de n'avoir pas connu Pauline dans sa gloire et qui voit de loin, car il refuse le contact, cette vieille demoiselle cheminer péniblement, cassée par les infirmités et les dettes dues à son imprudence, pense-t-il. Joannès Blanchon, animateur de la Commission de Fourvière, deviendra préfet de la Congrégation des Messieurs de Lyon et membre du Conseil central de la Propagation de la Foi, ce qui fera dire avec tristesse, bien des années plus tard, par Mgr Lavarenne, lui aussi congréganiste, et président de la Propagation de la Foi, mais, grâce à Dieu, vice-postulateur de la cause de Pauline : « Elle passait pour une incapable, orgueilleuse et obstinée: et comme, par surcroît d'épreuve, les circonstances l'avaient obligée à soutenir des procès contre la Commission de Fourvière, les hommes les plus respectables, les plus sincèrement chrétiens, la considéraient avec une défiance qui allait jusqu'à l'hostilité. »

Depuis longtemps Pauline avait connu, elle avait accepté « les croix que nous taillent les amis de Dieu ». Au plus fort du combat, son âme grandit et domine à sa façon, teintée d'humour. Harcelée par les visiteurs indiscrets qui l'assaillent et se faufilent jusqu'auprès d'elle, Pauline écrit à son amie de cœur : « Je me trouve au bout de chaque jour sans avoir presque rien fait pour ce qui regarde mon fardeau…

pp : 84-87

 

Maria Dubouis, qui n'a pas quitté le chevet de Pauline jusqu'à son dernier soupir, a fidèlement décrit les jours de sa longue maladie et comment Pauline fut bouleversée en comprenant qu'elle allait mourir sans avoir pu payer ses dettes, comment son cœur l'avait secouée à grands coups et comment ses poumons l'avaient torturée, comment elle fut tentée de déréliction et comment sa prière se tournait sans cesse vers Rome où Pie IX souffrait, comment il lui arrivait, aux heures de rémission, de fredonner de jolis airs de cantiques dont ses compagnes retrouvaient les paroles, et comment elle trouva la paix et la sérénité du visage transfiguré au petit matin du 9 janvier 1862, avec ces dernières paroles : « Marie! ô ma Mère ! Je suis toute à vous ! », et comment ses funérailles furent celles d'une pauvresse inscrite au registre des indigents, où en plus de sa famille et de ses proches, des amis « pauvres et riches », ainsi que des prolétaires de la soierie, canuts et canuses, osèrent lui faire cortège.

Le jour même, Maria Dubouis écrit aux amis de toujours, Monsieur et Madame de Brémond, une lettre rédigée, dit-elle, « de sa pauvre chambre, où je lui ai vu verser tant de grosses larmes, et où je lui ai entendu répéter chaque fois qu'on ajoutait à ses souffrances : Mon Dieu, pardonnez-leur et comblez-les de bénédictions à mesure qu'ils m'abreuvent de plus de douleurs »…

La réponse est immédiate : « Si nous ressentons vivement la perte douloureuse dont vous venez de nous donner la triste nouvelle, nous devons éprouver quelque consolation en pensant que votre sainte Mère, cette victime du Calvaire, jouit maintenant de la belle couronne qu'elle a si bien méritée... Nous sommes convaincus que, selon les mots du cardinal Villecourt, son illustre ami, "Mlle Jaricot est une sainte à canoniser un jour". »

89-90

 

Lorsque l'on dépouille l'immense courrier de Pauline Jaricot et les divers éléments de son colossal dossier et qu'on situe chaque pièce à sa juste place dans la courbe de sa vie, en est-il qu'il faille désavouer si Pauline devait s'appeler un jour sainte Pauline Marie Jaricot ? Voilà le plus étonnant de sa vie et qui la signe. Voilà pourquoi ses premiers lecteurs en ont été fascinés, les dominicains Marquet et Barbier, y découvrant la plus indubitable sainteté.

En 1889, sitôt après le décès de Marie Dubouis au 30 rue Tramassac, le cœur de Pauline qui s'y trouvait, embaumé, est solennellement porté à l'archevêché puis dans l'église Saint-Polycarpe où s'activa sa généreuse jeunesse. Il y repose dans la chapelle de saint François-Xavier, derrière une plaque commémorative qui reproduit les paroles du pape Léon XIII.

En 1910, s'ouvre le « procès» informatif en vue de la béatification de Pauline.

En 1919 - fait significatif d'un immense retournement des esprits - on célèbre à l'église Saint-Polycarpe de Lyon le premier centenaire de l’Institution de la Propagation de la Foi par Pauline Jaricot.

(…)

 

Autre retournement :

En 1935, 13 février, les restes de Pauline, qui reposaient dans le caveau familial au cimetière historique de Loyasse, sont transportés à l’église Saint-Nizier et, en présence de l’archevêque de Lyon, le cardinal Maurin et des Présidents de la Propagation de la Foi de Lyon et de Paris, ils sont déposés dans un caveau aménagé à gauche de la chapelle Notre-Dame-de–Grâces où Pauline est venue prier des années durant.

p. 99-100

 

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* A Lyon, le jubilé dédié à la vénérable Pauline Jaricot pour le 150ème anniversaire de son entrée dans la Vie et le 50ème anniversaire du décret d'héroïcité de ses vertus se terminera le 9 janvier par une messe pontificale présidée par l'envoyé spécial du Saint-Père, à la primatiale Saint-Jean-Baptiste.
Le Cardinal Poupard sera accompagné par Mgr François Duthel, Postulateur de la cause de béatification de Pauline Jaricot, et le Père Daniel Carnot, ancien Supérieur général de la Société des Missions Africaines

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Michel Durand 08/04/2014 09:44

Merci pour votre prière, dans une profonde communion des saints.

BERTHO 08/04/2014 00:18

Merci Pauline Marie Philomène de me permettre ce soir de continuer ma prière de la propagation de la foi. Il nous faut au sein du Rosaire avoir plus de participants. Peux-tu nous guider dans ce sens, nous n'avons pas toutes ton courage, surtout moi, qui dois lutter contre mes vieux démons. Comme disait le St Curé d'ARS : "guérir son âme avt son corps" et il reconnaissait en toi une personne qui avait de grands mérites et souffrances. Nous '(je) avons besoin de ta force et sommes en union de prière. Ginette, qui m'a permis de te connaître est partie voler avec les anges. Dominique, si petite.

Michelle Chaumard 04/02/2013 10:01


Merci à Michel Durand pour ce dialogue qui s'instaure autour de la Parole...En lisant celle d'hier...je pensais que la lèpre a été remplacée par le  sida et l'homosexualuté... Accepter et
recon naitre le DIFFERENT de nous est toujours difficile et la tentation grande de se penser du bon côté, donc amener "l'autre" vers nous...Les jalousies, souvent ignorées ou ocultées, dressent
des barrières invisibles parfois, mais qui empèchent la Parole de prendre racine et de porter du fruit....Il y a une solution "Je peux tout en Celui qui me fortifie"..Bonnez journée

Michel Durand 05/02/2013 20:17



Dans mon petit cours d'iconographie chrétienne de cet après-midi j'ai développé l'importance de montrer des images de saints et saintes travaillant au service du frère, de la sœur. Saint Vincent
de Paul invite à voir le Christ dans l'Eucharistie et dans le pauvre que l'on rencontre.


La septième note théologique de Diaconia 2013, liturgie et diaconie, m'a bien plu dans cette alliance du liturgique et du service d'autrui comme en parle le lavement des pieds. Je peux tout en Celui qui me fortifie. Avoir
l'audace de la rencontre sur le trotoire.



michelle.chaumard 02/02/2013 11:48


JJe remercie Michel Durand pour ce long article concernant P.Jaricot.Bien que lyonnaise et Croix-roussienne (je suis née à l'hopital en 1929) mes souvenirs étaient confus.Ce souci de VERITE me
tient à coeur...je suis dominicaine et la PASSION de la VERITE m'a toujours habitée même si je sais qu"en VIVRE est un travail quotodien toujours à refaireAujourd'hui je suis plus "contemplative"
qu'active et vos diverses productions sur internet aliment ma prière...MERCI  Fraternellement

Michel Durand 03/02/2013 17:52



Peu à peu aussi je m'approche de "l'action contemplative". je vois dans cette action une grande sagesse que l'âge invite à intensifier.


Union ce prière et fraternelles salutations. Merci pour votre commentaire qui m'encourage à écrire régulièrement. Bientôt pour mes vacances annuelles je vais rejoindre mon "désert" rituel : ce
sera encore de belles journées destinées à l'attente contemplative.