Du Crack au Crash ?

Publié le par Michel Durand

Ces derniers mois, nous avons été nombreuses et nombreux à constater de par le monde que l’argent – ou plutôt la manière dont on l’avait fait « travailler » –  avait provoqué de nombreux dysfonctionnements et même des catastrophes… Point d’accusation au sujet de l’argent en tant que tel dans mes dires, bien entendu, et vous l’aurez compris ; mais au jour d’aujourd’hui, suite à cette sorte de séisme, quels jugements pourrait-on porter au sujet de l’argent qui serait perçu d’une manière assez générale et commune… confuse… enfin…, désespérée ?

Certains pourraient dire et affirmer que pour ce qu’on en a fait, à quoi bon à présent, on peut bien encore faire tout et n’importe quoi de cet argent qui semble ne plus représenter grand-chose (une sorte de sel rendu fade au possible ?…), de cet argent qui « s’est rendu » si fou…                                 

Continuer par exemple à produire et à vendre massivement des armes comme on l’a toujours fait (particulièrement en France), mais en plus grande quantité encore – le temps presse… Ou à saccager la planète entière comme on l’a toujours fait, mais en lui ponctionnant toujours plus et plus de pétrole, de gaz, d’uranium, de bois, de coltran et que sais-je encore – le temps presse… Ou à créer d’autres paradis fiscaux comme on l’a toujours fait, ou s’engager tout du moins fermement à ce que ceux qui sont en place ne soient pas supprimés ni même inquiétés – le temps presse ; le temps presse !!… Bref, l’idée désespérée et finalement plus meurtrière encore serait de continuer à développer de manière tout aussi folle ce marché « puisqu’il n’a plus de tête – et qu’on n’en attend plus grand-chose d’une manière générale… » Pensée funeste s’il en est, qui pourrait même être de fin du monde si elle était mise en œuvre à la plus grande échelle ; mais il n’en est rien, tout du moins je le souhaite !

Gageons que l’homme soit Homme, humain et raisonnable, altruiste ou tout du moins pas trop renfermé sur lui-même, qu’il sache limiter ses désirs, partager, et surtout, oui – en l’occurrence, qu’il prenne conscience du fait qu’il s’est gravement trompé dans cette mise en œuvre d’un ultralibéralisme et d’un tout financier qui manifestement ont fini par s’emballer et même se déchaîner (pourrait-il en être autrement avec l’ultralibéralisme et le tout financier ?) ; gageons que l’homme prenne conscience, oui, en toute humilité, qu’il s’est brûlé les doigts, les ailes – sérieusement ; et qu’il ne lui revienne jamais cette idée meurtrière, cette folie, de vouloir posséder et dominer tout – au risque qu’il ne se consume tout entier, je veux dire : que l’espèce humaine ne s’anéantisse par elle-même, dans un crack qui deviendrait alors crash.

Je fais ce souhait du plus profond du cœur.

Un souhait de conscience d’avenir.

Un souhait de Justice et de Paix.

 

Jean-Marie Delthil. 9 juin 2009 

Publié dans J. M. Delthil

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