Encore sur le Bon Pasteur

Publié le par Michel Durand

culte et culture

Qu’est-ce qu’un culte ? Sinon un fragile vase d’argile dans lequel on tente de contenir des mots, des gestes, des symboles… des expressions culturelles visant à exprimer la vérité de Dieu.

Qu’est-ce une culture ? Sinon les vêtements propres à l’histoire d’un peuple qui en montrent la destinée.

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L’homme, éminemment sacré, exprime sa grandeur par les actes qu’il pose en public. En ceux-ci, culte et culture se conjuguent pour dire l’essentiel.

C’est à cause d’une volonté de pouvoir de l’un ou de l’autre que le conflit peut naître. La loi de 1905 sur la laïcité était nécessaire pour protéger les citoyens des abus d‘un système ou d’une mentalité monarchiste. Rappelons l’appel de Léon XIII pour le Ralliement des catholiques à la République (1892).

Aujourd’hui, résister à toute forme de laïcisme est une urgence pour défendre l’homme d’une impossible dichotomie. Aucun scientifique ne possède la vérité qui permettrait de distinguer dans le vivant, le sacré du profane, l’âme du corps, le religieux du laïc, le spirituel du matériel. Résistance d’autant plus nécessaire que le dieu qui mène le monde est le l’idole « argent » devant lequel tout genou fléchit. Les lois économiques, sacrées, sont intouchables, dit-on à tort. Vendre un immeuble, un quartier, un ensemble historique au plus offrant financièrement, quelle que soit l’idéologie, c’est renoncer à l’âme humaine.

Sur un mur de Saint-Polycarpe est écrit : « définir, c’est poser des limites ». Quelles sont nos limites ? Où est la frontière à ne pas franchir ? La réponse à ces questions s’imprègne de la philosophie de celui qui répond. Par philosophie, j’entends tout simplement, mode de vie, art de vivre, le goût personnel, ses propres choix et désirs. Le sens donné à son existence.

Le journaliste parlant de l’actuelle situation du Bon Pasteur s’efforcera, bien sûr, à l’objectivité. En fait, il donnera une vision des faits différente suivant le point de vue qu’il adopte majoritairement. Il est clair que s’il m’interroge principalement, c’est la version « culte » qui sera mise en évidence (Articles du Progrès). Si son entretien part plutôt du point de vue du « collectif du Bon Pasteur contre les antennes », c’est de cela majoritairement qu’il sera question. Et la séquence de TLM est dans ce sens. Les divers points de vue peuvent (doivent) se rencontrer.

 

 

 

Je profite une fois de plus de ce sujet pour remercier les habitants, membres du collectif du Bon Pasteur, car ce sont eux qui m’ont « forcé » à voir ce que, par habitude, on ne voyait plus.

Et, par la même occasion, je renouvelle ma conviction de conscience : le devoir d’honorer l’affectation de ce lieu au culte à l’Église catholique. Les conséquences sur les projets d’antennes de téléphonie mobile sont secondes, philosophiquement parlant. Secondes, mais non secondaires.

 

 

 

 


Publié dans Bon Pasteur

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