Encore un petit mot sur la quête par prélèvement.

Publié le par Michel Durand

gagner-3-euros_g.jpgà lire à la suite de ce qui est dit précédemment.

 

Je cite :

« Ainsi dit, et en résumé, je suis bien partisan de l'objectif économique : susciter un engagement renforcé des fidèles à soutenir efficacement les finances de l'Église par un versement automatique dédié, différent du Denier - mais cela sans mélange des genres (ni accessoires inutiles – les jetons [ndlr]). »

C’est cette phrase qui m’a conduit à écrire ceci :

Les syndicats, les associations, les églises de la Réforme et celles issues de la Réforme ne versent-ils pas une dîme pour que vive leur institution ? Certaines cotisations sont élevées. Elles permettent aux permanents de vivre décemment et de partir à la retraite à 65 ans ou avent. les catholiques versent-ils autant ? Il ne semble pas. On est bien loin de la dîme.

De ce mot, le dictionnaire Larousse donne cette définition :

- Fraction variable, en principe dixième partie, des produits de la terre et de l'élevage versée à l'Église, abolie en 1789.

- Prélèvement arbitraire opéré sur quelque chose ; taxe : Prélever une dîme sur chacun des services rendus.

- Dans la Bible, don obligatoire fait au Temple pour l'entretien des prêtres et des lévites.

Plus précisément : La dîme, concept de l'Ancien Testament, était une exigence de la loi selon laquelle tous les Hébreux devaient donner 10 % de ce qu'ils avaient gagné et avaient cultivé au Temple (Lévitique 27:30; Nombres 18:26 ; Deutéronome 14:24 ; 2 Chroniques 31:5). Certains comprennent la dîme de l'Ancien Testament comme une méthode de taxation pour pourvoir aux besoins des prêtres et Lévites du système sacrificiel. Le Nouveau Testament n’ordonne nulle part, ni même ne recommande que les Chrétiens se soumettent à un système de dîme juridique. Paul dit que les partisans devraient mettre de côté une partie de leur revenu pour soutenir l'Église (1 Corinthiens 16:1-2).

 

Mettre de côté une partie de ses revenus pour les donner à l’Église.

On peut imaginer que la quête du dimanche corresponde à cette libre offrande. Mais, si cela ne se reproduit qu’une fois toutes les quatre semaines, alors la part offerte de ses revenus demeure bien faible.

C’est là que le prélèvement automatique, selon le taux préalablement fixé, apporte, grâce à sa régulière répétition, un remède.

Oublions les reçus fiscaux qui permettent d’obtenir des réductions d’impôts et que l’État risque bien un jour d’abolir quand il s’apercevra que le manque à gagner est trop conséquent.

Oublions les jetons en matière plastique rouges, bleus ou verts.

Je pense, suite aux divers échanges sur la question, que la quête par prélèvement (mensuel ou hebdomadaire) doit s’accompagner d’une offrande réelle quand on participe à l’eucharistie. N’est-ce pas ce double geste qui permettrait de rejoindre la valeur de la dîme ?

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