Homélie de la Toussaint 2011

Publié le par Michel Durand

Le paradis, selon Tintoret, Pais des Doges, Venise,  1588-1594

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Une bonne réflexion sur l'idée de progrès !

en ce monde ou au-delà ?

Si toutes les mythologies et religions païennes considèrent le temps comme un cycle, en vue d’un retour vers le paradis perdu, le christianisme – à la suite du judaïsme – envisage, lui, un temps linéaire. Pour un disciple du Christ, la fin des temps ne consiste pas à revenir à l’Éden des origines, mais à se réconcilier avec Dieu. Certains philosophes attribuent à cette poussée en avant l’origine du progressisme. Le progrès matériel étant considéré comme un meilleur évident, c’est dans la liberté sans limites d’un nouveau monde toujours possible que l’homme trouve son bonheur. Appelons cette conception de l’univers un millénarisme matérialiste. Selon le christianisme, ce n’est pas sur terre que le bonheur d’épanouit sans limites, mais au-delà, dans le Royaume dont parle Jésus.

En fait, c’est là qu’est le problème : qu’est-ce que le Royaume ? La fin des temps ?

 

...

 

C’est désormais le progrès, comme je viens de la dire en parlant de millénarisme qui doit permettre l’avènement du paradis, décrit comme un temps de bonheur éternel sur terre. Cette espérance d’un bonheur proche va nourrir les idéologies du XIXe  siècle à aujourd’hui et alimenter les critiques des athées contre les croyants qui promettent le paradis dans l’au-delà. Pourtant après les désenchantements que nous rencontrons : dégâts du progrès, terre en péril, surpopulation, le 7e milliardien est né hier, effets de serre… il semble difficile de parler du paradis, si ce n’est pour se persuader qu’il n’est pas pour demain. Ni sur terre, ni dans les cieux… Alors où ?

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