Homélie du dimanche 23 octobre 2011

Publié le par Michel Durand

rogerteppe.jpgComme toujours, vous la trouverez sur le site informatique de St Polycarpe

C'est Roger Teppe qui parle.

 

 

 

 

 

 

Je me trouvais, en effet avec Témoignage chrétien pour un session où je devais parler en tenant compte de ceci :

La Bonne Nouvelle de Jésus-Christ est une reprise des prophéties d’Isaïe. Il ne dit rien de nouveau. Sa parole est identique. Mais, grande nouveauté, il ne fait pas que dire ; il réalise ce qu’il dit. Il ne proclame pas seulement la liberté. Il donne la liberté. « Femme, personne ne t’a condamnée ! moi non plus, je ne te condamne pas ; va et ne pèche plus ». La vie de cette femme était effectivement un désordre.

Jésus-Christ réalise ce qu’il dit. C’est ici que s’exprime un grand acte de foi. Jésus n’enferme pas la parole divine, universelle, celle que nous avons déjà entendue avec Isaïe et les prophètes, dans une quelconque synagogue ou dans le Temple de Jérusalem. Il s’exprime sur les places, dans les rues, dans les maisons particulières, dans la campagne, au bord d’un lac. Il désacralise le culte religieux, l’étendant à tout comportement dans la cité. Le respect dû au frère a désormais valeur de sacrement.

Et le baptisé souhaite être dans la ligne de Jésus, un disciple.

Puisque nous affirmons qu’autrui est un frère, je dois effectivement me comporter comme tel. Accomplir, comme Christ, ce que je dis.

La parole que le Christ m’adresse a plus de force que celle d’Isaïe parce qu’elle est Dieu lui-même qui parle et agit directement, sans intermédiaire. « Si tu as quelque chose contre ton frère, dépose là ton offrande au pied de l’autel, et va te réconcilier avec lui ».

Mon acte de désobéissance civile au sein d’une cité puise son eau dans l’Evangile qui donne les moyens de réaliser ce que l’on proclame à la suite du Christ et ce qui est proclamé n’est rien d’autre que ce que pense l’homme dans ce qu’il a de plus profond. La référence religieuse est au service de la cité ; sinon, le croyant s’enferme dans un Temple. Justement, celui que Jésus a détruit. Selon l’Apocalypse, toute la cité est temple. L’homme est le lieu de la présence divine.

J'en reparlerai

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