Immigration, les priorités de l’UMP

Publié le par Michel Durand

Alors que je mets au point la rédaction du prochain tract (cercle de silence de décembre) –voir ci-dessous, je « tombe » sur cet article du quotidien La Croix. Stupéfiant !

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De nouvelles limitations à l’immigration

 (..) Claude Guéant avait affiché en avril dernier l’objectif de diminuer le flux d’immigration légale. Il souhaite réduire de 20 000 personnes – de 200 000 à 180 000 – le nombre d’immigrants légaux en 2011.

L’UMP veut aller plus loin, mais les marges de manœuvre sont limitées. Une circulaire a déjà limité le 31 mai la délivrance de titres de séjour aux diplômés étrangers non communautaires. Concernant l’immigration par le travail, la liste des métiers ouverts aux étrangers a été réduite de moitié en août dernier. Le regroupement familial, déjà très restrictif, n’est possible pour un étranger que s’il peut justifier de dix-huit mois de travail et s’il dispose de conditions de ressources et de logement adéquates.

Reste la possibilité de restreindre l’accueil des conjoints de Français, qui concernait environ 50 000 personnes l’an dernier. L’UMP propose d’imposer à ces rapprochements les mêmes conditions d’accès que celles du regroupement familial. Une mesure qui risque toutefois de se heurter au droit à la vie familiale, liberté fondamentale en France.

D’autres propositions s’inscrivent dans le mouvement impulsé à l’assemblée par la « Droite populaire ». Contrairement à Marine Le Pen, l’UMP ne souhaite pas supprimer l’Aide médicale d’État (AME), réservée aux étrangers sans papiers. La droite voudrait cependant « mieux contrôler » ce dispositif. Depuis mars dernier, le parlement a déjà voté un droit d’entrée de 30 € pour y avoir accès. Le parti de la majorité souhaite à présent limiter l’AME aux seules « situations d’urgence » et sur les « risques épidémiques » .

Concernant la naturalisation, elle ne serait accordée à des enfants nés en France de parents étrangers que si ces derniers en font la demande une fois la majorité atteinte. Cette mesure, déjà défendue dans un amendement par la droite de l’UMP, n’avait pas été adoptée lors du vote de la loi Besson.


MARIE BOËTON ET JEAN-BAPTISTE FRANÇOIS (La Croix du 30 novembre 2011)

 

Projet d'encart pour le tract du cercle de silence de décembre à Lyon, palce des terreaux, 19/20 h

Que dire aux candidats à la présidentielle de 2012,

aux candidats aux législatives et aux citoyens

Que, membres des cercles de silence, nous continuons avec d’autres*

- à défendre et à soutenir toutes personnes menacées d’expulsion.

- à dénoncer le démantèlement des familles, la destruction de l’avenir d’un jeune scolarisé, l’enfermement d’enfants, de jeunes et de familles en rétention.

- à nous battre contre cette politique inhumaine du chiffre : le gouvernement maintient l’objectif de diminuer le flux d’immigration légale, réduire de 20 000 personnes – de 200 000 à 180 000 – le nombre d’immigrants légaux en 2011.

- à faire savoir au plus grand nombre que derrière chaque numéro de dossier, il y a une histoire de femmes et d’hommes qui souhaitent seulement un avenir meilleur.

Que demander ?

- Que les candidats prennent des positions claires, en rupture avec la politique actuelle sur l’immigration.

- Nous attendons dans un premier temps une régularisation importante des personnes en attente de régularisation. Un geste symbolique fort, concret, annoncé dans la campagne et réalisé avant la rentrée scolaire 2012. 

- Nous attendons que le droit d’asile redevienne un droit fondamental dans les faits et que la liste des pays dits « sûrs » soit supprimée. Les demandes d’asiles doivent être étudiées avec humanité et objectivité plutôt qu’avec une suspicion systématique de mensonge et une demande de preuves impossibles à fournir la plupart du temps. 

- Nous attendons une refonte complète du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers en France avec pour objectif de mettre en œuvre une loi :

- simple qui remplace l’empilement des lois, textes et circulaires

- qui tienne compte du facteur humain et de l’histoire des migrations fondée sur la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, la Convention internationale des Droits de l’Enfant...

- qui accepte la mobilité des hommes comme normale et qui ne considère pas  l'enfermement des personnes en centre de rétention comme une réponse à la question des migrations.

Développons une politique qui respecte les hommes.


Publié dans migration

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Jean-Marie DELTHIL 05/12/2011 12:51


Merci Michel. Oui, je suis bien d'accord avec toi : il faudrait une gouvernance mondiale de la finance et de l'économie (+ écologie, etc.), guidée par l'étique et le souci de l'homme - d'abord le
plus fragile - qui puisse réguler efficacement et sérieusement, avec grande honnêteté, ce qui semble être totalement ou partiellement dérégulé à l'heure actuelle...


Mais une chose est sûre : il faut aller très vite maintenant, pour éviter un (nouveau) krach aux conséquennces qui ne manqueraient pas d'être encore plus désastreuses que celle que nous
connaissons déjà à l'heure actuelle, dans certaines parties du monde.


Nous sommes vraiment dans l'ère et l'époque il me semble, pour toutes les personnes de 'bonne volonté' en tous cas - et elles, et toi, et nous, en faisons partie et nous sommes très nombreuses !
-, où il nous faut agir, et prier ; prier et agir, avec vigueur, simplicité et foi..., plus encore il est vrai ! 


- Faibles et fragiles parfois comme nous sommes, ou sommes devenus : nous pouvons pourtant, je pense... - Oui !


Jean-Marie Delthil. 05/12/2011.

Michel Durand 09/12/2011 14:27



Cette gouvernance mondiale dont  nous avons besoin se doit d'être démocratique. N'est-ce pas actuellement des techniciens qui veulent appliquer des lois prétendues scientifiques qui dirigent
le monde ?


Ils devraient être surveillés, par une haute instance morale.


 



Jean-Marie DELTHIL 04/12/2011 14:53


Oui Michel - je pense que tu as raison : être 'décroissant' semble bien être la meilleur solution pour nous européens et pays dits développés (et pour le monde dans sa globalité), mais qu'en
est-il ou qu'en sera-t-il pour les pays émergents et/ou tout bonnement pauvres et manquant de tout à l'heure actuelle ?


Le partage Nord-Sud et une meilleur répartition des richesses mondiales se fera-t-il de facto à la mesure de notre décroissance ici, en France, Europe, Etats-Unis etc. ?... 


Comment s'assurer qu'il se fasse correctement, dans la justice et dans la paix - quelles structures sont en place pour celà à l'heure actuelle ? ou doivent être mises en place ? (rapidement ou
tout du moins dans un avenir très proche)...


 

Michel Durand 04/12/2011 20:01



Actuellement les pays "émergeants" veulent copier les pays industrialisés. Ils ont été pauvres alors ils ne veulent pas se priver de leur nouvelle richesse. Et ce sera le drame. Les scientifiques
disent que si tous les pays veulent vivre comme vivent les habitants des Etats Unis, il faudrait 5 planètes Terre. Impossible ! Que faire pour éviter la guerre ? Rien ne se fera de
facto. C'est pour cela que depuis très longtemps l'Eglise parle d'un gouvernement mondial. Il audrait que soit accepter le regard d'un pouvoir supra national.



Jean-Marie DELTHIL 01/12/2011 21:33


L'Europe va mal, c'est un fait... Qui peut nous assurer que dans 50 ou 100 ans, nous ne serons pas contraints, ici en France, d'aller chercher du travail en Afrique - pour ne parler que de
l'Afrique ?


Entre temps il est vrai, les Africains aidés par les Chinois auront peut être remis l'Afrique à flots, et plus qu'à flots d'ailleurs, elle pourrait être en pleine expansion et même rendue très
riche - nous serions alors vraiment heureux de pouvoir trouver du travail là-bas. Nous serions pour l'occasion des immigrés. Clandestins ou pas, c'est à voir. Et quel serait alors notre sentiment
et notre attitude si nos amis Africains nous traitaient de la manière dont nous les traitons malheureusement si souvent aujourd'hui, en France ?...


Tout passe. Tout change ou peut changer... il ne faut pas l'oublier.


Et quoi qu'il en soit et sans imaginer que nous puissions à l'avenir nous trouver, nous Européens et Français, en réelle difficulté ou tout du moins à ce point - en dehors de cette idée du
donnant-donnant, finalement : comment nous permettons-nous de traiter parfois aujourd'hui en France des hommes comme s'ils n'étaient pas des hommes ?!... 

Michel Durand 03/12/2011 18:49



Jean-Marie bonjour et merci pour ton commentaire.


Avant la chute de Salazar j'ai séjourné au Portugal. Le pays m'avait marqué par sa pauvreté. Et dire que le commerce portugais dominait le monde ! Chute des empires : Babylone, Athènes, Rome. AU
XIIe siècle la civilisation arabe était encore puissante. Nous  ne pouvons pas oublier qu'une civilisation peut connaître sa décadence. Etre décroissant, c'est tout faire pour éviter le
drame des effondrements.