Jacob Spon, calviniste, illustre figure lyonnaise du XVII a vigoureusement défendu contre ses contempteurs, un climat de concorde religieuse

Publié le par Michel Durand

Je viens d’établir le programme des rencontres Toi d’écoute 2014 à Saint-Polycarpe, je le communique ici même au moins à l’attention des lyonnais.

Le « toi d’écoute » est la volonté d’un tu qui écoute un je et réciproquement.

Symbole d’une Église (communauté de baptisés) ouverte sur le monde par le biais de son quartier

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Espace culturel Saint-Polycarpe, 25, rue René Leynaud, 69001 Lyon Tél : 04 78 39 01 06

 

    * Toutes les soirées commencent à 20h30 et sont gratuites.

    * Toutes les interventions sont suivies d’un débat.

 

Jeudi 9 janvier

 

-* "Jacob Spon (1647-1685) un médecin protestant lyonnais défenseur de la tolérance religieuse"

 

    * par Yves Moreau, ingénieur de recherche et de formation à l’Université Lyon 3, docteur en histoire et chercheur en histoire du christianisme au XVIIe siècle.

 

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"Les Lyonnais connaissent peu ou mal l’histoire de leur ville pendant la deuxième moitié du XVIIe siècle. Elle fut pourtant une période de paix et de prospérité pendant laquelle les catholiques et les protestants surent coexister en paix et entretenir de solides liens d’amitié. Nous verrons à travers l’exemple de Jacob Spon comment ces liens d’amitié interconfessionnels pouvaient se développer... Nous tâcherons aussi de voir comme cette illustre figure lyonnaise que fut Jacob Spon sut défendre vigoureusement, contre ses contempteurs, ce climat de concorde religieuse."

 

 

Jeudi 6 février

 

-* « Le religieux dans l’œuvre de Léo Ferré : présence paradoxale au service d’une sacralisation de la marginalité »

 

    * par Céline Chabot-Canet , docteur en musicologie et chargée de cours au département de musique et de musicologie de l’Université Lyon 2.

 

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Provocation que d’évoquer l’incidence du « religieux » sur l’œuvre de ce grand artiste anarchiste ? Pourtant, au-delà des doxas simplificatrices, une écoute attentive laisse paraître de multiples évocations du religieux, directes ou plus discrètes, qui imprègnent profondément la production de Léo Ferré et affleurent jusque dans l’interprétation vocale. En fait, sacré et sacrilège, trivialité et ritualisation, quotidienneté et solennité, savant et populaire, prière et imprécation, se combinent et se confrontent au sein d’une œuvre complexe et polymorphe, qui exploite le jeu des contrastes et des tensions. Ce parcours, à la recherche des empreintes du religieux chez Léo Ferré, nous apportera un éclairage particulier sur l’œuvre foisonnante de cet artiste hors normes.

 

Jeudi 6 mars

 

-* « Transformation de l’ancienne chaufferie, création d’un espace polyvalent dans les murs de St-Polycarpe »

 

    * par Marc-Antoine Guez, architecte et paroissien.

 

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S’interroger sur le rôle de l’Eglise, c’est aussi se questionner sur la façon dont une paroisse choisit d’habiter son église. Ici, c’est à travers la réhabilitation de l’ancienne chaufferie de St-Polycarpe que Marc-Antoine Guez nous pose concrètement cette interrogation, ou comment faire d’un local technique une salle au service des paroissiens ? Après avoir rappelé les bases de l’historique architectural de l’église St- Polycarpe, le projet de création sera exposé à travers une présentation du programme du maître d’ouvrage et de l’esquisse du projet - en volumétrie et en détails.

 

Jeudi 3 avril

 

-* « La Confrérie du Saint-Sacrement de Saint-Polycarpe en 1806, dans le contexte des lendemains de la Révolution à Lyon.  »

 

    * par Henri Pansu, professeur d’histoire et géographie, auteur de deux volumes sur la maison de soierie.

 

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Quelle vie pour la paroisse Saint Polycarpe au début du 19ème siècle ? Cette paroisse récente, puisqu’érigée en 1790, est devenue la grande paroisse des fabricants de soieries. Elle est confiée en 1806 à la Confrérie du Saint Sacrement dans un contexte lyonnais très contre-révolutionnaire. Comment s’organise la Confrérie ? Quelle est son but ? Des veillées nocturnes aux processions, des assemblées bisannuelles à l’accompagnement des malades, autant d’informations qui seront développées et détaillées par Henri Pansu. Sera aussi abordée l’évolution de la Confrérie, encore marquée par une conception baroque de la religion et en même temps par la réaction contre le rigorisme janséniste, et plus prosaïquement, l’assiduité devenue problématique de ses membres s’échappant le dimanche vers les maisons de campagne…

Publié dans Anthropologie

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