Jésus reprend la leçon du froment broyé, victoire absolue sur le mal

Publié le par Michel Durand

Royauté et Passion du Christ - Libération

Sans aucun doute, l’eucharistie du dimanche des Rameaux rassemble beaucoup de fidèles dans les églises. À St Polycarpe aussi, c’est le jour où nous avons plus de monde qu’un dimanche ordinaire.

Comment revivre l’entrée solennelle et « royale » de Jésus dans Jérusalem sans penser à la Palestine et aux Palestiniens, à Israël et aux Israéliens qui n’en finissent pas d’observer la non-possibilité de paix ?

Les chrétiens de la « Terre Sainte » nous lancent un appel et nous devons reconnaître que nous ne l’entendons pas. Tel est notre péché. Celui d’une mauvaise volonté dans des États occidentaux qui ne veulent pas bousculer l’ordre établi afin de garder la suprématie du marché international.

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samedi 27 mars 2010, Lyon
pour soutenir tous les "sans papiers"

Comment aussi vivre la liturgie de la royauté d’un Christ qui se fait roi serviteur pour le bonheur de tous les  hommes, quelles que soient leurs convictions, tout en observant les dénis concrets des droits de l’homme ?

Aujourd’hui j’ai longuement parlé avec un  jeune homme qui a connu l’humiliation dans un centre administratif du nord de l'Europe pour être accepté comme migrant. Hier, j’ai participé à une manifestation pour soutenir tous les « sans-papiers ». Là encore, la trace de notre péché est visible : le maintien d’une politique d’exclusion qui fait que tous les humains n’ont pas les mêmes droits.

Benoît XVI en janvier 2010, à la prière de l’Angelus de midi a dit : « “ Il faut repartir du coeur du problème, il faut repartir de la signification de la personne humaine... Un immigré est un être humain, différent de par sa provenance, par sa culture et (ses) traditions, mais c’est une personne à respecter et qui a des droits et des devoirs. La violence ne doit jamais être, pour personne, le moyen de résoudre les difficultés. Le problème est d’ordre humain et j’invite chacun à regarder le visage de son proche et à découvrir l’âme de ce dernier, son histoire et sa vie en se disant : c’est un homme et Dieu l’aime comme il m’aime.”

C'était pour répondre à des violences commises pars des villageois contre des étrangers.

Qu’un homme soit avec papier ou, comme on dit « sans papiers », c’est un homme.


Ce dimanche de la Passion et le vécu du quotidien oriente donc ma méditation. Entendre et lire le commentaire de ce dimanche sur le site de la paroisse Saint Polycarpe des pentes de la croix-Rousse.

 


Publié dans Eglise

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