L’idée de frugalité et de modération, forgée dès les premiers siècles de l’Église.

Publié le par Michel Durand

Je remercie Jérôme, actif depuis quelques mois dans le groupe Chrétiens et pic de pétrole de nous avoir communiqué un article publié dans la revue du Ceras (octobre 2010), rédigé par Diane de Zélincourt.

sobriete.jpgDiane de Zélicourt est une ancienne élève de HEC Paris. Elle y a défendu en juin 2009 un mémoire intitulé : « Les valeurs chrétiennes traditionnelles de modération vis-à-vis de la consommation peuvent-elles encore faire sens pour supporter une attitude de déconsommation ? ».

La lecture de son texte est vraiment intéressante, car on est plongé aux racines d’une anthropologie universelle vivifiée par un regard pénétré d’Évangile. Un regard parfois critique qui ne craint pas de poser de justes questions :

« Mais pour davantage interpeller l’existence chrétienne, l’Église devrait aussi envisager de s’exprimer de manière plus audible sur une véritable éthique de la consommation. »

Je partage à fond cette opinion :

« Une troisième piste à explorer est celle du dialogue avec les autres courants qui jettent un regard critique sur la consommation et proposent des voies alternatives. Il existe un fond commun sur de nombreux thèmes de réflexion et l’Église ne détient pas le monopole de l’idée d’un projet de société différente, d’une « société conviviale », d’une consommation qui en définitive raffermit les liens humains. Il y a aussi une opportunité pour l’Église de s’inspirer de pratiques mises en œuvre par certains mouvements critiques de la consommation, l’économie sociale et solidaire par exemple, pour aborder de manière concrète l’action sociale. Si le fond théorique de l’enseignement social chrétien est solide, sa traduction concrète, orientée vers l’action, fait encore défaut. »

 

Enfin, je vous invite à lire l’ensemble de cet article.

« Bienheureux les sobres ! Ils sauveront la Création », La fabrique de la doctrine sociale, Ceras - revue Projet.

« Sobriété heureuse », « Simplicité volontaire », frugalité, autant d’expressions utilisées par les partisans d’un nouveau modèle de consommation, non sans liens avec les courants de « décroissance » ou de « déconsommation ».

 

Et puisque vous prenez plaisir dans cette découverte, vite ouvrez le texte du mémoire de Diane de Zélicourt : « Les valeurs chrétiennes traditionnelles de modération vis-à-vis de la consommation : peuvent-elles encore faire sens pou supporter une attitude de déconsommation ? 

 

Demain, je vous mettrai en lien avec un autre courriel portant sur ce même sujet.

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