Le monde du XXe siècle aura souffert de la "dictature de l'Argent"

Publié le par Michel Durand

L’expression n’existait pas encore. Déjà il était dans l’objection de croissance, toute une vie et au-delà de la 100e année.

Témoignage d’un fils (Jean-Luc) à la prière eucharistique de sépulture du père.


IMGP0475_site.jpgPhoto extraite d'un article de CVX sur la "vie simple"

 

 

L'Évangile choisi aujourd'hui nous rappelle que le culte de Dieu et de l'argent sont incompatibles.

Toute sa vie, Gustave a rappelé cette idée-force du message du Christ.

Qui a connu Gustave n'a pas manqué de l'entendre parler de la "Dictature de l'Argent", des "Puissances financières qui mènent le monde", et, comme il disait, de ces "charognards, rois de l'acier et du pétrole" qui causent les guerres.

Quiconque lui rendait visite y avait droit. Je crois que déjà dans le ventre de ma mère, je l'entendais répéter ces mots. Petit, j'en étais parfois gêné, car je voyais bien que ce n'était pas forcément la principale préoccupation de ceux qui subissaient ces discours. On se demande d'où lui venaient ces idées, car après la mort de son père, il avait dû arrêter l'école à 13 ans pour devenir ouvrier agricole, ce dont il avait beaucoup souffert.  Mais son service militaire et les récits de ceux qui avaient vécu la boucherie de la guerre de 14-18, puis les idées des années 30 avaient forgé cette conviction. Malgré une vie de dur labeur, il lisait beaucoup et peut-être avait-il lu ce qu'en 1957, Pierre Mendès France disait sur ce marché commun qui s'organisait plus pour servir la finance que pour unir les peuples.

Ce conseiller économique de De Gaulle à Londres pendant la guerre et après la Libération puis Président du Conseil, expliquait :

"Le projet de marché commun tel qu’il nous est présenté est basé sur le libéralisme classique du XXe siècle selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique au sens le plus large du mot, nationale et internationale".

Ce n'est qu'aujourd'hui en 2011, alors que nous voyons la Banque Mondiale, le FMI et la commission européenne, au prétexte de leur dette artificielle,  faire la loi et mettre en place les gouvernements au service de la Finance pour mieux affamer les peuples, que nous comprenons combien Gustave avait tout compris, combien ces discours étaient prémonitoires et combien, au XXe siècle que Gustave a traversé, le monde aura souffert  de cette "dictature de l'Argent" qu'il aura dénoncée toute sa vie.

Prions et agissons pour que le XXIe siècle soit plus solidaire.



Publié dans Témoignage

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Jean-Marie Delthil 27/12/2011 14:01


... oui, tout à fait d'accord, Michel...

Jean-Marie Delthil 14/12/2011 12:57


- Oh oui Michel !... prions et agissons pour que ce XXI eme siècle, comme tu le dis si bien, soit plus solisaire... ; plus aimant, plus aimé...


Bien fraternellement à toi mon Cher Michel -


Jean-Marie.

Michel Durand 27/12/2011 12:10



Ce matin j'ai rencontré un militant pour l'union des Juifs et des Palestiniens. "Rien ne va, dit-il, mais nous de baissons pas les bras". Enfants cachés de parens juifs, il se
déclare athée. La foi en l'homme ne s'oppose pas à la foi en Dieu. C'est cela qui nous porte ppor ne pas baisser les bras.