Le Samaritain est figure du Christ.

Publié le par Michel Durand

La parabole du bon Samaritain

Luc 10 25 Un maître de la loi intervint alors. Pour tendre un piège à Jésus, il lui demanda : « Maître, que dois-je faire pour recevoir la vie éternelle ? » 26 Jésus lui dit : « Qu'est-il écrit dans notre loi ? Qu'est-ce que tu y lis ? » 27 L'homme répondit : «  «Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence.» Et aussi : «Tu dois aimer ton prochain comme toi-même.» » 28 Jésus lui dit alors : « Tu as bien répondu. Fais cela et tu vivras . » 29 Mais le maître de la loi voulait justifier sa question. Il demanda donc à Jésus : « Qui est mon prochain ? » 30 Jésus répondit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, lorsque des brigands l'attaquèrent, lui prirent tout ce qu'il avait, le battirent et s'en allèrent en le laissant à demi-mort. 31 Il se trouva qu'un prêtre descendait cette route. Quand il vit l'homme, il passa de l'autre côté de la route et s'éloigna. 32 De même, un lévite arriva à cet endroit, il vit l'homme, passa de l'autre côté de la route et s'éloigna. 33 Mais un Samaritain, qui voyageait par là, arriva près du blessé. Quand il le vit, il en eut profondément pitié. 34 Il s'en approcha encore plus, versa de l'huile et du vin sur ses blessures et les recouvrit de pansements. Puis il le plaça sur sa propre bête et le mena dans un hôtel, où il prit soin de lui. 35 Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, les donna à l'hôtelier et lui dit : «Prends soin de cet homme ; lorsque je repasserai par ici, je te paierai moi-même ce que tu auras dépensé en plus pour lui.» »

36 Jésus ajouta : « Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de l'homme attaqué par les brigands ? » 37 Le maître de la loi répondit : « Celui qui a été bon pour lui. » Jésus lui dit alors : « Va et fais de même. »

sacrement du témoignage et sacramentalisme

Bien que sans péché, le Seigneur assume les détresses humaines pour la libération. Œuvre de rédemption à laquelle collabore chaque baptisé et encore plus le prêtre avec sa mission spéciale reçue dans le sacrement presbytéral.

Quant au moine, il s’engage chaque jour à recevoir l’onction de la compassion, le parfum le plus grand, le plus fort : rencontrer les plus petits des hommes pour leur donner à sentir, dès l’instant de la première rencontre, l’amour miséricordieux de Dieu.

À l’écoute de cet enseignement monastique traditionnel (lire dans les textes de St Bernard), je ne peux que penser aux personnes profondément engagées dans la vie de l’Église et le don de l’Évangile depuis de très nombreuses années et qui se trouvent privées de « communion au corps et au sang du Christ » parce qu’elles ont connu un accident de parcours matrimonial. Rigueurs des prêtres qu rappellent à l’eucharistie dominicale, au cours d’une sépulture, ou d’un mariage, que les divorcés remariés doivent se satisfaire d’une communion spirituelle.

« Ce que je veux, dit Dieu, c’est la miséricorde et non le sacrifice ».

Il y a très longtemps, j’avais reçu cette image de la mission ultime des moines.

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le Tableau de Saint-Fons

Ce devait être Pierre, entré chez les bénédictions dans sa 28ème année (vers les années 80), qui m’annonçait cela. Les moines ne sont pas directement apôtres comme peuvent l’être les prêtres qui agissent directement dans le monde. Les moines ressemblent à des vases qui se remplissent régulièrement de la grâce de Dieu, de sa Révélation au point que cela déborde. Les fidèles, toutes personnes de passages, alors témoins de ce débordement, peuvent recueillir s’ils le souhaitent, les biens qui débordent du « vase ».

Il y a aussi l’image du « parfum ». Le moine travaillant sur lui-même se  bonifie, se sanctifie par les œuvres de Dieu en lui. La bonne odeur qui se dégage de son être sort sans effort du « flacon ». Elle est perceptible de quiconque s’approche.

Nous ne sommes pas loin du Signe (sacrement) que Jésus nous demande d’être : « c’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples ».

Pas d’actes volontaristes, mais simplement un mode d’être miséricordieux. L’amour de Dieu ressenti en chacun de nous rend attentif à autrui. Cela vient spontanément, sans effort, car le vase est plein de la Bonne Parole de Miséricorde.

Antoine Chevrier utilisait cette image : « Je dois me rendre au clochette (une sorte de bergerie dans la campagne de Saint-Fons), pour recharger ma lampe ».

Ce ne sont pas les actes sacramentaux mécaniquement récités par le prêtre qui convertiront à Dieu, mais l’amour de Dieu qui se répand de lui-même dans et par la vie sacerdotale quotidienne. 

Je soulève ici une grave question sur les sacrements. Agissent-ils par eux-mêmes, sans la sainteté du ministre ? Oui, répond la théologie. Mais alors, où situer le sacramentalisme ? Magie et « ex opere operato ». À suivre.

Publié dans évangile

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