"Nous choisissons de ne pas détourner notre regard et d’endosser notre responsabilité, en tant qu’humain et que chrétien"

Publié le par Michel Durand

Un peu partout, maintenant, circule le manifeste du Collectif Roosevelt 2012

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À partir de Reporterre, (le site de l’écologie), j’ai trouvé plusieurs liens utiles à lire. Cela m’a, autrement dit, bien instruit.


Par exemple, ceci :

“Comme la crise de 1929, la crise vient d’un niveau inacceptable d’inégalités. Elle vient de la dérégulation et du libéralisme”, écrit Joseph Stiglitz. Validant les thèses de ce prix Nobel de l’économie, le collectif plutôt à gauche de l’échiquier politique tient pour responsables les gouvernements ultra-libéraux depuis Ronald Reagan aux Etats-Unis jusqu’aux politiques d’austérités imposées par le couple franco-allemand, aux avants-postes pour tenter de sauver la zone euro.

Hollande, Roosevelt européen?

Le nouveau président français, François Hollande, est donc attendu au tournant sur ces questions, et ce G8 est un premier test. Certaines des réformes prônées par Roosevelt 2012 faisaient partie de son programme électoral comme la taxe Tobin ou la séparation des activités des banques. Si bien que certains l'ont surnommé le Roosevelt de l'Europe, comme l'économiste Thomas Piketty. Une expression reprise par la presse grecque qui subit de plein fouet l'austérité.


Dans l’article : « lancement du collectif Roosevelt, je lis :

 

« Les gouvernements sont sommés de s’exécuter ou de laisser la place à des « experts » comme on l’a vu déjà en Grèce et en Italie. À la place d’un retour nécessaire du politique permettant de s’attaquer pour de bon à la régulation des marchés, on assiste à la mise en œuvre de programmes d’austérité qui aggraveront la crise sociale et réduiront les moyens de traiter l’enjeu écologique. Le résultat, c’est la préparation de situations de chaos écologique et social porteuses de risques de conflagration et pains bénis pour les logiques autoritaires de toutes obédiences, à l’instar de la crise des années 1930. Comme alors, après la démocratie, c’est la paix elle-même qui se trouvera menacée » (Texte commun adopté par de nombreuses organisations de la société civile à la veille d’un forum civique organisé à Grenoble fin janvier 2012).

 

Bref, suivant les liens, il est bon de se pencher sur la question.

 

A Paris, dans la Crypte de Notre dame de la Croix de Ménilmontant, du 20 au 22 juin 2012, un groupe de chrétien convoque pour prier et jeûner.

Ils disent :

« Nous organisons un jeûne d’interpellation et de solidarité, car nous sommes conscients qu’une conversion individuelle et collective est plus que jamais nécessaire pour répondre aux défis de la crise globale (écologique, économique, sociale, spirituelle…) que nous traversons. Cette conversion ne se fera pas sans une adhésion totale de notre être. Par le jeûne et la prière, nous souhaitons nous engager sur le chemin de cette conversion. Nous choisissons la date symbolique du 20 au 22 juin, moment où se tiendra le sommet de la terre Rio+20. Le sommet de 1992 avait apporté beaucoup d’espoir et initié des réalisations positives mais insuffisantes. Or nous constatons que la dégradation des milieux naturels s’est accélérée, notamment à cause de l’effet de serre, de l’érosion de la biodiversité, du prélèvement et du commerce des espèces, de la destruction des sols, de la pollution grandissante de l’air, de l’eau, des sols, des manipulations génétiques, des brevets sur les semences… Les conditions de vie d’une majorité de l’humanité se trouvent ainsi aggravées. Face à cette réalité, nous choisissons de ne pas détourner notre regard et d’endosser notre responsabilité, en tant qu’humain et que chrétien, et de nous élever contre cette exploitation abusive de la Terre et contre sa marchandisation. Nous avons décidé de soutenir les milliers de négociateurs de Rio par la simplicité et la force de la prière, du jeûne, de la beauté et de la joie partagée. Nous sommes convaincus que des solutions économiques ou technologiques -fussent-elles vertes, ne suffiront pas et qu’une modification de nos structures et organisations est incontournable, mais cela nécessite aussi une conversion massive des consciences ».


Qui sont ces citoyens ?

Pourquoi ne pas agir de la sorte ?

Faut-il unanimité politique pour obtenir de mille façons la fin du capitalisme ?

Qu’en dites-vous ?

 

L’Église de plus en plus parle de ce problème.

Voir « Enjeux et défis écologiques pour l’avenir »

N’est-ce pas encore timide ? Même si, certes, il y a une meilleure prise de conscience. On y lit dans ce petit texte :

« Mais ce développement se caractérise par une consommation qui n’a pas de limite et qui conduit inéluctablement à ce constat que font les scientifiques : l’épuisement des ressources naturelles, les changements climatiques, la dégradation des écosystèmes, l’appauvrissement de la biodiversité »…

« Pourtant, nous savons aujourd’hui que la croissance matérielle n’est pas illimitée et qu’elle peut brusquement s’arrêter ».

Entendre le point de vue de Laura Morosini 

 

A suivre,... par exemple en venant ici, on y trouve plusieurs liens sur la question.

Toujours, me semble-t-il, il convient de se demander si la racine du problème est enfin atteinte : le capitalisme... Voir "Chrétiens et pic de pétrole"

"C’est dans la traduction collective de cette vie sobre que les tous les chrétiens, de toutes les Eglises, (les institutions comme les laïcs), doivent s’engager. Cela ne se fera pas sans remise en cause de la perte de responsabilité qu’engendrent la science, le néolibéralisme, le centralisme de l’économie ou le mythe de la croissance infinie dans un monde aux ressources limitées."



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