Nous ne savons pas nous positionner face à un nouveau authentique

Publié le par Michel Durand

Pour avoir la nouveauté promise, c’est vers le Christ qu’il se faut tourner

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lecture le la Passion du Christ, office du vendredi Saint 2012

 

Nous vivons dans le présent et à l’instant même de ce présent vécu, nous nous tournons vers l’avenir. Nous attendons, nous souhaitons (ou nous craignons) ce qui vient, ce qui arrivera. Le passé devient vite du dépassé.

 

Mais, hélas, ce cheminement vers un demain qui sera (serait) meilleur qu’hier n’est pas garantie à cent pour cent. Effectivement, l’avenir ne nous apporte pas obligatoirement un nouveau plus beau qu’un ancien. Ce nouveau risque même souvent de n’être que de l’ancien simplement dépoussiéré en surface. Le progrès imaginé n’est alors que régression.

 

Tout le plaisir que nous avons de nous entourer de « choses à l’ancienne », comme pour nous protéger des abus d’un toujours nouveau à consommer, ne serait-il pas le signe que nous ne savons pas nous positionner face à un nouveau authentique, un réellement nouveau ?

 

Pour aller de l’avant, il faut, travaux de printemps, élaguer. Il faut éliminer non seulement ce qui est déjà sec et mort, mais « ce qui ne peut que vieillir » et entraîner la mort de l’ensemble.

Tel fut notre travail spirituel en ce temps de carême qui est maintenant terminé. Le carême a désencombré nos vies et nos existences ; il a fait du balayage et de la place. Il nous a renouvelé par l'amour que nous portons à notre prochain tout en nous consacrons davantage à la prière : liturgia et diaconia. Le carême nous a disposé à nous laisser revivifier par le Christ.


Toute l'homélie de cette nuit pascale et de ce jour... c'est ici !

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