Oleg LIAGATCHEV, "l'Ascension"

Publié le par Michel Durand

acrylique sur toile, 146X97 cm.

Cette œuvre a été donnée à l’Église de Lyon et je souhaite rendre hommage à Oleg et le remercier en la publiant sur mon « blogue ». C’est une création qui fut exposée à la dernière biennale d’art sacré actuel, 2009.

Pour la saisir, elle demande un effort. Sortir de nos perceptions habituelles afin de communier à l’expression d’autrui. Dépasser les croix des crucifixs, pour exalter les symboles de triomphe : victoire de la résurrection à laquelle nous sommes conviés. Plongeons dans le divin.

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Oleg Liagatchev appartient au courant artistique né au début du XXe siècle en Russie : le constructivisme, en « parallèle » à un autre mouvement : le suprématisme, dont le manifeste fut écrit en 1920 par les frères Pevsner et Gabo. Leur première exposition aura lieu à la galerie Van Diemen à Berlin en 1922, sous le nom de "Première Exposition d'Art russe ". Cette date renvoie aussi au début de la révolution russe.

Ce mouvement proclame une construction géométrique de l'espace, utilisant surtout des éléments tels que le cercle, le rectangle et la ligne droite. Le projet se développe surtout sur les bases du cubisme et du futurisme. La caractéristique de ce mouvement résulte dans le fait qu'il n'a jamais existé de programme esthétique clairement défini ce qui permet d’attribuer ce terme à certaines œuvres plus modernes. Ainsi en est-il pour Oleg Liagatchev.

Il commente ainsi son œuvre « Ascension ».

« Ce n'est pas une « Crucifixion » , c'est «l'Ascension», le dépassement de la croix. Elle entre dans la vie, comme un arbre et reflète les couleurs et la lumière (le noir c'est le symbole du deuil et du malheur) ; les éléments constituent la chair divine, le corps du Christ et lui confèrent une invulnérabilité, la solidité du cristal : c'est l'émergence d'une construction.

L'homme qui reçoit cette construction et qui la fait sienne (c'est-à-dire l'homme croyant) devient un défenseur et un découvreur.

Le monde extérieur est attiré par le corps du Christ et en reçoit les vibrations. Tout revêt un sens, tout a un but précis.»

Nous sommes en plein dans la mystique des icônes orthodoxes dans lesquelles les fidèles du Christ ressentent la présence divine.


Publié dans Art

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