Plus que le simple remplacement d’un curé c’est l’implantation de toute une communauté avec de nouvelles habitudes qui se mettent en place

Publié le par Michel Durand

Un nouvel élan d’évangélisation souffle en la cathédrale de Tarbes

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Florent Pécassou / Wikimedia Commons. La cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède, à Tarbes (Hautes-Pyrénées). La Croix 30/12/13

 

 

C’est un article que j’ai découvert dans le quotidien « La Croix » daté du 30 décembre 2013.

Je l’ai lu alors qu’en ma tête raisonnent encore des phrases entendues récemment : vu le manque de prêtre pour tenir des paroisses, on va y mettre une communauté. Une communauté nouvelle et jeune qui attirera beaucoup de monde. Pas de curé du coin alors, une communauté nouvelle ! Quant à la communauté locale des baptisés nés en ce pays, qu’ils s’adaptent à la nouveauté ! Sinon, en ville, ils peuvent se rendre dans une autre église. Mais, parler ainsi, n’est-ce pas réduire la vie ecclésiale à l’eucharistie du dimanche ?

Depuis plusieurs mois ces sujets alimentent nos conversations sur les Pentes de la Croix-Rousse à Lyon. C‘est pour cela que je trouve utile de donner cet article à lire.

 

L’installation de la jeune communauté des Fraternités apostoliques de Jérusalem à Notre-Dame de la Sède, à Tarbes, a suscité un certain bouleversement.

La décision d’appeler, en septembre dernier, les Fraternités apostoliques de Jérusalem à la cathédrale de Tarbes a suscité quelques remous. Au point d’inciter le tout nouveau curé, le P. Christian Saint-Martin, à ne pas s’exprimer aujourd’hui, alors que plusieurs propositions pastorales seront annoncées dès janvier. « Cette nomination à Notre-Dame de la Sède a suscité des inquiétudes, admet le P. Jean-Michel Puyau, responsable du secteur et ancien curé de la cathédrale. Des paroissiens se sont sentis mis de côté. » Un constat partagé par Jean-Michel Pondebat, 52 ans, un fidèle de la cathédrale. « Ce n’est pas le simple remplacement d’un curé mais l’implantation de toute une communauté avec de nouvelles habitudes qui se mettent en place, souligne-t-il. La liturgie est plus belle mais elle est aussi plus traditionnelle. Des paroissiens sont partis, s’estimant dessaisis de leurs responsabilités ou n’ayant plus le sentiment d’appartenir à une paroisse ». Inversement, de nouvelles familles se rendent désormais à la cathédrale et participent à des célébrations dominicales qui font souvent le plein.

Un bouleversement qu’assume Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes : « Il m’a semblé qu’une communauté, portée par la grâce contemplative et liturgique, pouvait avoir un dynamisme auprès des jeunes. Je crois aussi au témoignage de la vie en fraternité avec des frères et des sœurs, c’est un bienfait pour les prêtres. Dans les diocèses ruraux, la tentation est parfois de disperser les prêtres, chacun étant obligé de porter seul sa mission ».

Installée au presbytère de la cathédrale et à l’évêché, la communauté Notre Dame de l’Aurore comprend 9 sœurs, 3 prêtres et 3 frères, et la moyenne d’âge ne dépasse pas 35 ans. « Cette communauté, qui a pris la règle de vie de Jérusalem mais qui est au service des paroisses, est née dans le diocèse », rappelle également l’évêque. Nées en 1995 à Ossun, village situé entre Tarbes et Lourdes, les Fraternités apostoliques de Jérusalem sont historiquement ancrées sur le territoire des Hautes-Pyrénées.

Parmi leurs nouvelles missions, figure l’évangélisation, « aller à la rencontre des 45 000 Tarbais et annoncer l’Évangile partout où c’est possible! », exhorte Mgr Brouwet. Les Fraternités ont également la charge de l’apostolat auprès des jeunes et des familles, avec notamment un engagement au sein des écoles privées, de l’aumônerie publique et auprès des scouts de la ville. La mise en place d’une année propédeutique fait également partie de leurs missions afin de proposer aux candidats au séminaire un temps de formation et de discernement au sein même du diocèse. « J’aimerais qu’avant leurs six années d’études, les futurs séminaristes apprennent à mieux connaître le diocèse, ses laïcs, ses diacres, la communauté diocésaine et nos attentes: celle notamment de prêtres enracinés dans la Parole de Dieu, désireux d’une fraternité entre eux, et ayant le souci de l’évangélisation », conclut l’évêque.

Hugues-Olivier Dumez, à Tarbes (Hautes-Pyrénées)

 

 

On peut ouvrir le débat en invitant à suivre le lien de la Conférence des baptisé-e-s : synthèse des réponses en vue du Synode sur la famille.

 


 

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