Pour les Sadducéens pas de problème. Il n’y a pas de résurrection. Et pourtant ce sont des pratiquants. Pourquoi sont-ils non croyants ?

Publié le par Michel Durand

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Vers un espace infini

Marianne Buttler, BASA 2013 : Fragiles

 

Selon la doctrine de la rétribution, chacun est rétribué en fonction de ses actes : le croyant est béni par Dieu qui le fait réussir, les injustes et les méchants sont punis et échouent. Pendant des siècles, le peuple hébreu a cru que sa foi en Dieu lui apporterait bénédictions et richesses sur cette terre, puisqu’il n’y aurait rien après. Il n’y avait rien à attendre dans l’au-delà, mais tout à gagner dès ici-bas : le salaire de la foi, c’était la réussite, la prospérité, la santé, la richesse, une grande et puissante famille.

Bon nombre d’Eglises ont d’ailleurs repris ce credo : si Dieu me bénit, alors je serai épargné par le malheur, la maladie et la pauvreté. Si je réussis dans mes affaires, c’est que je suis béni de Dieu.

Le marxisme s’est inspiré de ce même réalisme en en sécularisant l’espérance : puisqu’il n’y a rien après, construisons dès ici-bas le paradis terrestre, la société sans classes, l’homme nouveau enfin préoccupé de la seule chose qui vaille, cette vie, et elle seule.

Nous voyons la dérive : supprimons l’espérance en la résurrection et nous risquons très vite d’instrumentaliser la foi en Dieu, c’est-à-dire de l’utiliser pour ce monde-ci seulement, et de se servir de Dieu pour nos affaires au lieu de le servir Lui.

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Publié dans Eglise

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