Pour une éthique de l’avenir

Publié le par Michel Durand

ENVIRONNEMENT

La terre est un don d’amour fait par le Créateur pour que l’homme soit le gérant de ce bien donné. En l’invitant à dominer la terre, Dieu ne l’a pas invité à l’épuiser ou à la détruire. C’est pourquoi l’Église invite la société à promouvoir des modes de vie respectueux de l’environnement et à intégrer cette préoccupation dans le développement économique et social. Les prouesses techniques dont la société est capable sont à encourager si elles sont respectueuses de l’« écologie humaine » (Benoît XVI).

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 Commentaire

Nous avons une grande habitude à considérer notre responsabilité de « travailleur » en pensant aux personnes qui vivent en ce moment avec nous. La solidarité envisagée se rattache à cette devise universellement connue : « Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse ». Parlant ainsi, on oublie que l’autre en question ce peut être l’homme et la femme de demain. Quelle terre produisons-nous qui soit encore valable pour les générations à venir ? Les prouesses techniques capables de tout en intervenant sur la nature, au lieu de conduire l’homme à son bonheur, le précipitent dans la démesure inhumaine, hédoniste et consumériste. En ce sens, elles ne sont pas acceptables. Une éthique de l’avenir est nécessaire ; boussole de la conduite humaine qui non seulement freine les désirs de toujours produire afin de consommer, mais arrête complètement ceux-ci. Avoir peur d’un progrès infini et le contester est le début de la sagesse.

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