Savoir se laisser interpeller par ce qui est différent ; apprécier la beauté que Dieu répand hors de nos frontières

Publié le par Michel Durand

AMIS LECTEURS A VOS PLUMES

Le comité de rédaction de la revue du Prado Quelqu’un parmi nous s’adresse à tous ses lecteurs, et éventuellement à toutes personnes intéressées à donner à lire son témoignage.

Vous avez jusqu’au 15 décembre pour me remettre par voie internet votre textes ou vos idées. Bien évidemment, ce blogue (blog) En manque d’Eglise en rendra compte.

 

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Exposition en mai 2012 à Confluences-Polycarpe

œuvres de Marion Hanna - l'atelier de Lucrèce


N’hésitez pas également à envoyer des photos. Bref, c’est ensemble, avec votre contribution, que nous souhaitons réaliser les numéros trimestriels de cette revue pradosienne plutôt destinée aux baptisés laïcs, c’est-à-dire non prêtres ou diacres. Mais ces derniers messieurs ont tout intérêt à lire aussi ces pages.

Donc, pour le prochain numéro de QPN (Quelqu’un parmi nous) le comité de rédaction vous propose de vous exprimer autour du thème des frontières.

 

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Il y a les frontières géographiques entre états, entre régions, mais aussi entre cultures, entre religions et jusque dans nos propres existences. Nous vivons parfois des ruptures, des rencontres bouleversantes, des changements radicaux qui nous font passer des frontières, réaliser des conversions ou des reconversions. Jésus lui-même, dans l'Evangile, nous donne l'exemple quand il passe dans des territoires étrangers, en Samarie, en Décapole, à Tyr et Sidon. Sa rencontre avec la Cananéenne (Mt. 15, 21-28), en territoire étranger, change complètement le sens de sa mission tel qu'il l'exprime au départ. Ces passages de frontières, géographiques et, plus encore, spirituelles, sont gage d'enrichissements, même s'ils peuvent apparaître d'abord comme des épreuves. Qu'en est-il pour nous ? Dite-le ici-même.

Certes, depuis quelques temps on parle beaucoup de frontières de toutes sorte dans l’Eglise. Qui oserait cacher l’influence de l’évêque François ?

 

"Les migrants me posent un défi particulier parce que je suis Pasteur d’une Église sans frontières qui se sent mère de tous. Par conséquent, j’exhorte les pays à une généreuse ouverture, qui, au lieu de craindre la destruction de l’identité locale, soit capable de créer de nouvelles synthèses culturelles. Comme elles sont belles les villes qui dépassent la méfiance malsaine et intègrent ceux qui sont différents, et qui font de cette intégration un nouveau facteur de développement !"

(…)

"Il faut prêter attention à la dimension globale pour ne pas tomber dans une mesquinerie quotidienne. En même temps, il ne faut pas perdre de vue ce qui est local, ce qui nous fait marcher les pieds sur terre. L’union des deux empêche de tomber dans l’un de ces deux extrêmes : l’un, que les citoyens vivent dans un universalisme abstrait et globalisant, ressemblant aux passagers du wagon de queue, qui admirent les feux d’artifice du monde, celui des autres, la bouche ouverte et avec des applaudissements programmés. L’autre, qu’ils se transforment en un musée folklorique d’ermites renfermés, condamnés à répéter toujours les mêmes choses, incapables de se laisser interpeller par ce qui est différent, d’apprécier la beauté que Dieu répand hors de leurs frontières."

Evêque François, La joie de l’Evangile, 24 novembre 2013

Publié dans Témoignage

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