Selon vous, doit-on se lamenter ou se réjouir d'une situation nouvelle où les habitudes d’avant ne peuvent plus avoir court ?

Publié le par Michel Durand

 

vitraileugene.JPGCette photo est prise dans  un texte de Priscilla et Cécile que je remercie tout en vous invitant à lire leur page que je découvre aujourd'hui même. Une page qui intoduit à merveille mon hhomélie de ce joir sur le  juge inique.

 

Eugène dans son église au Creusot

 

 

Je souhaite vous raconter une histoire qui date du début de mon ministère sacerdotal ; une sorte de parabole que je puise dans ma mémoire et que je me suis rappelé en parlant avec un ami jésuite qui a réalisé une émission pour le Jour du Seigneur sur l’Eglise au Creusot, ville où j’ai fait mes premiers pas de pasteur.

La chapelle Notre-Dame du Travail dans la ville du Creusot avait été construite par l’entreprise des patrons fondateurs de la ville : la famille Schneider. Si vous lisez le roman de Charles Exbrayat, San Antonio - « les dames du Creusot », vous découvrez au cours des pages de ce policier que l’on naît dans une maternité St-Eugène, que l’on est baptisé dans une église St-Henri, que l’on va à l’école de l’entreprise Schneider, que l’on meurt au cimetière St-Charles... tous des Schneider. Toute la vie est donc encadrée par le regard de cette famille bienfaitrice. Les habitants de la ville, formés à cette école, n’osent prendre aucune initiative sans leur regard. Si bien que les parcs, les jardins, les cheminées des cures, entretenus par le personnel de l’usine, du jour au lendemain, se trouvèrent sans soin quand Creusot-loire prit la succession des Schneider. Cela faisait quand même désordre de voir dans la comptabilité de l’entreprise, des heures payées à tondre les pelouses de l’église catholique ou ramoner les cheminées des maisons des curés. La population chrétienne de l’époque disait : c’est à l’usine de le faire ; elle l’a toujours fait.

Selon vous, la population devait-elle se lamenter ou se réjouir de cette situation nouvelle où les habitudes d’avant ne pouvaient plus avoir court ? Car on ne pouvait plus, effectivement, utiliser le travail de l’usine au service de l’Eglise comme cela s’était toujours fait.


Extrait de l'homélie de ce jour à Lyon St-Polycarpe

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Publié dans Eglise

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