TREBLINKA - PÂQUES

Publié le par Michel Durand

Il y a déjà quelques temps que je souhaitais vous parler de cette photo, de cette photo poignante et bien connue qui illustre le livre de Jean-françois Steiner : Treblinka. Les wagons à bestiaux – un wagon, en l’occurrence… des hommes, des femmes et des enfants… ; pour l’occasion : trois personnes, trois adultes, trois attitudes peut-être aussi, en face de l’innommable et de la domination.

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La femme de droite nous fait clairement prendre conscience du tragique et de l’horreur de la situation : des hommes s’apprêtant à martyriser d’autre hommes, des innocents. La personne au centre, un jeune homme de vingt-cinq ou trente ans, est encore dans l’espoir semble-t-il – que sait-il donc des camps, des camps de la mort ?... Nous ne le savons pas. Il voit le photographe. Tout à gauche enfin : un homme, une femme ? difficile de le dire, peu importe d’ailleurs ; son attitude semble effacée, que pense cette personne, qu’a-t-elle au fond d’elle-même ? Quel est son ressenti, les idées, les pensées qui l’habitent ? Impossible à nous de le dire.

Comme c’était Pâques aujourd’hui, qu’on m’a offert une rose tout à l’heure, je l’aie déposée là, sur le livre, sur la photo de couverture, en honneur, en hommage à toutes ces pauvres personnes qui ont subi la barbarie nazie ; d’une manière générale, en l’honneur à toutes les victimes de la folie humaine – et je me suis dit que Pâques dépassait toutefois bien l’absurdité et la grande méchanceté. Totalement.

 

Jean-Marie Delthil. 4 avril 2010. Jour de Pâques. 

Publié dans J. M. Delthil

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Muriel 11/05/2010 10:44



Combien d'atrocités ont été commises, combien en existent encore dont nous n'avons vent ? L'Homme devient inhumain, l'animal est capable de plus d'humanité que certains hommes. Vos paroles sont
sages. J'ai beaucoup de compassion pour ces milliers de victimes de la folie des hommes.



Michel Durand 11/05/2010 20:18



Je laisse Jean-Marie prolonger sa méditation. Il a tant de chose à nous dire.