Une belle variété de citoyens estimant que l’État ne peut détruire des campements et expulser des étrangers poussant à dormir dans la rue

Publié le par Michel Durand

title.jpgMardi 17 décembre après 18 heures, je me suis rendu au collège François Truffaut sur les Pentes de la Croix-Rousse. J’ai vu de l’intérieur les nombreuses et immenses salles chauffées. Que pouvons-nous faire d’autre que de soutenir celles et ceux qui aident au logement des familles qui logent dans la rue ? Or nos impôts payent les agissements de Frontex et un chauffage que n’intéressent que des murs vides.

Beaucoup de monde. Des jeunes et des vieux. Une belle variété de personnes estimant que l’État ne peut détruire des campements et expulser des étrangers dans la rue. Le collège est vide, chauffé. Un simple regard humain demande qu’on l’ouvre au bénéfice des familles dormant dehors.

Mais, face au soutien aux familles expulsées à Lyon : la police sort le gaz lacrymogène

 

Parce que, depuis le 30 novembre dernier, nous, habitants du 1er arrondissement, aidés des commerçants, des artisans  du quartier et des enseignants, rejoints par tous ceux qui ne veulent rester ni indifférents ni inactifs, logeons et nourrissons des familles sans hébergement,

 

 Parce qu'il nous paraît indigne de notre pays que des familles errent de squats insalubres en campements de fortune, en passant par les ponts, leurs voitures ou la rue pour les plus démunis,

 

 Parce qu'il est anormal que des enfants scolarisés dans nos écoles se retrouvent chaque nuit à subir les rigueurs hivernales, sans toit, sans chauffage,

 

 Parce que, faute de moyens, les différentes structures sociales d'accueil, le 115, les associations à but humanitaire et les travailleurs sociaux n'arrivent plus à répondre aux besoins flagrants d'hébergement et de suivi des familles à la rue,

 

 Parce que, à l'exception de la mairie d'arrondissement qui a soutenu notre action, AUCUN POUVOIR PUBLIC n'a répondu à notre appel,

 

 Parce que cette situation intolérable et inhumaine est totalement contraire à la Loi (art. L345-2-2 du code de l'action sociale des familles), et qu'il appartient au Préfet, autorité de l'État, de mettre en œuvre le droit à l'hébergement d'urgence reconnu par celle-ci,

 

 Parce qu'il est de notre devoir de citoyens de dénoncer haut et fort cette carence caractérisée dans l'accomplissement des tâches qui incombent au Préfet,

 

 NOUS EXIGEONS LA RÉQUISITION LÉGALE ET ENCADRÉE DE BÂTIMENTS PUBLICS VIDES ET INOCCUPÉS AFIN QU'ILS SOIENT TRANSFORMÉS EN CENTRES D'HÉBERGEMENTS À DESTINATION DE CES FAMILLES ET GÉRÉS PAR DES ASSOCIATIONS HUMANITAIRES RECONNUES D'UTILITÉ PUBLIQUE

Publié dans Politique

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