Une nouvelle revue d'art sacré

Publié le par Michel Durand

"La Croix"

 lundi 19/10/2009

 

 

ARTS SACRÉS. n° 1 (sept.-oct. 2009), 98 p., 7,60 €

 

Lancé par un bénédictin, ce bimestriel propose une approche de l'art sacré ouverte aux religions, mais aussi à la musique ou l'art contemporain

 

Nouvelle venue dans les kiosques, la revue Arts sacrés comble un manque depuis la disparition, en 2007, des Chroniques d'Art sacré qu'éditait le Centre national de la pastorale liturgique (Remplacée aujourd'hui par le site www.narthex.fr). Cette fois, un éditeur privé, Louis Faton, spécialisé dans les revues culturelles et éducatives, se lance dans l'aventure, convaincu par le projet éditorial du F. Philippe Markiewicz. Celui-ci, bénédictin de Ganagobie (Alpes-de-Haute-Provence), ancien architecte spécialisé dans les monuments historiques - il a participé à la restauration de temples khmers -, se dit passionné par les différentes formes d'art sacré à travers le monde. D'où le pluriel du titre de cette revue bimestrielle, qui affiche d'emblée une grande ouverture à différentes cultures comme à toutes les formes d'art, de l'architecture à la peinture en passant par la danse ou la musique - ce n° 1 offre par exemple un article sur la cantillation dans les trois religions monothéistes - et jusqu'à l'art contemporain.

« Au milieu du XXe siècle, la revue L'Art sacré des PP. Couturier et Régamey prônait déjà une grande ouverture à des artistes modernes, explique le F. Markiewicz, il fallait aujourd'hui y ajouter la dimension du dialogue interreligieux prôné par Vatican II. » Imprimé sur papier glacé, ce premier numéro s'intéresse donc aussi bien à l'architecture d'Angkor « comme paysage divin » qu'aux liens entre l'approche scientifique de la lumière et les concepts bouddhiques (avec un très beau texte de l'astrophysicien Trinh Xuan Thuan).

La lumière est d'ailleurs l'objet du dossier central de cette livraison, où une grande interview avec le peintre Pierre Soulages voisine avec un article sur Saint-Denis et l'abbé Suger.

Le choix des auteurs - spécialistes soucieux de vulgarisation - donne des approches variées mais riches où l'on croise l'académicien Marc Fumaroli, le photographe Ferrante Ferranti ou encore le P. Michel Brière décryptant l'œuvre de Claude Lévêque, artiste représentant la France à la Biennale de Venise. Au sommaire du prochain numéro : un dossier sur l'art roman et les fantasmes qu'il a suscités au XXe siècle. Un joli défi à suivre...


GIGNOUX Sabine

 

 

 

Publié dans Art

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