Lundi 17 mars 2008
J’ai terminé, hier, mon homélie avec un rappel sur la mort atroce du Christ. Le sacrifice de sa vie auquel il na pas voulu se dérober. Cela fut entendu par certains comme un appel à la souffrance. « Le côté doloriste du christianisme est inacceptable ! » dit-on.

Mais comment occulter cet aspect du Vendredi Saint ?


D’Isaïe à Jésus. Deux textes :

Isaïe 50, 4-7
Le Seigneur Dieu m'a enseigné ce que je dois dire, pour que je sache avec quels mots je soutiendrai celui qui faiblit.
Chaque matin, il me réveille, il me réapprend à écouter, comme doivent écouter les disciples.
Le Seigneur Dieu m'ouvre les oreilles, et je ne lui résiste pas, je ne recule pas. J'offre mon dos à ceux qui me battent, je tends les joues
à ceux qui m'arrachent la barbe.
Je ne cache pas mon visage aux crachats, aux insultes.
Le Seigneur Dieu me vient en aide, c'est pourquoi je ne m'avoue pas vaincu, je rends mon visage dur comme la pierre, je sais que je n'aurai pas le dessous.
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La Flagellation du  Christ Caravaggio (1571-1610), Museo Nazionale di Capodimonte, Naples.

Matthieu 26,67-27,30
Alors le grand-prêtre déchira ses vêtements et dit : « Il a fait insulte à Dieu ! Nous n'avons plus besoin de témoins ! Vous venez d'entendre cette insulte faite à Dieu. Qu'en pensez-vous ? » Ils répondirent : « Il est coupable et mérite la mort. » Puis ils lui crachèrent au visage et le frappèrent à coups de poing ; certains lui donnèrent des gifles en disant : « Devine, toi le Messie, dis-nous qui t'a frappé ! »

Les soldats de Pilate emmenèrent Jésus dans le palais du gouverneur et toute la troupe se rassembla autour de lui. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le revêtirent d'un manteau rouge. Puis ils tressèrent une couronne avec des branches épineuses, la posèrent sur sa tête et placèrent un roseau dans sa main droite. Ils se mirent ensuite à genoux devant lui et se moquèrent de lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Ils crachaient sur lui et prenaient le roseau pour le frapper sur la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le clouer sur une croix.
par Michel Durand publié dans : Bible communauté : Christianisme
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Samedi 15 mars 2008
Au cours d’une conversation, un ami me demanda des précisions sur la prière qui se dit, à l’eucharistie, après le « Notre Père » pour l’échange de la paix :
"Seigneur Jésus-Christ, tu as dit à tes apôtres : « je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » : ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Eglise…"

Il me fallut quelque temps pour comprendre le sens de son interrogation. La crainte de transformer inconsciemment de belles prières en creuses formules ritualistes émergea. Je ne pus répondre immédiatement à son attente. D’où le regard que je porte maintenant. La paix du monde ne s’oppose pas à la paix de Dieu ; mais la paix divine, celle qui provient de l’Esprit apporte, assurément, la Paix.

La phrase dite aux apôtres se trouve dans l’Evangile de Jean au chapitre 14, verset 27 :
« C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne. Je ne voIus la donne pas à la manière du monde. Ne soyez pas inquiets, ne soyez pas effrayés ».
Nous pouvons comparer ce verset à l’annonce du prophète Isaïe 9,5 :
« Car un enfant nous est né, un fils nous est donné. Dieu lui a confié l'autorité. On lui donne ces titres : Conseiller merveilleux, Dieu fort, Père pour toujours, Prince de la paix.
La paix (eirhnh  = repos, paix, prospérité, tranquillité) du monde existe, comme la sagesse qui peut se trouver en l’homme. Mais, ce qui provient de Dieu est d’une autre qualité. Le Prince de la paix est assurément le premier et le plus adéquat à donner une paix qui tienne la route. Cette paix provient du don de l’Esprit :
« Celui qui doit vous venir en aide, le Saint-Esprit que le Père enverra en mon nom, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. »
Dans l’Evangile de Jean, la paix qui vient de Dieu, celle que Christ donne, sa paix et non la paix du monde, la paix telle que Jean en parle est toujours liée à la personne du Christ et à sa présence :
Jn 16,33 :
« Je vous ai dit tout cela pour que vous ayez la paix en restant unis à moi. Vous aurez à souffrir dans le monde. Mais courage ! J'ai vaincu le monde ! »
Jn 20,19 :
Le soir de ce même dimanche, les disciples étaient réunis dans une maison. Ils en avaient fermé les portes à clé, car ils craignaient les autorités juives. Jésus vint et, debout au milieu d'eux, il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
C’est en Luc 1,79, que nous trouvons le sens biblique du mot paix
Luc, 1,78-79 :
Notre Dieu est plein de tendresse et de bonté : il fera briller sur nous une lumière d'en haut, semblable à celle du soleil levant, pour éclairer ceux qui se trouvent dans la nuit et dans l'ombre de la mort, pour diriger nos pas sur le chemin de la paix. »
Dans la Bible, la paix est plénitude de vie ; elle est le don messianique par excellence comme en parle le prophète Isaïe.
Isaïe 9,5-6
Car un enfant nous est né, un fils nous est donné. Dieu lui a confié l'autorité. On lui donne ces titres : Conseiller merveilleux, Dieu fort, Père pour toujours, Prince de la paix. Il doit étendre son autorité et assurer une paix sans fin. Il occupera le siège royal de David et régnera sur son empire, pour l'affermir et le maintenir en établissant le droit et l'ordre de Dieu, dès à présent et pour toujours. Voilà ce que fera le Seigneur de l'univers dans son ardent amour.
par Michel Durand publié dans : Bible communauté : Christianisme
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Jeudi 6 mars 2008
Il faut remonter au 6 décembre 2008 pour retrouver une lecture d’Isaïe mise en présence d’un texte parallèle du Nouveau testament. C’est assurément l’approche de Pâques, c’est-à-dire le temps du carême, qui m’a invité à ne pas oublié l’engagement de lire les deux testaments en liant Jésus à Isaïe.
« Désormais, ne se feront plus entendre ni violence, ni conflits »
« Désormais, seul Dieu sera pour toi lumière »
Cette victoire est obtenue dans et par l’acceptation du sacrifice du Prophète. Par lui, l’homme a dominé les forces obscures qui grouillent aux sources de la Vie.
Elles persistent, ces puissances. Le Mal s’impose à nous tous, à la société, avec une tragique évidence. Ainsi, tous s’accordent pour accuser l’ignominie de la guerre entre Israël et Palestine ; mais, rien n’apporte la paix.
L’atroce ne cessera qu’à « la fin des temps », lorsque « le Seigneur interviendra avec son épée acérée, énorme, puissante, contre Léviathan, le serpent fuyant, contre Léviathan, le serpent tortueux, il tuera le Dragon de la mer (Is 27,1). (J.M. Pelt, Nature et spiritualité, p. 131)
La victoire est en Christ. Isaïe en fut une image, une préfiguration. La réalité en Jésus, le Christ, le Seigneur, Dieu de l’univers entier.
« Vous êtes invités à toujours regarder vers l’orient, où se lève pour vous le Soleil de justice, où la lumière apparaît toujours pour vous ; ainsi vous ne marcherez jamais dans les ténèbres et ce dernier jour ne vous saisira pas dans les ténèbres ; ainsi la nuit et l’obscurité de l’ignorance ne vous surprendrons pas ; mais vous vivrez toujours dans la lumière de la connaissance, vous garderez le jour de la foi, vous posséderez toujours la lumière de l’amour et de la paix » (Origène).

Isaïe 60, 18-22
On n'entendra plus parler de violence dans ton pays, ni de ruine et de désastre à l'intérieur de tes frontières. Mais tu pourras nommer tes murailles «Salut», et tes portes «Louange à Dieu». Pour t'éclairer, tu n'auras plus besoin ni du soleil pendant le jour, ni de la lune pendant la nuit, car moi, le Seigneur ton Dieu, je t'éclairerai pour toujours et je t'illuminerai de tout mon éclat. La lumière du jour ne s'en ira plus pour toi comme au coucher du soleil, ni la clarté de la nuit comme au coucher de la lune, car moi, le Seigneur, je t'éclairerai pour toujours.
Ce sera la fin de ton deuil. Tes habitants formeront à eux tous un peuple de fidèles, ils resteront toujours les maîtres du pays. Eux que j'ai créés de mes mains pour qu'ils manifestent ma gloire, ils seront comme des plantes dans mon jardin. La plus petite famille comptera mille personnes, la plus modeste deviendra une nation puissante.
Voilà ce que moi, le Seigneur, je me dépêcherai de faire quand le moment sera venu.




Le cantique prophétique de Zacharie

Luc 1, 67-79
Zacharie, le père du petit enfant, fut rempli du Saint-Esprit ; il se mit à prophétiser en ces termes : « Loué soit le Seigneur, le Dieu du peuple d'Israël, parce qu'il est intervenu en faveur de son peuple et l'a délivré. Il a fait apparaître un puissant Sauveur, pour nous, parmi les descendants du roi David, son serviteur. C'est ce qu'il avait annoncé depuis longtemps par ses saints prophètes : il avait promis qu'il nous délivrerait de nos ennemis et du pouvoir de tous ceux qui nous veulent du mal. Il a manifesté sa bonté envers nos ancêtres et n'a pas oublié sa sainte alliance. En effet, Dieu avait fait serment à Abraham, notre ancêtre, de nous libérer du pouvoir des ennemis et de nous permettre ainsi de le servir sans peur, pour que nous soyons saints et justes devant lui tous les jours de notre vie. Et toi, mon enfant, tu seras prophète du Dieu très-haut, car tu marcheras devant le Seigneur pour préparer son chemin et pour faire savoir à son peuple qu'il vient le sauver en pardonnant ses péchés. Notre Dieu est plein de tendresse et de bonté : il fera briller sur nous une lumière d'en haut, semblable à celle du soleil levant, pour éclairer ceux qui se trouvent dans la nuit et dans l'ombre de la mort, pour diriger nos pas sur le chemin de la paix. »


Apocalypse 21,10-23
L'Esprit se saisit de moi et l'ange me transporta au sommet d'une très haute montagne. Il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, envoyée par Dieu, resplendissante de la gloire de Dieu. La ville brillait d'un éclat semblable à celui d'une pierre précieuse, d'une pierre de jaspe transparente comme du cristal. Elle avait une très haute muraille, avec douze portes, et douze anges gardaient les portes. Sur les portes étaient inscrits les noms des douze tribus du peuple d'Israël. Il y avait trois portes de chaque côté : trois à l'est, trois au nord, trois au sud et trois à l'ouest. La muraille de la ville reposait sur douze pierres de fondation, sur lesquelles étaient inscrits les noms des douze apôtres de l'Agneau…

Je ne vis pas de temple dans cette ville, car elle a pour temple le Seigneur, le Dieu tout-puissant, ainsi que l'Agneau. La ville n'a besoin ni du soleil ni de la lune pour l'éclairer, car la gloire de Dieu l'illumine et l'Agneau est sa lampe. Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leurs richesses. Les portes de la ville resteront ouvertes pendant toute la journée ; et même, elles ne seront jamais fermées, car là il n'y aura plus de nuit. On y apportera la splendeur et la richesse des nations. Mais rien d'impur n'entrera dans cette ville, ni personne qui se livre à des pratiques abominables et au mensonge. Seuls entreront ceux dont le nom est inscrit dans le livre de vie, qui est celui de l'Agneau.
par Michel Durand publié dans : Bible communauté : Christianisme
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Samedi 8 décembre 2007
Pensons, frères très chers, au comportement du peuple des croyants, au temps des apôtres : aux origines chrétiennes s'épanouissaient les plus vigoureuses vertus, quand la foi brûlait de sa première ferveur. Les fidèles vendaient leurs maisons et leurs biens et en offraient le prix aux apôtres pour les pauvres, avec joie et générosité. Avec le produit de leur patrimoine, ils s'assuraient les biens de leur éternité, acquérant la demeure où ils habiteraient pour toujours.
La perfection de leur agir égalait la qualité de leur amour, comme l'écrivent les Actes des Apôtres : «La multitude des croyants n'avait qu'un cœur et qu'une âme. Il n'existait pas de discorde entre eux. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun» (Ac 4, 32).
Devenir fils de Dieu par une naissance d'en haut consiste à imiter l'équité du Dieu Père, en se soumettant à la loi du ciel. Ce qui appartient à Dieu nous est donné en commun pour notre usage; il n'est permis d'écarter quoi que ce soit de son crédit, car la bonté et la largesse divines veulent en faire bénéficier tous les hommes.
Le jour éclaire, le soleil resplendit, la pluie irrigue, le vent souffle pareillement pour tous les hommes. Le même sommeil tombe sur tous les dormeurs, la beauté des étoiles et de la lune est la même pour tous. Il imite leur exemple celui qui partage les produits et les fruits de ses biens, en parfaite fraternité avec les autres. Celui qui donne gratuitement et avec largesse se montre juste envers tous : il est le parfait imitateur du Dieu Père.

Les promesses de Dieu dépassent toutes nos meilleures actions

Frères bien aimés, combien grande sera la gloire de ceux qui agissent de la sorte, leur allégresse sera immense et extrême quand le Seigneur commencera par recenser son peuple et décerner les récompenses promises à nos mérites et à nos œuvres, nous donnant, pour des biens éphémères, les biens du ciel, pour des biens temporels, les éternels, au lieu de petites, de grandes choses.
Le Christ nous présentera à son Père, à qui il nous a rendus par sa sainteté. Il nous accordera éternité et immortalité, qu'il nous a fait recouvrer par son sang, porteur de vie ; il nous ramènera au Paradis et nous ouvrira le Royaume des cieux, par la foi et la vérité de sa promesse. Voilà ce que nos sens doivent pénétrer intimement, ce qu'une foi débordante doit comprendre : aimer de tout notre cœur, nous montrer magnanimes en accomplissant, sans nous lasser, des œuvres de bienfaisance.
Frères très chers, ce programme, à la fois divin et magnifique, réalise notre salut, est la consolation des croyants, veille à notre sécurité, avec bienveillance, affermit notre espérance, protège notre foi, nous immunise contre le péché. Ce programme est à la portée de celui qui l'entreprend, à la fois grandiose et aisé ; il ne déclenche pas la persécution, apporte la paix, don authentique et suprême de Dieu ; nécessaire aux faibles, gloire pour les forts. Par là, le chrétien conforté se maintient dans la grâce spirituelle, se concilie la bienveillance du Christ Juge, et permet de considérer Dieu comme débiteur.
Il nous faut combattre de bon cœur et avec promptitude pour recevoir la palme des œuvres de salut ; il nous faut livrer le bon combat de la justice, sous le regard de Dieu et du Christ. Nous avons commencé à respirer plus haut que le monde et le siècle, ne retardons pas notre course par une cupidité terrestre et séculière.
Au jour de la reddition des comptes et de la persécution, si nous sommes trouvés fervents, prompts à livrer le bon combat, par nos actions, le Seigneur veillera à récompenser nos mérites. En temps de paix, il donnera aux vainqueurs la couronne immaculée pour leur action, en temps de persécution, il la doublera d'une autre de pourpre pour récompenser leurs souffrances".


Saint Cyprien
par Michel Durand publié dans : Bible communauté : Christianisme
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Jeudi 6 décembre 2007
L'approche de Noël, dans la liturgie chrétienne, apporte de nombreux parallèles Isaïe- Jésus .
Je vous invie à lire, ce que le catéchise des enfants donne à étudier aux  élèves de CM1.

Isaïe 60,1-6 :

Debout! Resplendis! car voici ta lumière, et sur toi se lève la gloire de Yahvé.
Tandis que les ténèbres s'étendent sur la terre et l'obscurité sur les peuples, sur toi se lève Yahvé, et sa gloire sur toi paraît. Les nations marcheront à ta lumière et les rois à ta clarté naissante. Lève les yeux aux alentours et regarde : tous sont rassemblés, ils viennent à toi. Tes fils viennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche.
Alors, tu verras et seras radieuse, ton cœur tressaillira et se dilatera, car les richesses de la mer afflueront vers toi, et les trésors des nations viendront chez toi. Des multitudes de chameaux te couvriront, des jeunes bêtes de Madiân et d'Épha; tous viendront de Saba, apportant l'or et l'encens et proclamant les louanges de Yahvé.
  • le prophète affirme avec force que Jérusalem va devenir un pôle d'attraction pour les païens. L'humiliée voit venir vers elle ses anciens persécuteurs qui, comme des serviteurs apportent les cadeaux les plus riches. Le triomphe du peuple de l'Alliance est éclatant.
  • Hélas, l'aujourd'hui ne voit pas cette paix universelle. Jérusalem n'est pas une terre ouverte à toutes les nations. Ne sommes-nous pas, plus que les paysans de Bethléem, dans l'attente, trop obscurcie, du Maître de la Paix ?
Matthieu 2,1-12

Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem en disant : " Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage. "
L'ayant appris, le roi Hérode s'émut, et tout Jérusalem avec lui. Il assembla tous les grands prêtres avec les scribes du peuple, et il s'enquérait auprès d'eux du lieu où devait naître le Christ. " A Bethléem de Judée, lui dirent-ils ; ainsi, en effet, est-il écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es nullement le moindre des clans de Juda ; car de toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël. "
Alors Hérode manda secrètement les mages, se fit préciser par eux le temps de l'apparition de l'astre et les envoya à Bethléem en disant : " Allez vous renseigner exactement sur l'enfant ; et quand vous l'aurez trouvé, avisez-moi, afin que j'aille, moi aussi, lui rendre hommage. "
Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route ; et voici que l'astre, qu'ils avaient vu à son lever, les précédait jusqu'à ce qu'il vînt s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant. A la vue de l'astre ils se réjouirent d'une très grande joie.
Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Après quoi, avertis en songe de ne point retourner chez Hérode, ils prirent une autre route pour rentrer dans leur pays.

par Michel Durand publié dans : Bible communauté : Christianisme
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  • : France Lyon
  • : Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir travaillé comme serveur de restaurant tout en étant au service d'une paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Là, je me suis beaucoup intéressés à l'art contemporain tout en enseignant l'iconographie chrétienne. Cela m'a donné l'occasion, dans le cadre des loisirs culturels, d'organiser de nombreuses expositions. Avec des amis, nous avons ouvert une galerie d'art dans le Vieux-Lyon, Confluences - 20 années de présence. Ces activités […]
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