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Samedi 31 mars 2007 6 31 /03 /2007 20:29
Une récente conversation m’a, une fois de plus, incité à me poser la question de la qualité et de l’audace de la création artistique. Avons-nous besoin de créations pour transmettre les sentiments personnels les plus profonds ou devons-nous privilégier la transmission d’un dogme, d’une idée ?
Mon interlocuteur voulait me faire comprendre qu’au lieu de dire son ressenti personnel, l’artiste devait transmettre au plus grand nombre une pensée, un message. L’art est au service d’une vérité qui nous dépasse. S’il n’exprime que des états d’âme individuels, il sombre dans l’art pour l’art que personne ne comprend et dont on n’a pas besoin car il n’est réellement perçu que par son seul auteur.
L’art doit être populaire avec pour but de servir la Vérité.


Idéologie
Que cette vérité soit du côté des Empereurs ou des révolutionnaires, que de dogmatisme !
A la fin du XIXe siècle, des groupes de jeunes artistes veulent faire de l'art social, de l'art pour le peuple, afin de lui donner le goût de la révolte et l'inciter à l'émancipation. Une minorité agissante publie une revue, organise spectacles de théâtre, des conférences dans un souci didactique. Ils pratiquent l'agitation, l'action directe artistique et syndicale en refusant la violence des bombes qui à la même époque sont l'autre manifestation de l'anarchisme. Ce mode d’expression n’est pas très éloigné de l’art de catéchisme que pratique les catholiques soutenus (avant 1873) par Napoléon III. Convictions différentes, mais pédagogie semblable et identique pauvreté de l’art.


Réfléchissant sur cette conversation, je me suis donc tourné vers ce que l’on appelait au début du XXe l’art social auquel se rapproche, encore aujourd’hui, l’art religieux. L’art d’Eglise, ou art religieux, n’est-il pas au service d’une hiérarchie qui veut imposer ses enseignements comme l’art soviétique était au service d’un travail utopique ?
Le jésuite Nadal (XVIe s) dans son ouvrage de gravures sur les évangiles n’offre pas au lecteurs une vision simpliste du mystère de l’incarnation. Il développe ses dessins en les articulant en séquences. L’image est complexe et demande une lecture approfondie plus qu’un simple et rapide regard. D’une manière générale du reste, une peinture se lit plus qu’elle de se voit.

Art social et (ou) Art religieux
C’est l’avènement des moyens de reproduction qui a appauvri le contenu de l’image.
Entre 1890 et 1910, à l'époque de l'Art nouveau, est née l’idée de rendre l'art accessible à un large public afin d'embellir la vie quotidienne et d'améliorer la moralité de la société. Vers 1925, les techniques industrielles ayant évolué, une mécanisation de la production abaisse considérablement les coûts de reproduction. On se réjouit de ce que le plus grand nombre puisse accéder à des expressions plastiques à bas prix.
Mais, il fallait céder aux exigences techniques. La création devenait moins originale. Elle devait largement plaire au consommateur moyen. Autrement dit, la créativité de l'artiste et de l'artisan cédait le pas à la rentabilité.
Être rentable pour que l’idée de base soit largement diffusée :
pour l’Eglise, son catéchisme officiel, la Vérité de Dieu non discutable
pour le mouvement social, la volonté de s'engager dans les luttes menées alors par les travailleurs.

Conclure ?
Pourquoi cette réflexion ? Elle est le résultat, non d’une certitude, mais d’une crainte. Celle que l’art employé notamment dans les Eglises (pensons à la pauvreté de certaines musiques liturgiques et au faible désir d’exposer des œuvres d’art actuel de qualité – les pseudos icônes envahissent le champ) se fasse plus au service d’un dogme, d’une idée (idéologie totalitaire) que d’un vécu humain : le témoignage d’un homme marqué par une expérience spirituelle profonde.
Je m’exprime plus simplement en disant que l’art, musique ou art plastique, ne peut être considéré comme valable que quand il sert une doctrine : défense d’un peuple, d’une dictature (art social), ou défense d’une théologie (art d’Eglise). Il y a connivence entre art social et art religieux.
Pour combattre cette crainte je ne vois que la mise en place d’Instituts et le financement d’œuvres artistiques qui soutiennent la liberté et la qualité de la création dans le risque de l’inconnu.



Propice à alimenter un débat, je note, dans l’Encyplodia universalis, sous la plume (virtuelle) d’Andrzej TUROWSKI, professeur associé en histoire de l'art contemporain à l'Université Blaise Pascal à Clermont-Ferrand :
« La montée du nazisme eut pour effet de radicaliser dans les programmes artistiques les prises de positions politiques de gauche. L'intérêt pour l'art réaliste, totalement étranger au constructivisme, se fit sentir. Il était influencé par « l'art de fait » venu de l'Est, (un art en prise directe avec la réalité, par exemple le reportage en photographie ou en littérature), par l'art social venu de l'Ouest, ainsi que par l'attention portée à l'art surréaliste dont la renommée était devenue internationale. Le constructivisme, fondé sur la forme abstraite et géométrique, suscita la révolte d'une nouvelle génération d'artistes qui lui reprochaient son faible impact politique et son caractère décoratif. Dans le contexte de la culture de masse, la stylisation avant-gardiste de la dernière décennie s'était transformée en « art déco », typique des années 1930, qui s'exprima dans la forme décorative des revues populaires, dans le décor architectural et dans les objets usuels ».
Par Michel Durand - Publié dans : Art
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Samedi 14 avril 2007 6 14 /04 /2007 20:07
Suzanne Benoit me communique par courriel un poème de Robert Desnos, écrit en 1942 pendant qu'il était dans un camp de concentration d'où il ne devait pas revenir.

« Il est écrit sans référence religieuse ...
Mais la poésie appartient à qui la lit et je trouve que nous pouvons nous y loger en ces temps de pâques et de quête... » suzanne.benoit@wanadoo.fr
 
Une voix, une voix qui vient de si loin,
Qu'elle ne fait plus tinter les oreilles,
Une voix comme un  tambour, voilée
parvient pourtant, discrètement, jusqu'à nous.
 
Bien qu'elle semble sortir d'un tombeau
Elle ne parle que d'été et de printemps.
Elle remplit le corps de joie.
Elle allume aux lèvres le sourire.
 
Je l'écoute. Ce n'est qu'une voix humaine
Qui traverse les fracas de la vie et des batailles,
L'écroulement du tonnerre et le murmure des bavardages.
 
Et vous ? Ne l'entendez vous pas ?
Par Michel Durand - Publié dans : Art
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Mercredi 6 juin 2007 3 06 /06 /2007 19:32

La peinture de Favrene me plait beaucoup.
Non qu’elle soit belle, académiquement belle, mais expressive.
À cette table de la dernière Cène sont présents des apôtres qui sortent tout droit de cabarets et tavernes populaires. Ca, c’est le vocabulaire du XXe ou XIXe siècle. Aujourd’hui, on parlerait plus de pub que de bistrot ; mais Favren garde les inspirations de sa jeunesse, quand on allait guincher au bal musette, les samedis soir d’été au bord de l’eau. Peinture qui montre le petit français avec son ballon de rouge et sa baguette de pain.
Vêtu de blanc, le Christ, marque le centre du tableau. Il enseigne ainsi que le montre sa main élevée dans la position démonstrative. Il enseigne, il bénit. Il est le chemin de la Vérité : une route étroite qu’il n’est pas facile de suivre régulièrement sans s’arrêter. Sur la voie qui conduit à Dieu, toute forme de stationnement est interdite.
Dieu ?
On ne le voit qu’au travers du visage du Christ. Le Père et le Fils ne font qu’un tout en étant deux. Même visage, même regard, deux bouches pour une unique Parole. Et pourtant, si l’un est bien présent au milieu de ses amis terrestres, l’autre vient d’on ne sait d’où. Du ciel ? D’en haut ? « Le verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous. » Un Souffle emporte les cheveux de celui dont la tête se distingue d’une auréole bleue. Un Souffle spirituel qui unit ciel et terre.
Verbe éternel qui embrasse toute l’humanité de ses immenses bras étendus sur le monde. Personne n’échappe à son embrassement. Même pas Pilate, qui se tient à une extrémité, tenté par le symbole du mal, le serpent.
Tous sous le regard aimant du Père-Fils concentrent leur attention vers nous qui regardons. Ils écoutent la Parole et nous dévisagent indiquant par là que ce qu’ils entendent nous est adressé.
Mais ces bras, sont-ils ceux de Dieu englobant le cosmos en le créant ou ceux du Christ accroché par le terrorisme des hommes, crucifiés par eux alors qu’ils n’ont pas vu en lui la Parole divine qui sauve ?

Quand ce fut l'heure, Jésus se mit à table avec les apôtres. Il leur dit : « J’ai tellement désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir. Car, je vous le déclare, jamais plus je ne la mangerai jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le Royaume de Dieu ».
Il saisit alors une coupe, remercia Dieu et dit : « Prenez cette coupe et partagez-en le contenu entre vous ; car, je vous le déclare, dès maintenant je ne boirai plus de vin jusqu'à ce que vienne le Royaume de Dieu. »


Le Royaume de Dieu ? N’est-il pas symbolisé par la partie supérieure du tableau où les lignes, les couleurs s’agitent avec un fort dynamisme, mélangeant lignes courbes, brisées, obliques ? Formes vivantes qui laissent s’échapper une claire lumière alors que la table terrestre est plutôt un alignement monotone de parallèles.

Puis il prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le rompit et le leur donna en disant : « Ceci est mon corps qui est donné pour vous. Faites ceci en mémoire de moi. »
Il leur donna de même la coupe, après le repas, en disant : «  Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang versé pour vous ». Alliance de Dieu avec la multitude.


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Mercredi 18 juillet 2007 3 18 /07 /2007 13:57
J’aurai bien aimé être présent les 6 et 7 juillet 2007 sur la colline de Sion en Lorraine pour vivre les heures de musique associée à la spiritualité. Les intentions des organisateurs du festival sont évidemment attrayantes : L’objectif de notre association est de permettre, par la musique, le chant et l´art, la rencontre entre des univers culturels et spirituels très différents. Le thème de Festi-live 2007 "Essaie la paix", a pour vocation de donner l´occasion aux participants de vivre une grande fête de la chanson, de la musique et d´autres expressions artistiques autour de convictions humanistes.
Voir le groupe Ange.
Je passe un courriel à l’organisateur du spectacle, Michel Petitdemange pour saisir l’impact de son enthousiasme. En effet, je n’ai pas trouvé dans la presse de compte rendu qui me fasse sentir comment a été vécu ces deux jours et le site de Festi’live ne donne que la structure organisationnelle. Mais je n’ai pas sous le coude toute la presse.
Selon la Croix du 12 juillet 2007, explique Michel Petitdemange, « le catholicisme est exculturé. Notre but est de le réintégrer dans la société et d’ouvrir le dialogue entre les croyants et les non-croyants, sans chercher à convertir ou à avoir le monopole ».

Voilà un objectif qui me plait et qui rejoint ce que nous essayons de réaliser aux niveaux des arts plastiques notamment avec la biennale d’art sacré actuel (Confluences). Je suis entièrement disposé à tout ce qui est en notre pouvoir pour que disparaisse le fossé culturel entre Eglise et Société. Un festival de deux jours – ou de deux mois – suffit-il pour cela ?
Si ces initiatives culturelles contemporaines ne demeurent que plaquées sur une ancestrale culture d’Eglise, quelle chance d’acculturation ?

Les chrétiens ne portent pas de vêtements différents de ceux des citoyens, lit-on quelque part dans une lettre à Diognète, §5. Ils vivent comme tout le monde.
Je pense qu’il n’y aura pas de contemporéanité possible sans l’acceptation de l’abandon de coutumes et costumes d’autres temps. Après tout festival très moderne demeure la question : peut-on durablement réussir une inculturation ecclésiale sans réviser les habitudes passées ? L’authentique tradition ne demande–t-elle pas une mise à jour des codes de transmission ?
A regarder les images que les médias donnent, je ne peux que détourner la tête des dentelles et peau de lapin (ou d’hermine) qui furent jadis vêtements à la mode.








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Jeudi 19 juillet 2007 4 19 /07 /2007 11:09
Je n’avais pas lu l’article de A.-B. Hoffner (voir ci-dessous) quand j’ai écrit mes pensées sur le décalage culturel, entre Eglise et Société. Comme je pense que la réflexion de ces musiciens est bien menée je la transcris ici. Surtout, elle est beaucoup plus sérieuse. Un bon complément à mes propres pensées.
Enfin, je suis persuadé que l’abandon par « l’Institution » des costumes XVe ou XVIIe, chapeau rond ou  bonnet à corne, marquerait une ouverture sans retour. Ce serait le signe d’une insertion en plein XXIe siècle.
En fait, il faudrait un vrai débat, officiel, sur la question. L’article de la Croix en donne la trame.
Pourtant, il y a un point sur lequel je prends une distance : le qualificatif « chrétien ». Il n’y pas d’art chrétien. Ni musique, ni rock, ni peinture, ni sculpture, ni littérature, etc… chrétienne. Il y a des musiciens qui créent de la musique et qui sont chrétiens, des philosophes (des rockeurs) qui témoignent de leur attachement au Christ tout en étant philosophe… rockeurs.
Le contenu d’une œuvre artistique peut raconter une histoire chrétienne et en ce sens, il est logique de parler d’art chrétien ; est-ce que cela sera toujours de l’art ? A.-B. Hoffner souligne cette nuance en parlant de « ceux qui ont fait le choix de textes au message “indirect” ».
Va-t-on limiter la création chrétienne à ce qui relève directement du catéchisme ?
Des sentiments non explicitement évangéliques peuvent conduire à la vérité du Christ ce qui m’incite à dire que l’on ne peut, en Eglise, limiter l’art au label dit « chrétien ». En un mot, parler d’art chrétien est trop étroit. Parlons, de l’homme qui se reconnait dans la ligne du Christ et qui crée de la musique, des poèmes…. Une nuance minime, me direz-vous. N’est-ce pas le nœud du dialogue tant souhaité par les musiciens rencontrés par A.-B. Hoffner ! La pointe du débat de l’inculturation d’une Eglise « exculturée », (voir le texte d’hier).




La scène rock chrétienne traverse une crise

Trois groupes, dont Glorious,
ont décidé d'arrêter la scène. Plusieurs
se plaignent d’un manque de soutien de l'Eglise

"C'est le cœur rempli d'émotions que nous vous annonçons qu'il est l'heure pour nous aujourd'hui, après cinq ans de tournées, de faire une pause, de réfléchir sur l'avenir." Le groupe de pop-louange Glorious a choisi d'informer ses fans via son site Internet. En fait de pause, l'arrêt pourrait se prolonger. Avant même leur dernier concert fin septembre, les trois frères Pouzin - Aurélien (27 ans), Benjamin (24 ans) et Thomas (23 ans) - se sont inscrits aux Assédic et se disent "en phase de recyclage". Ils ne sont pas les seuls. Deux autres formations -le groupe de rock Totus, emmené par Vincent Buisset. et celui de reggae Spear Hit - ont eux aussi décidé d'arrêter la scène. Certains contient une envie de poursuivre "de leur côté", voire une lassitude après plusieurs années de création commune. Mais tous partagent un même constat : le manque de soutien de la part de l'Église.
"Depuis un an, nous avions le sentiment d'être seuls à tirer notre barque" raconte Aurélien Pouzin. Glorious, souligne-t-il, n'a jamais "demandé de l'argent" mais "d'être soutenu en communication" : par la pastorale des jeunes, des familles, les médias chrétiens, etc. "Les prêtres n'arrêtent pas de dire : il nous faut des jeunes. Mais certains refusent de coller une affiche, au fond de leur église, parce que le concert n'a pas lieu dans leur paroisse", s'insurge son frère Thomas.
Le constat vaudrait surtout pour ceux qui ont fait le choix de textes au message "indirect". Ancien leader du groupe Totus, Vincent Buisset peut en témoigner : il vient de terminer un album - "Venez et voyez" - avec son autre groupe, Sentinelle, qui, lui, reçoit "un accueil fantastique". "L'Église est prête à utiliser des artistes pour animer, mais pas à soutenir les projets de ceux qui veulent avancer en eaux profondes », regrette-t-il. Comme lui, son producteur Rodolphe Tipy, de la société Esquisse Prod, aimerait que les choix de l'Église soient "moins limitatifs".
Lorsqu'ils se sont lancés, souvent après une rencontre avec Jean-Paul II, ou aux JMJ, ces artistes étaient bien conscients qu'ils ne feraient pas fortune. Une chose les agace tout de même : l'idée selon laquelle "parce que c'est catho, ça doit être gratuit". Sur ce point, le fondateur du festival de Pâques à Chartres, Jean-Baptiste Fourtané renvoie la balle aux spectateurs "qui sont prêts à payer 50 € pour une place de concert à Bercy, mais rechignent à payer 40 € un pass leur donnant accès à 35 concerts dans un festival chrétien", Résultat : certains groupes se produisent à perte. Ou bien, en infraction à la loi, ne déclarent qu'une partie de leurs membres.
Tous font d'ailleurs état de difficultés financières. Thomas, le plus jeune des frères Pouzin et le seul à ne pas avoir charge de famille, n'aurait même jamais été payé.
Pour Jean-Baptiste Fourtané, "jeter la pierre aux évêques serait trop simple", Mais à ses yeux, c'est vrai, "l'Église n'a pas suffisamment conscience de l'enjeu. Pourtant si elle veut toucher les 10-18 ans, il faut passer par la musique", La Conférence des évêques de France ne se défend guère. D'ailleurs, personne ne suit le dossier au siège. lnès Azaïs, responsable de la pastorale des jeunes à Paris, en convient : "La musique chrétienne ne figure pas parmi les priorités de l'Église. Elle est sur plusieurs fronts à la fois, et celui-ci n'est pas le premier." "Pourquoi ferait-on la promotion d'un groupe sous prétexte qu'il est chrétien ?". s'interroge de son côté le P. Benoît de Sinety, chargé avec elle du festival parisien de musique rock Holy Wins, "Après tout, on n'a jamais vu un écrivain chrétien demander l'appui de l'Église." Tout en reconnaissant le "courage" de ces jeunes qui «mouillent leur chemise", il estime que "ce n'est pas l'Église qui peut leur ouvrir les portes de la notoriété",
Les musiciens français, d'ailleurs, en conviennent. Si le "rock chrétien" rencontre davantage de succès dans le monde anglo-saxon, c'est que les frontières y sont moins étanches. "Les grandes radios refusent de diffuser nos chansons, parce que cela revient selon elles à cautionner le message catho", constate Thomas Pouzin. Reste la question de « d'efficacité)" d'un tel outil d'évangélisation, qui, manifestement, fait encore débat dans l'Église. Vincent Buisset et les autres souhaiteraient que les évêques de France s'en emparent, "au cours d'une de leurs assemblées générales à Lourdes". ..
ANNE-BÉNÉDICTE HOFFNER La Croix, 17 juillet 2007




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  • 31/01/1942
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  • Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf
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