Jeudi 4 juin 2009

A Confluences nous avons exposé ses œuvres. Chaque rencontre était un plaisir. Je remercie Jacques de m'avoir communiqué ce témoignage.


Evaristo nous a quittés. Il est parti, entouré de tous les siens, après une longue et épuisante maladie. Il est parti et déjà il nous manque. Nous sommes désemparés devant le vide que son départ a créé, car son amitié chaleureuse et généreuse nous a accompagnés tout au long de nos chemins. Il nous a insufflé cet amour fraternel sans lequel la vie n'aurait pas de sens. Mais il nous laisse aussi en héritage son œuvre immense, intemporelle, pathétique.

Homme passionné, ami des poètes, éveilleur  d'âmes, il était un infatigable quêteur d'infini et chercheur d'absolu. Je cite ici ses propres mots : «  Il ne faut jamais renoncer. On peut douter, mais renoncer, jamais ! La vie est dure et épineuse, et pour qu'elle devienne supportable, il faut avoir de la patience, travailler et aimer. » Et  il aimait reprendre ce précepte de St Benoît : Ora et labora.

Que de joie il nous lègue, lui qui aimait tant la vie, malgré les blessures endurées dès l'enfance et les luttes harassantes pour le pain quotidien. Immigré espagnol à l'âge de seize ans, dépouillé de tout, Evaristo termine son errance ici à Saint-Fons pour reconstruire son existence. Quand on a tout perdu, il reste encore l'amour. Son rire dévastateur, sorti des profondeurs de son être, nous enchantait mais pouvait tromper car il masquait parfois son inquiétude et ses angoisses.

« Je ramène tout dans le monde angoissé qui ronge mon âme » a-t-il écrit.

Evaristo a toujours lutté. Jusqu'au terme de sa vie malgré les affres de la maladie. Il nous a enseigné avec la délicatesse qui le caractérisait et le témoignage  de sa vie d'homme l'amour du travail et du combat.

«  Notre vie est un combat, un rêve dans l'immensité d'un monde sans fin. Grâce nous a été donnée de sentir les pulsations profondes et occultes de ce grand mystère qu'est la vie. Et sans notre inquiétude notre vie serait un désert. »


Il demeure  -et demeurera toujours-  un artiste unique, incomparable, vrai, en communion constante avec la nature qu'il a fait vibrer dans ses forces de vie et avec les êtres en souffrance, présents ou passés, dans  une compassion qui l'étreignait au point d'en perdre le sommeil.

Il n'a jamais esquivé l'idée et la réalité de  la mort. Elle est présente dans toute son œuvre, vécue non comme une fatalité paralysante mais comme une composante de notre destinée. Nous naissons et nous mourrons. Ainsi en est-il sur cette terre.

Je le cite encore : «  La vie, notre vie, est un présent que Dieu nous a donné et  nous savons qu'un jour il peut -et c'est naturel- nous l'enlever. Rien n'est éternel pour nous les hommes ».

Au-delà de sa disparition, son regard malicieux et son sourire empreint de bonté n'ont pas fini de nous interpeller pour nous aider à poursuivre notre route avant de le rejoindre. Heureux sommes nous d'avoir pu le rencontrer et l'aimer.

 

Jacques Dugelay

4 mai 2009

 

Par Michel Durand - Publié dans : Art - Communauté : Christianisme
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Dimanche 29 mars 2009
Voici une pensée de Jean-Marie Delthil que je suis heureux de publier.
J'aurais dû le faire il y a bien longtemps
:

 Jean-Marie Delthil à la BASA 2006



Je ne pense pas que la crise financière actuelle - et donc humaine - soit la cause première du profond mal-être qui nous atteint, mais ce serait plutôt la conséquence, selon moi, d'un manque avéré, évident, de confiance, de cette confiance que nous ne parvenons plus ou si difficilement à nous donner les uns aux autres.
Manque de confiance en l'homme.
Manque de confiance en Dieu.
Oui, nous nous sommes absentés de la présence de Dieu, parfois sans bien même le savoir - Lui, nous recherche toujours !


Par Michel Durand - Publié dans : Art - Communauté : Christianisme
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Samedi 28 mars 2009
Beaucoup d'artistes, pour qualifier leurs créations d'aujourd'hui, ne veulent plus utiliser le mot « contemporain ». En effet, ce concept classe, dans l'histoire de l'art, parmi un certain type d'expression avec lequel certains plasticiens ne veulent pas être assimilés. Qui souhaite se retrouver dans la descendance de Marcel Duchamp ?
L'art contemporain, du reste, semble s'être arrêté avec les années 70, disent les universitaires.
Alors, aujourd'hui, pour signifier une autre école, on, parle d'art actuel.
Même en musique, le qualificatif « actuel » est employé.
Pourquoi ce refus de l'art contemporain ? Pas assez spirituel ? Trop tourné vers la matière, même fécale ?...
J'ai découvert sur dailymotion cette vidéo qui alimente le débat.


A Luxembourg, capitale européenne de la culture, l'art c'est du cochon.
Casino Luxembourg - forum d'art contemporain


Par Michel Durand - Publié dans : Art - Communauté : Christianisme
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Samedi 7 mars 2009
Par Michel Durand - Publié dans : Art - Communauté : Christianisme
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Mercredi 4 mars 2009
  • Fils, vous l'êtes bien ; Dieu a envoyé dans nos cœurs l'Esprit de son Fils qui crie : Abba - Père ! Tu n'es donc plus esclave, mais fils, et comme fils tu es aussi héritier ; c'est l'œuvre de Dieu.
  • Gal 4, 6-7

Je pense avoir trouvé le titre de la prochaine biennale d'art sacré actuel, fin 2009, dont le thème est « Filiation ».

La biennale est organisée par Confluences avec Arts, Cultures et Foi, de l'Eglise de Lyon.

Je soumets ce titre : « Par le Fils » à l'approbation de toutes les personnes concernées, notamment les artistes exposants.

Avec « par le Fils », je privilégie non l'ascendance, mais la descendance. On est tourné vers le futur. C'est le fils actuel qui peut transmettre aux générations à venir ce que fut le père alors que celui-ci n'est plus. Ainsi pour la dimension humaine.

« Par le Fils » convient aussi, et je dirais même surtout, dans le contexte de l'Evangile ; Bonne Nouvelle, annoncée à toutes et à tous, aujourd'hui et demain. En effet, comment connaître le père biologique si ce n'est par le fils ? Et comment connaître le Père de tout l'univers si ce n'est par le Verbe (le Fils) engendré de toute éternité et manifesté à nous, les hommes, grâce à la chaire humaine donnée en Marie ?

Titre donc qui me semble convenir tant dans son aspect humain que dans son aspect religieux, chrétien. Attendons les avis de toutes et de tous.

La consultation est lancée.  


Par Michel Durand - Publié dans : Art - Communauté : Christianisme
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  • : Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf
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