Mardi 29 avril 2008
Croissance



les fleurs se multiplient
les feuilles se font toute petite.
comparons avec la photo
du 18 avril


par Michel Durand publié dans : Art communauté : Christianisme
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Vendredi 18 avril 2008

Christiane, en octobre 2007, me donna pour mon jardin sur le toit, un petit brin de trèfle. Minuscule.

Elle me dit : « Enfin, il faudra attendre l'année prochaine ».

Je ne savais quoi faire de ce trèfle à trois feuilles ; il semblait se terminer par une graine, minuscule. Je pose tout dans la terre d'un pot de fleurs.

L'hiver passa.

Le trèfle était oublié. Où l'avais-je mis ?

Un matin, regardant, grâce à un timide soleil, mon jardin sur le toit  - un toit si peu fiable qu'on y a mis des bâches de plastique  vert retenu par des baguettes de bois pour le rendre étanche - je vis une touffe d'herbes. Miracle de l'enfouissement dans la terre. C'est certainement ici que j'avais déposé le minuscule brin de trèfle. Il s'est multiplié en milliers de brins. Comment a-t-il pu faire ?

Je ne savais pas qu'il pouvait ainsi se répandre.

Puis, plus tard, des fleurs sont apparues.


J'ignorais qu'un trèfle fleurissait. De belles fleurs mauves.

Disparition.

Apparition.


Nouvelle vie en abondance.

Pâque.

 
par Michel Durand publié dans : Art communauté : Christianisme
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Vendredi 4 avril 2008

L'expo de Roger Garin, "en marge", dure jusqu'à la fin de mai. La meilleur présentation que je puisse en faire est de vous inviter à voir comment il en parle lui-même.

  • Confluences, espace culturel de Saint-Polycarpe, 25 rue René Leynaud, Lyon 69001.
  • espace d'exposition ouvert les jeudis, vendredi et samedi de 15 h à 18 h.

Plus d'information, se rendre sur le site de Confluences.



par Michel Durand publié dans : Art communauté : Christianisme
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Mercredi 12 mars 2008
Je suis en train de mettre en pages le prochain numéro de Confluences. Cette revue, devenant un trimestriel, change profondément de statut. Je pense utile de vous donner à lire, avant publication, le contenu de l'éditorial. Si cela vous dit de réagir, merci de le faire.


Ce numéro du désormais trimestriel de Confluences n’a pas encore obtenu sa forme définitive. Il s’en approche. Son ambition serait la rencontre nouvelle de lecteurs non obligatoirement affilié à l’association « les amis de Confluences ». Tel était le statut de l’ancien mensuel. La disparition des abonnements liés au service catholique de la pastorale du tourisme et des loisirs entraîne cette nouvelle donne.
Pour publier une revue atteignant un millier de lecteurs, je pense que des rapprochements avec d’autres réalités culturelles seraient le bienvenu. J’en connais au moins deux avec qui nous pourrions nous associer. Si je ne les cite pas dans cet édito, c’est tout simplement pour laisser complètement ouvert le champ de la liberté. Nous savons que les alliances ne sont jamais faciles.
Des excursions, voyages ou visites d’expositions que nous proposons, nous gardons toujours la conviction que la beauté édifie l’humanité. Celle-ci n’est pas coupée en secteurs hermétiques. Au contraire, une authentique symphonie relie entre elles, les actions du militant politique, caritatif et celles du plasticien. Les outils du peintre et du travailleur social diffèrent. Leurs engagements au service d’une amélioration de l’homme montre de nombreuses connivences. Avec des armes différentes, l’un et l’autre travaillent dans le même but : « (se) construire par la beauté ». expostpo.jpg
Les œuvres de Roger Garin, accrochées sous le titre « en marge » dans le mystérieux et superbe écrin de l’espace culturel Saint-Polycarpe, s’offrent aux visiteurs comme un signe providentiel : le doigt de Dieu, d’événements en événements inattendus, trace sa présence en incarnant son Verbe au milieu des nombreuses galeries d’art contemporain qui s’ouvrent sur les pentes de la Croix-rousse. Rencontre qui ne saurait qu’être fructueuse entre une volonté municipale « laïque » et une opportunité ecclésiale chrétienne.
Les œuvres de Roger Garin sont belles. Certaines personnes les trouvent majoritairement sombres, tristes. En effet, le cheminement qui conduit de l’ombre – « chemin de croix de SDF » – à l’éclat d’une résurrection, est long. Il passe par « Ecce Homo » et « sans papier » - une installation qui risque de n’être perçu par un regard inattentif que comme une immense surface de papiers collés au mur où dominent les gris et les noirs.
Sombre ? Triste ?
« Non, répond l’artiste dans le DVD que nous avons réalisé, mes œuvres ne sont pas tristes, elles sont graves ».
Belles et graves.
Le dominicain Lacordaire, fondateur en 1872 de la Société de Saint-Jean pour l'encouragement de l'art chrétien, très vite reconnue d'Utilité Publique, proclamait en chair : « la vérité s’arrête à l’intelligence, la beauté pénètre jusqu’au cœur. Elle est, dans tous les êtres doués de connaissances et de sentiments, le premier mobile qui leur donne l’impulsion »*.
Alors que les premiers théologiens (Pères de l’Église) ne se préoccupaient pas vraiment des expressions visuelles que les artistes donnaient au message révélé, depuis le IIe siècle, l’attrait pour un beau suggestif du salut obtenu en Christ, poussait les artistes à décorer les sépultures chrétiennes (catacombes) -nous en avons de nombreux témoignages-, les maisons-églises puis les basiliques ouvertes au culte chrétien.
Aujourd’hui encore, estime Mgr J.L. Bruguès, op., le discours officiel de l’Eglise ne se penche guère sur l’offre possible des arts plastiques*. Quand il le fait, c’est souvent en enfermant l’expression artistique dans le lieu cultuel. L’art liturgique, religieux, répond alors à une commande. Il est enchâssé dans un dogme qui brime la spontanéité du créateur or, celui-ci par sa créativité même a une parole forte à dire, un sentiment à exprimer apte à édifier le monde. En ce domaine, la « lettre aux artistes » de Mgr Ph. Barbarin, publiée dans « Jardins intérieurs »**, me semble être une extraordinaire exception.
Heureusement, des théologiens, bien que peu nombreux, posent des jalons. Dans ces colonnes de « Confluences », je vous ai certainement parlé de H. Urs von Balthazar et également de Jérôme Cottin. Selon eux, l’art ne peut s’enfouir dans un esthétisme qui couperait du monde. Il est révélation, en tout domaine, de l’essentiel.

*Voir nouvelle revue théologique 130/1
** Jardin intérieurs, Regard croisé sur l’art et la foi, Parole et Silence - DDB, 2007.

par Michel Durand publié dans : Art communauté : Christianisme
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Samedi 8 mars 2008

Suite à l'article : l'art, expression de la vie au quotidien,
je reçois le commentaire ci-dessous.

Je pense que je ne peux que vous le communiquer, tellement il souligne bien la question du rapport entre l'art et la vie.
Un ami avec qui nous échangions sur ce même sujet me rappela que le mouvement hitlérien avait pu s'imposer parce que la société allemande s'était largement laissée prendre l'esthétisme. Les adultes ne voyaient pas (ou ne voulaient pas voire) que leur jeunesse prenait le chemin de la dictature.



Bonjour,
J'ai eu envie de répondre à cet article... Très intéressant, très documenté, très juste aussi me semble-t-il dans les questions abordées... Mais cela me fait un peu mal de vous entendre déclarer, à la suite de Jérôme Cottin, que "la réappropriation chrétienne de l'art s'accompagne d'un désintérêt pour le monde et ses problèmes... le monde est laid mais la foi, elle, est marquée fondamentalement du sceau de la beauté... Ce n'est pas le monde et ses valeurs esthétiques que l'Eglise se réapproprie mais une certaine tradition ecclésiale... L'engagement pour les causes perdues, la dénonciation des injustices se sont transformés en recherche du beau....."
Comme j'ai eu l'occasion de vous le dire, je m'occupe d'expos dans l'église St Pierre les Minimes de la place de Jaude à Clermont (une église très fréquentée l'hiver par les SDF...). S'ils n'y sont pas en peinture, ils y sont... et on ne peut oublier leur vie quotidienne. C'est aussi pour eux, comme pour toutes les personnes qui entrent et qui veulent prendre un temps de paix, que nous avons aménagé une chapelle "autrement".
Pour nous, s'ouvrir à l'art d'aujourd'hui, c'est ouvrir les portes à ceux qui regardent la vie autrement, c'est élargir nos champs de vision, c'est écouter ce que d'autres ont à dire, écouter des avertissements qui ne viennent pas forcément des membres de l'Eglise...
Il ne fut pas question pour nous, dans nos objectifs, de "recherche du beau et de l'harmonie"...
Qui serions-nous pour en juger ?
Qu'est-ce que le beau ?
Je ferai tout pour aller voir l'expo de Roger GARIN. Je ne trouve pas du tout déplacé que l'art serve aussi à militer et, en toute démarche humaine je donne beaucoup de prix à ce qui crée des passerelles entre les hommes.
A bientôt j'espère !
Cécile Crespy, Clermont-Ferrand.


par Michel Durand publié dans : Art communauté : Christianisme
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  • : Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir travaillé comme serveur de restaurant tout en étant au service d'une paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Là, je me suis beaucoup intéressés à l'art contemporain tout en enseignant l'iconographie chrétienne. Cela m'a donné l'occasion, dans le cadre des loisirs culturels, d'organiser de nombreuses expositions. Avec des amis, nous avons ouvert une galerie d'art dans le Vieux-Lyon, Confluences - 20 années de présence. Ces activités […]
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