Christiane, en octobre 2007, me donna pour mon jardin sur le toit, un petit brin de trèfle. Minuscule.
Elle me dit : « Enfin, il faudra attendre l'année prochaine ».
Je ne savais quoi faire de ce trèfle à trois feuilles ; il semblait se terminer par une graine, minuscule. Je pose tout dans la terre d'un pot de fleurs.
L'hiver passa.
Le trèfle était oublié. Où l'avais-je mis ?
Un matin, regardant, grâce à un timide soleil, mon jardin sur le toit - un toit si peu fiable qu'on y a mis des bâches de plastique vert retenu par des
baguettes de bois pour le rendre étanche - je vis une touffe d'herbes. Miracle de l'enfouissement dans la terre. C'est certainement ici que j'avais déposé le minuscule brin de trèfle. Il s'est
multiplié en milliers de brins. Comment a-t-il pu faire ?
Je ne savais pas qu'il pouvait ainsi se répandre.
Puis, plus tard, des fleurs sont apparues.
J'ignorais qu'un trèfle fleurissait. De belles fleurs mauves.
Disparition.
Apparition.
Nouvelle vie en abondance.
Pâque.
par Michel Durand
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L'expo de Roger Garin, "en marge", dure jusqu'à la fin de mai. La meilleur présentation que je puisse en faire est de vous inviter à voir comment il en parle lui-même.
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Confluences, espace culturel de Saint-Polycarpe, 25 rue René Leynaud, Lyon 69001.
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espace d'exposition ouvert les jeudis, vendredi et samedi de 15 h à 18 h.
Plus d'information, se rendre sur le site de
Confluences.
par Michel Durand
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Suite à l'article : l'art, expression de la vie au
quotidien,
je reçois le commentaire ci-dessous.
Je pense que je ne peux que vous le communiquer, tellement il souligne bien la question du rapport entre l'art et la vie.
Un ami avec qui nous échangions sur ce même sujet me rappela que le mouvement hitlérien avait pu s'imposer parce que la société allemande s'était largement laissée prendre l'esthétisme. Les
adultes ne voyaient pas (ou ne voulaient pas voire) que leur jeunesse prenait le chemin de la dictature.
Bonjour,
J'ai eu envie de répondre à cet article... Très intéressant, très documenté, très juste aussi me semble-t-il dans les questions abordées... Mais cela me fait un peu mal de vous entendre déclarer,
à la suite de Jérôme Cottin, que "la réappropriation chrétienne de l'art s'accompagne d'un désintérêt pour le monde et ses problèmes... le monde est laid mais la foi, elle, est marquée
fondamentalement du sceau de la beauté... Ce n'est pas le monde et ses valeurs esthétiques que l'Eglise se réapproprie mais une certaine tradition ecclésiale... L'engagement pour les causes
perdues, la dénonciation des injustices se sont transformés en recherche du beau....."
Comme j'ai eu l'occasion de vous le dire, je m'occupe d'expos dans l'église St Pierre les Minimes de la place de Jaude à Clermont (une église très fréquentée l'hiver par les SDF...). S'ils n'y
sont pas en peinture, ils y sont... et on ne peut oublier leur vie quotidienne. C'est aussi pour eux, comme pour toutes les personnes qui entrent et qui veulent prendre un temps de paix, que nous
avons aménagé une chapelle "autrement".
Pour nous, s'ouvrir à l'art d'aujourd'hui, c'est ouvrir les portes à ceux qui regardent la vie autrement, c'est élargir nos champs de vision, c'est écouter ce que d'autres ont à dire, écouter des
avertissements qui ne viennent pas forcément des membres de l'Eglise...
Il ne fut pas question pour nous, dans nos objectifs, de "recherche du beau et de l'harmonie"...
Qui serions-nous pour en juger ?
Qu'est-ce que le beau ?
Je ferai tout pour aller voir l'expo de Roger GARIN. Je ne trouve pas du tout déplacé que l'art serve aussi à militer et, en toute démarche humaine je donne beaucoup de prix à ce qui crée des
passerelles entre les hommes.
A bientôt j'espère !
Cécile Crespy, Clermont-Ferrand.
par Michel Durand
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