Samedi 27 juin 2009

Robert BEAUVERY

Lyon, juillet 2009



Aux Amis et Communautés qui s'associent à

mon séjour hebdomadaire, le vendredi,

au Centre anti-cancéreux Léon Bérard à Lyon

Ainsi qu'aux internautes inconnus.


Chers tous,


Mon état et mon combat m'ont rapproché de vous par le resserrement des liens humains déjà existants et des liens AUTRES qui relèvent de sources qui nous dépassent. Merci.

Quelques nouvelles:

1. AU TERME D'UNE LONGUE MALADIE....

Expression pudique, reçue, pour annoncer le décès d'une personne victime de cancer, laquelle est devenue, encore aujourd'hui, une maladie des plus pénalisantes et redoutées. Une maladie longue, sauf exceptions, avec des périodes de rémissions et de retours offensifs qui mettent à l'épreuve la résistance des patients et de leur entourage... Une maladie préoccupante avec les surveillances quotidiennes, les soins hebdomadaires, les examens réguliers... une maladie envahissante qui diminue la liberté du champ de conscience au point, dans certains moments, de ne plus penser qu'à elle à l'exclusion de tout le reste. Une maladie qui peut finir par trouver une place secrète dans le sub conscient du malade avec les interrogations, sans réponses, quant à la durée et à l'issue du traitement.


2. UNE THERAPIE SPIRITUELLE

Au Centre Léon Bérard, un espace spécifique lui est réservé, le lieu de culte inter-religieux auquel architectes et artistes ont réussi à donner une ambiance d'intimité, propice à entrer en soi-même, et une ambiance de transcendance, propice à sortir au-delà de soi.

A l'entrée, un cahier reçoit des prières de demandes, à travers lesquelles les patients expriment leur combat et le lecteur que je suis peut apercevoir des expressions recurrentes comme par exemple : l'expérience de la proximité de Dieu à leur vie ; la lourdeur parfois écrasante de la maladie ; l'appel à être secouru, réconforté, aidé, renouvelé dans le courage et la force pour la poursuite du combat ; le passage de la révolte face au mal, à l'acceptation de ce même mal, comme une nouvelle condition de l'existence, au point de pouvoir écrire : « mon cancer ! » « ma maladie » ; l'abandon total de soi entre les mains de Dieu : « Seigneur, je remets tout entre tes mains : mon cancer, ma séropositivité tout ; garde-moi en toi. Seigneur, fais le don de la vie à mon corps, à mon cœur, à mon âme ».

La thérapie spirituelle ne laisse pas dans l'ombre le mal, en lui-même ni les complicités personnelles avec lui ; mais elle invite le sujet à bien identifier le mal et les complicités éventuelles, pour les répandre devant Dieu, présent à tous les instants de la vie de ses enfants. Ensuite, il convient de poursuivre la lutte avec LUI soit jusqu'à la guérison toujours possible, soit jusqu'à la mort « au terme d'une longue maladie » que la foi peut encore éclairer : « Encore une journée où mon époux se dégrade, Seigneur, Marie, aide-le dans sa fin de vie »


CONCLUSION

Certes, il n'existe pas de lieu où l'homme ne puisse s'engager dans la thérapie spirituelle, la pneumathérapie, cf. Gn.28,17. Cependant, un lieu de culte, une chapelle, intégrés dans l'hôpital est un lieu privilégié, spécifique qui offre aux patients la possibilité d'une élévation non pas en dehors de soi mais au-delà de soi. Les Ecritures laissées sur le cahier permettent au lecteur d'entrer en fraternité avec leurs auteurs dans le jeu de la Communion des Saints. La thérapie spirituelle permet au patient non seulement d'entrer en relation avec Dieu mais encore en communion avec les autres malades..


Robert Beauvery

 

Par Michel Durand - Publié dans : Témoignage - Communauté : Christianisme
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Vendredi 26 juin 2009
Suite au texte d'hier, je repense à cet essais qu'un  ami m'a passé, il y a très longtemps. Il trouve aujourd'hui très bien sa place.

S'il y a bien un objet qui matérialise la bêtise de cette société décadente et matérialiste, c'est le téléphone portable. Il n'aura été nécessaire que de quelques années, qui se comptent sur les doigts d'une main d'un bûcheron, pour en équiper la quasi-totalité des Occidentaux. Pourtant, qui d'entre-nous avait réellement besoin d'un « talkie-walkie » en permanence sur lui ? Que d'intelligence déployée, et de vertus gâchées par des jeunes gens dans les agences de publicité pour persuader, non seulement les masses mais aussi la classe dirigeante, de l'utilité mais surtout du caractère socialement valorisant de la possession ce laid engin. Quelques utilisations utiles mais très marginales légitiment un déluge d'applications et d'acquisitions non seulement inutiles mais surtout nuisibles aux relations cordiales entres les êtres mais aussi à la préservation de la Création.

Demain, nos grands hommes d'industrie et de la finance inventeront un nouveau gadget imbécile. Les publicitaires se chargeront alors d'en écouler les réserves en aliénant au consumérisme et au mercantilisme toujours d'avantage les populations. A cette fin, Il suffira d'attiser les pulsions et les instincts les plus archaïques, les plus vils, les plus bas, que nous avons tous en chacun de nous, de faire régresser notre conscience et notre liberté. Notre jeunesse embrigadée dans les trusts n'a t-elle d'autre destin plus glorieux que de participer à cette œuvre de malfaisance ?

Que d'actes de goujateries n'ont pas été commis grâce ou plutôt « à cause » du téléphone portable. Des convives dont le téléphone sonnent lors d'un dîner et, pis encore, qui se lèvent de table pour téléphoner. Une voisine qui parle sans gêne dans un wagon. Le téléphone exhibé fièrement et vulgairement pour pallier à d'une existence sociale commune et construite au travers l'acquisition des derniers articles à la mode. Les esprits faibles ne savent non seulement pas y résister mais, en sus, ils s'en pensent valorisé. Ces cerveaux sans courage ne se recrutent pas seulement dans les classes défavorisées ; nous les trouvons aussi en nombre chez ceux qui n'ont aucune des excuses dont peuvent légitimement se prévaloir nos frères qui sont nés moins favorisés. Au théâtre, dans les lieux de cultures, la sonnerie d'un téléphone portable est encore plus odieuse. D'autant plus que les minus qui se prêtent à ce jeu y trouvent une façon d'exister socialement, souvent inconsciemment. Le téléphone portable sonne d'abord le butor qui sommeille en chacun de nous. On songe alors à ces esprits gras qui pensent virils et subversifs les sons de leurs concours de pets et de rots.

Mais le pire n'est pas dans ces lieux, respectables mais profanes, c'est à la Sainte messe. Ce temps de pause et de recueillement hebdomadaire est une hérésie dans notre triste contemporanéité ; des personnes qui se réunissent, chantent, prient, avec pour objet de leur culte : rien, ou si peu, ou plutôt tant ; ce souffle imperceptible sur lequel, esprits anachroniques et inadaptés à l'époque du philosophe Michel Onfray, ils veulent faire tenir leur vie toute entière. Ceux-là font le vide pour entendre Dieu. Quelle hérésie dans la société du spectacle et de l'agitation permanente ! Et là, tout coup, retendit le bruit de la sonnerie du téléphone portable. Un bruit abject qui exprime toute la laideur, la technophile, le mercantilisme, de cette époque marquée par le matérialisme le plus vulgaire. Osons l'affirmer : le son du téléphone portable qui sonne pendant la messe est un avant-goût des cloches de l'enfer.

D'ailleurs, pour que nous ayons des téléphones portables, de pauvres enfants y sont justement, aux portes de l'enfer ; ils forent dans des mines de la République démocratique du Congo ; le cobalt est un minerai indispensable à leur fabrication. A quoi bon se dresser dans une posture vertueuse contre l'esclavage si c'est pour ensuite se trouver mille bonnes excuses pour posséder ce bidule ? Pour faire fonctionner le téléphone portable, des centrales nucléaires produisent des déchets hautement toxiques, indéfiniment, qui salissent notre pauvre pays qui n'en demandait pas tant. En bout de chaîne, le téléphone portable s'ajoutera au déluge des déchets de la société industrielle qui polluent la Terre. N'est-il pas hypocrite de se désoler de la destruction de la France et de la Création tout entière si c'est pour considérer légitime pour soi la possession de cet objet que le sourire du Malin nous fait envier sur les affiches de publicité ?

Sommes-nous désormais si serviles face à la société des objets ? Nos esprits sont-ils rendus à ceux de laquais non seulement résignés à leur sort mais plus encore heureux de pouvoir être sonné en tous lieux et en toute heure ? Nous avons une trop haute conscience de la valeur que Dieu à donné à nos vies pour nous considérer de la sorte. Posséder un portable, c'est pécher contre Dieu en salissant la condition et la Création dont il nous a fait le don.

Dominique Collet

 

Par Michel Durand - Publié dans : Témoignage - Communauté : Christianisme
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Mardi 16 juin 2009
Robert Beauvery
Lyon, le 1er Mai 2009




Aux Communautés qui s'associent à mon séjour hebdomadaire, tous les vendredis,
Au Centre anticancéreux de Léon Bérard, à Lyon.

Chers tous,

En tout premier lieu, je tiens à vous remercier pour la part aux expressions multiples que vous prenez à ma thérapie. A la demande de plusieurs d'entre vous, je vous écris quelques premières expériences, vécues dans ce Centre.

1. DANS LE CHAMP DU PERE: Cf. Mt. 13,27 et 38.

Il m'a été donné de faire le lien entre le Centre spécialisé et le champ du Père comme s'il en occupait une parcelle où, par le fait même de ma maladie, j'étais envoyé, sans mission canonique précise.

Parcelle originale marquée par l'humanité du personnel depuis les Hôtesses d'accueil dont plusieurs sont atteintes d'handicaps, jusqu'aux grands spécialistes de renom, en passant par les infirmières, les aides soignantes, les techniciens de surface...

Parcelle originale marquée par la place dévolue aux patients : ils sont sollicités pour participer activement à une thérapie chimique personnalisée ; à être des sujets debout qui ont leur mot à dire dans le choix des protocoles...

Parcelle marquée par la solidarité qui s'établit, relativement facilement entre les patients acteurs, du même groupe hebdomadaire de la fameuse chimio ; ainsi, le vendredi, nous sommes autour de 100, aucun enfant, quelques jeunes, des adultes hommes et femmes et des séniors, suivis par 5 médecins qui donnent à chacun le temps convenable d'un entretien - bilan et prospectif.

2. UN MALADE PARMI LES MALADES ...

Il m'a été donné de consentir à entrer dans le rang ; en communauté de malades et de thérapies : en situation privilégiée pour une halte salutaire dans le cours de la vie de chacun.

Je suis frappé par la rapidité avec laquelle les gens laissent la lecture, les revues pour s'intégrer à un groupe de voisins qui se parlent ; par la qualité des échanges dont la profondeur atteint assez souvent les vraies questions de l'existence humaine.

Quand ils découvrent, par eux-mêmes, que je suis prêtre et leur frère, les confidences libératrices se présentent, soit de la part des co-patients, soit des soignants, soit même des chauffeurs de taxi habilités pour véhiculer des malades ; ainsi je suis mis au courant, par les intéressés eux-mêmes, que l'un, jeune papa : « sait langer son bébé », que l'autre, fatigué par la journée passée au volant de son taxi, éclate nerveusement quand il rentre le soir à la maison, auprès de sa femme : «ça ne dure pas et je lui demande vite pardon par un bisou ». La réconciliation conjugale peut devenir sacramentelle !

PREMIERES CONCLUSIONS

Ayant choisi un protocole lent, progressif, je n'ai jusqu'ici subi aucun des effets pénibles de la chimio ; ainsi je me rends aux séances hebdomadaires non seulement dans la sérénité mais dans la joie d'y retrouver ceux qui d'une certaine manière sont devenus les miens.

La grande question qui demeure est celle de ma conversion personnelle plus exigeante encore depuis que je suis solidaire de cette parcelle du champ du Père, le Centre anti-cancéreux Léon Bérard . Que le Seigneur nous bénisse tous.



Aux Amis et Communautés qui s'associent à mon séjour hebdomadaire, le vendredi,

Chers tous,

Merci ! pour tous les signes que vous m'avez exprimés, par lettre ou par téléphone, de votre présence fraternelle à la nouvelle étape de ma vie. À leur manière, ces signes sont aussi une thérapie de l'ordre du cœur et de l'esprit. Merci ! Comme vous m'y avez invité, j'essaie de vous transcrire quelques-unes de mes expériences, vécues ces dernières semaines, sachant très bien que l'écriture si exacte qu'elle se veut est très loin d'exprimer toute la richesse de la réalité.

 

1. Le climat d'humanité du Centre Léon Bérard

Il a été mis à l'épreuve, le jeudi 7 mai. Durant cette journée, en effet, de 8 h. du matin à 20 h., le Centre devait accueillir non seulement les patients habituels du jeudi, mais encore, ceux du vendredi qui ne pouvaient être reçus le lendemain 8 mai jour férié ! je pense ... Épreuve à laquelle le personnel fut préparé, par les responsables, par deux séances pédagogiques, pour sauvegarder l'humanité des soins dispensés en cette journée surchargée. Deux faits m'ont particulièrement marqué et nourrissent mon admiration.

Le premier concerne une doctoresse, à la spécialité reconnue, qui après avoir examiné longuement un patient âgé, assis sur sa chaise roulante, le raccompagne elle-même, en poussant le véhicule jusqu'au service où les soins doivent continuer ... En jour ordinaire, ce travail est accompli par un personnel ad hoc ... aujourd'hui, journée lourde il est accompli par une «patronne» pour ne pas surcharger les autres et rester dans un climat d'humanité, je pense... Le second concerne une infirmière. Il est plus de 17 h 30. Elle me libère des appareils nécessaires à la chimio ; elle me fait le pansement habituel. Nous échangeons sur le poids de la journée exceptionnelle - qu'elle doit continuer jusqu'à 20 h. et elle m'avoue sa fatigue - nous nous séparons et je lui annonce que je manquais de téléphone pour avertir mon taxi. «monsieur j y vais ... » mais?.. Elle revient au bout de deux minutes : « il vous attend dans 10 minutes, à l'accueil n)2 » Le merci vocal n'est rien par rapport aux deux sourires que nous échangeons, en toute humanité ! ...

 

2. Le climat de solidarité

La maladie offre au patient de mieux pénétrer les richesses de la sagesse, de la tolérance, de la bienveillance. Ce n'est qu'une offre que le patient peut ou non accepter, au terme d'une décision personnelle? Ceux qui l'acceptent - et selon ce que je constate au Centre, ils sont nombreux, parviennent à être, non seulement libérés du racisme, de la xénophobie; mais encore à accepter les différenciations sociales, sans les nier. Deux faits m'ont particulièrement marqué... Le premier concerne un « gaulois ». H. est assis juste à côté d'un « maghrébin» plus âgé. Le fils de ce dernier arrive pour être présent à son père - comme cela se fait souvent ! - Le « gaulois» se lève, cède sa place avec quelques paroles de sympathie, afin que le fils soit assis tout prêt de son Père ... et le « gaulois» tout simplement trouve sa place un peu plus loin .... La seconde concerne un « fils » à ma première impression. Un adulte au maximum 40 ans. Son « père », le patient, quelque 20 ans de plus. Je ne suis pas leur conversation, je n'entre en dialogue avec «le fils» que lorsque «le père» entre dans le cabinet de son médecin. J'apprends très vite que celui que j'avais pris pour son« père» c'est son « patron », à la tête d'une petite entreprise artisanale et que lui-même est un de ses ouvriers... H se met à me raconter une merveilleuse histoire de son patron et de l'entreprise. En octobre dernier un cancer osseux facial affecte le patron. H choisit de se soigner, mais de continuer de travailler avec ses ouvriers : en 8 mois la thérapie, aux nouvelles ressources, il a triomphé du mal, avec sa participation active, laborieuse et la collaboration de ses ouvriers... Qu'aujourd'hui c'était la dernière visite qui confirmait la guérison.

Ce que j'avais interprété comme un dialogue chaleureux entre un «fils» et un «père» était une reconnaissance mutuelle entre un ouvrier et son patron.

 

Conclusions provisoires :

Jusqu'ici je ne sentais aucun des effets pénibles de la chimio ... à la différence de plusieurs de mes copatients ; cependant, je connais un affaiblissement général somatique, psychique, intellectuel, spirituel qui handicape la vie quotidienne ; rends plus vulnérable aux diverses allergies et agressions externes ; et, enfin, rapproche réellement de ceux que la chimio épuise. Une des grandes questions qui demeure est celles de la conversion du regard afin d'apercevoir la parcelle de vérité qui peut occuper le cœur d'une femme aux six hommes en attente du 7 è, cf.Jn 4,18 . La grandeur de la générosité de la veuve qui-ne-donne-rien cf. Mc.12,43 ; la foi authentique d'une païenne, cf. Mt.15,2S.

Aidez-moi! Que le Seigneur nous bénisse tous.



Par Michel Durand - Publié dans : Témoignage - Communauté : Christianisme
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Samedi 13 juin 2009

De Jean-Marie Delthil, 12 mai 2009.

Je pense que notre société en est aujourd'hui à un point où précisément nous avons peur du bonheur...

Peur de changer - en mieux si nous sommes responsables, en plus de relations vraies, d'échange et d'aide à la personne, en plus de perspectives ouvertes laissant place à l'inconnu, à l'imagination, en plus de solidarité éprouvée, qui laisse enfin l'autre être lui-même.

Macha Chmakoff : horizon au petit soleil


Nous avons, d'une manière générale, vécu depuis quelques dizaines d'années, ici, en France, en Occident et aux États-Unis, en société du plein puis du trop-plein à bien des points de vues.

La planète s'épuise.

Les hommes changent.

Il va nous falloir lâcher quelque chose de nous-mêmes, de ce qui fait ici nos vies.

Il va nous falloir exister autrement, plus simplement.

Plus cordialement aussi.

Une vie plus éclairée et même lumineuse peut être en perspective, adoptée... mais nous avons peur du bonheur, de ce bonheur, de ce que nous ne connaissons pas encore, mais que nous pressentons. Nous avons peur de ce futur que nous craignons tant d'éprouver...

L'homme a peur de l'inconnu, pourtant l'inconnu construit l'homme, l'aspire d'une certaine manière, vers un meilleur, l'aspirera vers un meilleur, souhaitons-le.

 




 
 
Par Michel Durand - Publié dans : Témoignage - Communauté : Christianisme
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Samedi 6 juin 2009

de Jean-Marie Delthil, 16 mai 2009.


- Trois heures du matin ?!
- Oui, jour après jour, nuit après nuit, pendant des mois...
- Je n'ai pas bien saisi, vous aviez pourtant du travail, pourquoi tant vous amuser et vous    coucher si tard ?!
- Je crois, monsieur, que vous n'avez pas tout à fait saisi... J'étais en effet embauché en contrat d'insertion pour un an, mais je me levais, je me levais ! - je ne me couchais pas à trois heures du matin...
- [ ! ]
- ... pour écrire avant d'aller travailler - oui : je m'amusais alors vraiment ! - ... pour écrire un roman, un genre de tour du monde « politico-poétique », si vous me permettez l'expression.
Monsieur... Ces personnes en insertion, elles que l'on dit peu chanceuses, peu douées, et bien il arrive que certaines d'entre elles... que... oui, certaines d'entre-elles..., comment vous dire ?... ; comment vous expliquer ?...
Non ; restons-en là, monsieur, voulez-vous ?... je crois que...
- [ ! ? ]

Le monsieur est inventé, le reste est vrai.





Par Michel Durand - Publié dans : Témoignage - Communauté : Christianisme
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  • : 31/01/1942
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  • : Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf
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