L’oeuvre qui nous est demandée n’est pas simple profession de foi, mais d’être trouvés jusqu’à la fin dans la pratique de la foi

Publié le par Michel Durand

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codex Egberti, vers 980

 

A la rencontre de lundi dernier – paroisse St Polycarpe, une trentaine de personnes présentes - rencontre où nous parlions de l’engagement de la communauté de Saint-Polycarpe sur le territoire des pentes de la Croix Rousse, s’est nettement affirmé que la vie avec le Christ ne séparait pas le domaine de la prière de celui de l’engagement dans le monde. Nous rappellions que, pour l’Église, la Charité, le soin d’autrui, n’était pas une option. Saint Ignace le dit ainsi dans une lettre aux Ephésiens :

« Ayez donc soin de vous réunir plus fréquemment pour rendre à Dieu actions de grâces et louange. Car quand vous vous rassemblez souvent, les puissances de Satan sont abattues et son oeuvre de ruine détruite par la concorde de votre foi. Rien n’est meilleur que la paix qui réduit à rien toute guerre que nous font les puissances célestes et terrestres.

Rien de tout cela ne vous est caché, si vous avez parfaitement pour Jésus-Christ la foi et la charité, qui sont le commencement et la fin de la vie : le commencement, c’est la foi, et la fin, la charité (cf. 1 Tm 1, 5). Les deux réunies, c’est Dieu, et tout le reste qui conduit à la perfection de l’homme ne fait que suivre. Nul, s’il professe la foi, ne pèche ; nul, s’il possède la charité, ne hait. " On connaît l’arbre à ses fruits " (Mt. 12, 33) : ainsi, ceux qui font profession d’être du Christ se feront reconnaître à leurs oeuvres. Car maintenant l’oeuvre qui nous est demandée n’est pas simple profession de foi, mais d’être trouvés jusqu’à la fin dans la pratique de la foi ».

 

 Pour entendre ou lire l'ensemble de l'homélie : venir ici ------- >

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