La théologie se frotte à la misère quotidienne sociale et ecclésiale - sentir l’odeur des brebis. Pour être crédible, l’Église se fait dialogue
Il me semble juste d’affirmer que plus l’âge avance, plus la pensée s‘affirme. Les esprits critiques peuvent dire : « il radote ».
Je lis sur pourquoi docteur : « Radoter pour donner du sens à son vécu : Répéter une histoire permet non seulement de ne pas l'oublier, mais surtout de consolider une expérience et de réaffirmer une part de soi. Quand une personne âgée raconte encore et encore un souvenir d'enfance, elle cherche à transmettre et à laisser une trace ».
En ce qui me concerne, ce n’est pas un souvenir d’enfance mais la ligne centrale de toute une vie, comme, me semble-t-il, en témoigne l’ouvrage : Michel Durand. Un prêtre engagé entre fidélité et insoumission.
Dans quelques jours, je vais entrer en vacance. Tout le mois d’août. Jadis, alors que j’étais en activité dans le service de la Pastorale des réalités du tourisme et des loisirs (PRTL), je me trouvais un abris dans, ou proche du Sahara, par exemple Djanet (Algérie) ou dans l’oasis de Skoura (Maroc), ou Ouadane après Atar (Mauritanie).
Un mois de quasi solitude. Ermitage.
Actuellement, depuis plus de 10 ans, je rejoins à la maison Saint-André les membres de la famille pradosienne. Vie communautaire où je me donne des temps de solitude pour relire la source de notre vocation, l’Évangile et confronter l’histoire de l’Église aux regards des théologiens.
C’est certainement ce mois d’isolement structurel qui explique qu’actuellement j’ouvre encore les livres de Hans Urs von Balthasar, Karl Rahner, mais surtout, ces dernières années : Christoph Theobald et Jacques Ellul. Ils me montrent le chemin à suivre selon la ligne tracée par le second concile du vatican. Et je constate que je suis de plus en plus incapable de comprendre les engagements pastoraux de certains jeunes fixés dans des traditions écartées de la Source.
La Source ? L’Évangile !
Effectivement je suis sans cesse, de plus en plus, dans l’admiration de constater que les écrits d’Antoine Chevrier, Le Véritable Disciple, s’accordent merveilleusement bien avec les études des théologiens qui occupent mes heures de « retirement » communautaire en août. Theobald, Ellul, avec leurs expressions propres, renforcent ce que le fondateur du Prado écrivait tout en étant proche des gamins non scolarisés accueillis dans la salle de bal, Le Prado. Je perçois Antoine Chevrier étudiant l’Évangile à 1000 % pour suppléer aux enseignements que les professeurs du séminaire n’avaient pas idées de donner.
Autrement dit, si j’étais actuellement, en position d’enseignant, j’établirais un parallèle entre Chevrier, Theobald, Ellul. C’est du reste dans cet esprit que je partage mes études avec quelques chrétiens de la paroisse Saint-Maurice, Saint-Alban. Nous lisons un chapitre de ces auteurs dont je communique la photocopie et nous en parlons ensemble. L’échange nous aide à voir comment concrétiser au quotidien les messages perçus. Du reste, ce blogue en donne régulièrement témoignage. Voir, par exemple ici.
Des dates d’éventuels rencontres chez moi ; (simple proposition modifiable.
À 15 h : 7 octobre ; 2 décembre ; 27 janvier ; 3 mars ; 28 avril ; 2 juin
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