Lettre de juillet

Publié le par Michel Durand

beauvery.jpgR.BEAUVERY

18, rue Sœur Bouvier

69005  LYON                                                                                                        

 

Lyon, le 20.07.10

 

 

Chers Amis,

 

La préparation des Journées de Septembre qui réunissent habituellement Evêque et Prêtres de Lyon avance : quant à l’arrêt de la date : 26-28 septembre et quant au thème retenu : SOIFS SPIRITUELLES DES HOMMES ET FEMMES DE NOTRE TEMPS ;

Merci de me soutenir par vos prières fraternelles d’intercession et vos remarques toujours utiles, afin que je sois un bon et fidèle serviteur à l’ouvrage véritable.

 

  1. BIENHEUREUX LYONNAIS :

Une carmélite de Lisieux m’écrit que les malaises ressentis à Lyon – dont je parlais sur le précédent courrier – existent bien ailleurs dans d’autres diocèses, mais la chance de celui de Lyon, selon elle, c’est de pouvoir en parler. Elle a vu juste ! reste la question de l’utilisation de cette chance ? Au fur-et-à-mesure qu’avance la préparation, les exigences pour chacun des partenaires se précisent.

 

  1. LA CONFIANCE :

Il existe une confiance en Dieu « facile » qui peut, à l’occasion, s’appuyer indûment sur un chant liturgique, comme par exemple, cet hymne : « Vienne Jésus pour dominer la frayeur du naufrage, n’est-il pas le seul maître du navire et des flots »

Cette « facile » confiance pourrait devenir dangereuse si, d’une part, elle jetait un voile pudique « sur-ce-qui-ne-va-pas » et qui refuserait la clairvoyance de la voir en face ; et si, d’autre part, elle ne suscitait un engagement nécessaire, à assumer par l’homme, pour participer, à sa place, à l’amélioration de ce qui ne va pas. La prière est, certes ! nécessaire à tout mais elle ne suffit à rien, cf. Mt. 7, 21ss.

 

  1. UN BESOIN D’OECUMENISME INTERNE :

L’expression est empruntée au diocèse de Bordeaux qui l’utilise pour essayer de gérer les tensions autour de la communauté du « Bon Pasteur ».

L’arrivée des communautés religieuses nouvelles introduit, tout naturellement, sinon des types d’activités pastorales nouvelles, du moins des sensibilités et des mentalités en toute fidélité à la grâce de leur fondateur. En soi, cette arrivée dans le diocèse constitue une richesse dont la fécondité sur le terrain suppose, cependant, une seconde fidélité écclésiale : à l’Evêque, son Presbyterium, au Peuple de Dieu, témoin de l’Histoire du Salut, de la mission de l’Eglise ininterrompue sur l’espace diocésain depuis les origines de la Foi.

De la part des accueillants de ces « nouveaux arrivés », dans le champ du Père, une ouverture d’esprit et de cœur, d’intelligence aussi, est nécessaire pout discerner, comprendre, estimer l’originalité de l’apport de ces nouveaux « frères ». Et, enfin, de découvrir avec eux la fonction qu’ils peuvent accomplir dans l’Eglise diocésaine.

 

  1. URGENCE DE CONVERSION :

 L’entrée effective dans l’équipe de préparation a, d’abord, été pour moi de l’ordre intellectuel de recherche d’informations : bibliques, conciliaires, théologiques, pastorales, sociologiques… et le demeure !  Cependant, l’évolution des travaux elle, m’appelle, au-delà de l’intellectuel, à une conversion plus évangélique. L’un d’entre vous me communique : « soyez détaché de tout (ce que vous produisez intellectuellement et ce que vous faites dans l’équipe de préparation) c’est la condition sine qua non pour que Dieu puisse faire son œuvre… et il m’est donné comme exemple, le détachement de l’adolescent qui livre ses 5 pains et 2 poissons sans autre hésitation, à celui qui les lui demande, geste à l’origine humaine de la multiplication des pains, cf. Jn.6, 9s.

 

A tous MERCI

R. Beauvery

Publié dans Eglise

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