Pour nous, l’humanisme est davantage un programme qu’un titre ou une qualité intrinsèque

Publié le par Michel Durand

Programme de l'Eglise - sacrement de salut offert à tous

Il se trouve que j'ai plusieurs fois parlé d'humanisme ; de Jésus humaniste. Et aujourd'hui dans mon homélie, c'est comme si je recommençai. Mais, il n'y a pas que cela...

 

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Dürer, Jésus au milieu des docteurs de la Loi, 1506


Je vous livre ici, reçu hier, un commentaire  à la méditation du jeudi de l'Ascension, le 17 mai :

 

Le paragraphe 22 de la Constitution pastorale Gaudium et Spes est aussi une boussole pour comprendre ce qu’est un humanisme chrétien (« En réalité, le mystère de l’homme ne s’éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné. », etc.). Une boussole qui n’a de valeur que par rapport à la tradition scripturaire.

Mais déjà, on peut saisir à quel point le langage est trompeur : le mot « chrétien » réduit à n’être qu’un qualificatif  d’« humanisme » ! L’humanisme, quel qu’il soit, d’où qu’il vienne, est en fin de compte une tentative plutôt maladroite de se rapprocher de Dieu. Personne ne devrait se dire humaniste, pas même les chrétiens (surtout pas les chrétiens), parce que nous sommes pécheurs. Le seul humaniste, c’est le Christ. Pour nous autres l’humanisme est davantage un programme qu’un titre ou une qualité intrinsèque. (Blaise) 

L'humanisme, un programme à mettre en œuvre. N'est-ce pas ce que l'Eglise-sacrement doit vivre pour être fidèle à la mission de montrer à toutes et tous l'amour universel de Dieu ?

Jésus, selon Jean, s’adresse au Père en disant :

« Consacre-les par la vérité : ta parole est vérité. De même que tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. Et pour eux je me consacre moi-même, afin qu'ils soient eux aussi consacrés par la vérité ». Ici pour lire ou entendre l'homélie.

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