Que penser d’une hospitalité choisie ? C’est une démarche ruineuse.qui avilit et vide l’hospitalité. Attitude inhumaine et non chrétienne

Publié le par Michel Durand

Que penser d’une hospitalité choisie ? C’est une démarche ruineuse.qui avilit et vide l’hospitalité. Attitude inhumaine et non chrétienne
Que penser d’une hospitalité choisie ? C’est une démarche ruineuse.qui avilit et vide l’hospitalité. Attitude inhumaine et non chrétienne
Que penser d’une hospitalité choisie ? C’est une démarche ruineuse.qui avilit et vide l’hospitalité. Attitude inhumaine et non chrétienne

source 1 ;  source 2 ; source 3

Matthieu 25, 34-35 :

Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli.

 

Lettre aux Hébreux 13, 1-3 :

Que demeure l’amour fraternel ! N’oubliez pas l’hospitalité : elle a permis à certains, sans le savoir, de recevoir chez eux des anges. Souvenez-vous de ceux qui sont en prison, comme si vous étiez prisonniers avec eux. Souvenez-vous de ceux qui sont maltraités, car vous aussi, vous avez un corps.

 

Saint Augustin :

Vous recevez un hôte, c’est pour vous un compagnon de route, car nous sommes tous voyageurs ici-bas. Le vrai chrétien est celui qui, jusque dans sa maison, jusque dans sa patrie, se reconnaît voyageur. Notre patrie est le ciel : là nous ne serons plus comme étrangers. (Augustin, Sermon 111, 2)

 

Grégoire de Nazianze :

Un étranger sans logis qui est de passage (parepidèmos) est tombé devant toi ? Reçois, à travers lui, Celui qui pour toi a été un étranger même parmi les siens, qui a fait sa demeure en toi par la grâce et qui t’a attiré vers le séjour d’en haut. (Grégoire de Nazianze, Disc. 40, 31).

 

Saint Jérôme :

Le laïc, en recevant un, deux ou quelques étrangers, remplira le devoir de l’hospitalité ; mais l’évêque, s’il ne les reçoit pas tous, est inhumain (Jérôme, Comm. in ep. Paul. ad Tit., 1)

 

 

Que penser, pour finir, de l’idée – souvent en vogue actuellement – d’une hospitalité choisie ? Une telle démarche serait pour les Pères spirituellement ruineuse. Saint Ambroise de Milan estime, en ce sens, que « choisir ses hôtes, c’est avilir et vider l’hospitalité ».(E. Bianchi, J’étais étranger et vous m’avez accueilli, Bruxelles, 2008, p. 10). Parler d’immigration choisie, c’est reconnaître que l’on ne se situe plus du tout dans le cadre d’un accueil chrétien, donc humain, où tous sont accueillis au même titre de personnes, puisque, comme le dit l’Apôtre, « Dieu ne fait pas acception des personnes ».

Une page à lire : Les Pères de l’Église face au défi des migrants, de Michel Stavrou, Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge (Paris)

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