Et ce n'est que lorsqu'un moment m'appartient sans que je l'aie choisi, Que ma volonté intérieure me devint accessible

Publié le par Michel Durand

Musique Metal

 

Dornenreich

Innerwille ist mein Oocht - Ma volonté intérieure est ma mèche

 

 

 

... Porte aux reflets dansants, fruit de la fraude blafarde...

Serrure flamboyante que l'on contemple avec un blême étonnement...

Toi, aucune peur ne t'ouvre,

Tu es l'autre possibilité,

Je pressens ton importance,

Mais je choisis l'inerte certitude.

C'est du courage que tu réclames,

Car c'est au courage que la rectitude accorde sa confiance.

 

Courage, ô toi ma clé étincelante,

Tu as ouvert cette serrure

Qui donne accès à ma volonté intérieure,

 

De sorte que j'en ressentis plus impérieusement le besoin...

Car toute porte recèle sa joie,

Mais seule la porte aux lueurs dansantes enclôt mon bonheur.

 

Si un moment donné est mon choix le plus important,

La porte aux lueurs dansantes se trouve encore fermée,

Et ce n'est que lorsqu'un moment m'appartient sans que je l'aie choisi,

Que ma volonté intérieure me devint accessible,

Et que ma vie put être librement et pleinement goûtée.

Ma volonté intérieure a moi seul pour habitacle,

Elle ne sent qu'une possibilité : la mienne,

Et si un choix vient à me ronger intérieurement,

Elle accorde au moment de la vivacité,

Et, ainsi, ma vie se déroule dans une réalité baignée de larmes.

 

Ma volonté intérieure est ma mèche.

Mon courage est ma flamme

Dans la volonté fulgure la passion

Vivre » c'est brûler.

Le regard de Robert Culat

(L’âge du Metal, p.371, Camion blanc)

"L'être humain croit ici - pour le moment - rechercher en lui-même la trace de l'exactitude (c'est-à-dire de la réalité et de la véracité), en s'approchant de notions apparemment brillantes, savoir l'intuition et la voix intérieure, qu'il poétise (volonté intérieure, porte aux reflets dansants, serrure qui flamboie). Ces notions, il cherche à les affermir pour en faire un indubitable moyen au service d'une réalisation de soi d'une absolue rectitude ; mais, en même temps, il est à la merci de l'incapacité humaine de progresser véritablement vers ladite volonté intérieure - en raison d'une certaine lâcheté, à cause également d'une fausse faiblesse, voire d'un manque d'ambition (« Car cette porte aussi recèle sa joie »). Cependant, l'idéal finit par devenir réalité et cela apparaît effectivement dans la métaphore de la bougie qui brûle, laquelle relie la vie extérieure (celle du monde) à la vie intérieure (courage, volonté, voix intérieure) de l'être humain confronté à la douloureuse finitude de tout ce qui est, car la bougie aussi bien que la flamme elle-même finissent par disparaître."

 

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