Qu'as-tu fait de ton frère ?

Publié le par Michel Durand

Imaginez qu'une personne de votre connaissance s'approche de vous dans la rue pour vous dire sa triste situation. A bout de ressources, elle n'a plus d'autres solutions que de gagner son repas en l'échangeant avec son corps. C'est de la prostitution.
Comme vous connaissez cette personne, vous ne restez pas indifférent à sa détresse. Vous l'invitez chez vous et quand vous comprenez qu'elle n'a plus de logement, puisque vous la connaissez, vous lui donnez un coin pour dormir. Rien que du banal entre connaissances. Le dialogue remet en place les idées. Une solution se présentera obligatoirement. En bref, par le regard d'amitié que vous avez posé sur votre ami(e), une alternative progressivement deviendra évidente. La prostitution n'est pas une fatalité.
Certes, il faut du discernement dans le dialogue avec des personnes en difficulté. Si l'on agit seule, on risque de se tromper. Aussi le rencontre avec les associations compétentes est une prudente nécessité.
Ayant dit cela, je m'interroge sur les nombreuses chambres libres qui se trouvent dans les maisons d'Eglise, les paroisses, les couvents, les maisons de formations... Pourquoi n'offriraient-elles pas une pièce à qui est sans domicile ? une place à qui doit se prostituer pour payer ses amendes et qui n'a d'autres lieux pour dormir que son véhicule de "travail". Ces questions me sont venues au cours d'une rencontre avec les membres du Nid.



Publié dans Politique

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