L’homélie de l’eucharistie dominicale devrait être une compréhension du message de Jésus-Christ appliqué à notre quotidien pour le convertir

Publié le par Michel Durand

L’homélie de l’eucharistie dominicale devrait être une compréhension du message de Jésus-Christ appliqué à notre quotidien pour le convertir

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Ce dimanche, au sein de l’Église Saint-Maurice, je dois présider la prière eucharistique et me trouve invité, de fait, à prononcer l’homélie.

Comment conduire une homélie ?

Je partage l’avis de nombreux fidèles qui affirment s’ennuyer dans l’écoute d’une homélie qui n’est que paraphrase de l’évangile proclamé. Et je partage l’affirmation que l’homélie qui n’est que morale déconnectée de la Parole entendue n’est que sermon. Enfin, tout en soutenant que l’homélie ne peut être déconnectée du vécu quotidien, j’affirme également que les fidèles du Christ ne sont pas venues entendre des commentaires sur l’actualité relatée par les médias.

Alors, comment je vois le contenu du genre « homélie » ?

Je lui donne deux parties.

1- Une rapide et radicale explication de la Parole entendue. Brève étude d’évangile qui n’a pas peur d’une démarche exégétique.

2- Une actualisation du passage lu ce jour. Comment traduire cet Évangile (bonne nouvelle) dans ce que nous sommes en train de vivre, dans l’actualité de notre monde. Comment aujourd’hui, mettre en pratique la Parole ?

Est-ce que j’arrive à rejoindre ce but ? Je ne sais pas.

Quoi qu’il en soit, pour ce dimanche je me suis laissé influencé par la vision sur Arte de la série en science-fiction intitulée Ad vitam. Quelle conséquence dans notre quotidien de disciple du Christ peuvent avoir les performances biologiques de la PMA pour tous ? Que l’on puisse repousser le vieillissement, l’heure de la mort, est-ce jouable ? Le transhumanisme est-il humain ?

Il y a, ce jour, un autre point d’actualité, les gilets jaunes, le refus de payer les carburants au juste prix.

David S a ce commentaire sur Biosphère : « Si les Français sont de plus en plus sensibles à l’écologie, pourquoi se plaignent-ils du prix des carburants ? Au contraire, ils devraient juger que leur prix n’est pas assez élevé. »

Je n’ai pas développé ce point, l’ayant découvert après la rédaction de mon homélie de demain. Pour le faire, il y aurait à parler du bien commun, de la vie en société, de la justice des prix dans la mondialisation. Qu’en dit l’Évangile qui est toujours une invitation à la conversion ? Sans cesse, il s’agit d’entendre et de mettre en pratique ce que le Christ nous enseigne.

Enfin, je vous donne rendez-vous demain, vous invitant à prendre connaissance de mon homélie du 18 novembre 2018 avec à un regard critique.

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