Homélie du dimanche 9 octobre 2011

Publié le par Michel Durand

Qui sont ces invités ?

Assurément Israël ; mais aussi l’Église des baptisés, la communauté des appelés par le Christ selon le désir de Dieu. C’est nous que le roi du ciel convoque à ses fêtes. Il souhaite réussir ce grand rassemblement où tous les peuples de la terre vivent dans un universel amour. Il n’y a plus ni esclave, ni homme libre, ni juif, ni païen, ni homme, ni femme, ni roturier, ni noble… mais des frères, des sœurs qui vivent entre eux dans une totale égalité.

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Monaco

 

Voilà qu’un tel explique qu’il n’est pas libre, car il doit signer les papiers qui vont conclure la fermeture de son entreprise et permettre le licenciement de 4000 travailleurs ; tel autre n’a pas encore atteint les chiffres des expulsions de clandestins et doit se rendre au tribunal ; tel autre doit bientôt conclure la vente de produits spéciaux et doit se rendre dans une principauté avec la recette.

Il n’a pas le temps de répondre à l’invitation. J’oublie encore ceux qui s’apprêtent à voter pour que le système favorable aux habitants des pays riches se maintienne.

 

Entendre ou lire l'ensemble ?   C'est ici.

 


Publié dans Eglise

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Marie-Paule 10/10/2011 11:42



Cet évangile m'a réellement empêchée de dormir hier soir !


Il faut dire que lors d'une réunion de rentrée MCC, nous l'avons partagé en petit groupe. Et que nous n'avons pas lu les autres textes


Or à part une amie tout le monde a foncé dans le théologiquement correct sans s'interroger sur ce que ce texte pouvait avoir d'odieux... Certes Gilbert l'a repris dans le même sens que toi mais
je m'interroge quand même sur la raison d''être de maintien de certains textes qui demandent une exégèse poussée de spécialiste pour ne pas être complètement insupportables.


Pour moi qui suis sensible aux mots je constate qu'il y a deux champs lexicaux qui s'affrontent, celui de la fête et celui de la violence et c'est l'exclusion qui l'emporte.


Pour moi qui ai beaucoup de proches "en dehors" (enfants, frères et soeur, neveux et nièces) je me dis que parfois je me sentirais plus en paix  avec eux dehors qu'avec les bien-pensants de
l'intérieur qui ont eu la chance de savoir enfiler le bon vêtement.


Ceux qui restent au festin ne se préoccupent pas de ceux qui sont en dehors et je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui le courriel touche tout le monde : réservé au carnet d'adresses !



Michel Durand 19/10/2011 19:55



certes, nous ne sommes pas dans le théologuiment correct. Le pointe de la parabole ne traite pas de toutes les questions. Elle pousse à l'action.


Je pense que ces formes d'expression sont utiles pour nous inviter à sortir de nos habitudes, surtout ne faisons pas de la parabole un catéchisme qui dirait tout. Ce n'est qu'une facette. Ici,
dans cette parabole je vois l'invitation à faire du spirituel un lieu qui oriente le politique.