Quête prélevée, mon don de fidélité

Publié le par Michel Durand

Une demande au diocèse : peut-on imaginer et présenter d'autres propositions, plus convaincantes, plus motivantes (pour des gens comme moi, par exemple), en vue de faire campagne en faveur de ce versement automatique ?

J. C.


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Suite à la réflexion publiée ici même le 5 mai 2012, de nouvelles appréciations me sont parvenues.

Un administrateur de l’Eglise à Lyon, (A. D. ) précise que l’innovation de la quête par prélèvements, sur le fond, n’est qu’une proposition pour permettre aux paroisses d'avoir des revenus plus réguliers alors que les paroissiens ne sont plus aussi réguliers. Nous savons que désormais, dans les enquêtes, on parle de pratique régulière à partir d’une présence à la messe seulement une fois par mois. Ce  n’est pas cela qui peut régulièrement honorer la corbeille de la quête dominicale.

Au prélèvement régulier est attaché un dispositif fiscal.

« Le dispositif fiscal est strictement le même que pour le denier : l'Etat participe si l'on peut dire en réduisant l'impôt du donateur ». Certes, poursuit le message, « si l'on peut regretter que l'Etat se soit désinvesti de l'action sociale, il faut se réjouir qu'il ne soit pas interventionniste dans l'exercice du culte ».

Et enfin, « certains peuvent s'en émouvoir : ils ne sont pas obligés d'utiliser ce reçu. Celui-ci renvoie aux mêmes enjeux que le reçu qui leur est adressé pour le denier (de l’Eglise) ».

Et les jetons ?

Le 5 mai, J. Calvet écrivait : « Mais l'histoire des jetons n'ajoute rien à cette nature et au fonctionnement du système. Que se passe-t-il si on ne s'en sert pas ? Rien de grave me semble-t-il ! »

Réponse de l’administrateur : « Je comprends les difficultés sur les jetons, je les éprouve moi-même. Bon je les oublie aussi, cela nous fait un point commun. Mais c'est peut-être un détail finalement. A votre disposition pour en reparler

Et voici la suite du dialogue avec l’auteur du message du 5 mai :

« D'accord avec A. D., et je me réjouis moi aussi de l'attitude, actuelle, de l'Etat. Et je n'ai vraiment pas d'objection morale à l'usage honnête des reçus (Fiscaux pour déduction d’impôts personnels !)

Ainsi dit, et en résumé, je suis bien partisan de l'objectif économique : susciter un engagement renforcé des fidèles à soutenir efficacement les finances de l'Eglise par un versement automatique dédié, différent du Denier - mais cela sans mélange des genres (ni accessoires inutiles – les jetons [ndlr]).

D'où une demande au diocèse : peut-on imaginer et présenter d'autres propositions, plus convaincantes, plus motivantes (pour des gens comme moi, par exemple), en vue de faire campagne en faveur de ce versement automatique ? A côté du denier (qu'on l'appelle du culte, de l'Eglise, du clergé... ) et de la quête (à conserver en l'état) c'est peut-être aussi un nouveau nom à trouver sur lequel appuyer un autre style promotionnel...

Personnellement en définitive, je m'étais déjà décidé à m'engager pour un tel versement. Au final, je l'avoue donc, la présente campagne montre une certaine efficacité...

Amitiés »

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