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  • : Michel Durand
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  • : 31/01/1942
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  • : musique voyages lecture art nature
  • : Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf

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Dimanche 14 juin 2009
Corps et sang du Christ

Vite sur le site de Saint-Polycarpe


Ugolin de Sienne : Jésus-Christ : La Cène
 XIVème siècle ; Metropolitan Museum of Art


Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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Samedi 13 juin 2009

De Jean-Marie Delthil, 12 mai 2009.

Je pense que notre société en est aujourd'hui à un point où précisément nous avons peur du bonheur...

Peur de changer - en mieux si nous sommes responsables, en plus de relations vraies, d'échange et d'aide à la personne, en plus de perspectives ouvertes laissant place à l'inconnu, à l'imagination, en plus de solidarité éprouvée, qui laisse enfin l'autre être lui-même.

Macha Chmakoff : horizon au petit soleil


Nous avons, d'une manière générale, vécu depuis quelques dizaines d'années, ici, en France, en Occident et aux États-Unis, en société du plein puis du trop-plein à bien des points de vues.

La planète s'épuise.

Les hommes changent.

Il va nous falloir lâcher quelque chose de nous-mêmes, de ce qui fait ici nos vies.

Il va nous falloir exister autrement, plus simplement.

Plus cordialement aussi.

Une vie plus éclairée et même lumineuse peut être en perspective, adoptée... mais nous avons peur du bonheur, de ce bonheur, de ce que nous ne connaissons pas encore, mais que nous pressentons. Nous avons peur de ce futur que nous craignons tant d'éprouver...

L'homme a peur de l'inconnu, pourtant l'inconnu construit l'homme, l'aspire d'une certaine manière, vers un meilleur, l'aspirera vers un meilleur, souhaitons-le.

 




 
 
Par Michel Durand - Publié dans : Témoignage - Communauté : Christianisme
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Jeudi 11 juin 2009

J'ai rencontré hier, Jean-Philippe Dubor, chef d'orchestre de l'ensemble lyonnais « Chœur et orchestre XIX » et nous avons, incidemment, parlé des concerts dans les églises. Le lendemain, je devais parler, par hasard, du même sujet avec des amis, diacres. Il y aura bientôt dans Saint-Martin d'Oullins (le 16/06/09) le chœur « Prélude » avec les œuvres sacrées de Vivaldi. La Mairie qui a beaucoup donné demande que l'on ouvre cette église pour recevoir divers concerts surtout ceux montés avec les gens de l'agglomération.

Jean-Philippe m'informa de ce qui se dit entre organisateurs de concert. Je traduis ainsi sa pensée, en y ajoutant d'autres sources. De plus en plus des curés refusent les concerts dans les églises, car on ne veut que de la musique liturgique ou des interventions directement orientées vers la prière. La dimension culturelle n'est plus prise en compte. Pourtant, il y a des œuvres spirituelles qui méritent d'être entendues dans ces vastes bâtiments chargés de transcendance.
Il arrive que des curés acceptent les concerts, mais en « louant » leur espace à des prix tels (700 -900 euros) que les organisateurs ne peuvent payés. Une billetterie, même élevée, ne parviendra jamais à combler les frais. Parfois, encore, les responsables des paroisses accepteraient volontiers les concerts, mais disent qu'ils n'ont pas le personnel pour cela.

Débats

Nous avons repris tous ces échanges en réunion de « Art, cultures et foi », sans pouvoir, bien sûr nous prononcer sur l'opportunité ou non-opportunité des concerts dans les églises puisque la décision ne dépend que du curé affectataire. Mais voici une question que nous nous posons : en interdisant l'accès de la musique aux églises, soit pour motif liturgique, soit par les finances (paf élevée) ne va-t-on pas, plus encore, se couper du dialogue avec les artistes et compositeurs et/ou interprètes ? En limitant l'expression musicale et chorale aux seuls cadres liturgiques, ne va-t-on pas obstruer la porte d'un échange avec un public peu enclin à la méditation silencieuse au sein d'un culte, mais en attente d'élévation spirituelle, portée par le chant ?

Conférence des évêques de France

L'esprit chargé de ces questions, j'ai de nouveau lu ce que dit la « conférence des évêques de France » à propos des concerts dans les églises. Il ne m'a pas semblé que les concerts soient vraiment impossibles, sous condition, certes, qu'ils respectent le caractère sacré du lieu. Cela m'a rassuré pour les évènements musicaux, trop rares à mon avis, qui se produisent dans l'église Saint-Polycarpe, dont je porte la charge curiale.

S'il n'y a pas accord sur la lecture de ce document, sous le regard de l'évêque ,une réunion de curés s'avère indispensable afin de « déterminer, conformément au droit, des normes plus précises », propres « à la situation de la France, dans le respect des lois ecclésiastiques  et des lois civiles régissant l'utilisation des lieux de culte qui sont devenus propriétés de l'État ou des Communes.
La dimension spirituelle signifiée par « la piété », étant très large, je n'ai vu nulle part que l'on réduisait l'usage de la musique au culte tout en devant respecter le caractère spirituel, religieux de l'événement dans un lien sacré. Bien au contraire. Je cite : « Ne sera admis dans un lieu sacré que ce qui sert ou favorise le culte, la piété ou la religion, et y sera défendu tout ce qui ne convient pas à la sainteté du lieu. Cependant, l'Ordinaire peut permettre occasionnellement d'autres usages qui ne soient pourtant pas contraires à la sainteté du lieu ». « On acceptera en priorité et on facilitera même les concerts d'œuvres faisant partie de la tradition musicale de l'Église universelle et qui nous ont été léguées comme "un trésor d'une valeur inestimable" . Ces musiques  comportent en effet des caractéristiques et des enjeux qui correspondent tout à fait à la finalité des églises  Mais on pourra également accueillir d'autres types de musiques, de façon occasionnelle, du moment qu'elles ne s'opposent pas au caractère particulier du lieu ».

Le coût.

Par rapport au prix de location d'une église affectée au culte, il y a également des indications très précises dans le texte de la conférence des évêques de France.

C'est en raison même de leur caractère particulier de lieu de l'Alliance entre Dieu et les hommes que l'accès des églises doit rester libre et gratuit... Une telle disposition ne signifie pas, bien sûr, qu'il ne faille pas se préoccuper d'accorder aux artistes et musiciens la juste rémunération à laquelle ils ont droit. C'est pourquoi les organisateurs des concerts se doivent de trouver les sources de financement permettant de rétribuer, comme il convient, les différents interprètes ou artisans de la manifestation... S'il le juge bon, l'Ordinaire pourra permettre que soit perçue une participation individuelle aux frais, en veillant à ce que les fidèles puissent venir librement prier aux heures habituelles d'ouverture de l'église.
Les organisateurs devront rembourser aux responsables de l'église les dépenses occasionnées par la tenue du concert : chauffage, électricité, entretien... »

Conclusion toute personnelle

Alors que je me trouve totalement immergée dans l'église Saint-Polycarpe par la préparation de la 7ème biennale d'art sacré actuel qui a pour titre « par le Fils », je me dois de veiller à ce que la substance de cet esprit soit respecté et cela ne me fait aucun souci, car je trouve ouvertes, hors culte, toutes les portes pour un dialogue avec les créateurs et visiteurs.

 




 


Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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Jeudi 11 juin 2009

à la télévision Suisse.


Olivier me communique cette adresse :
Temps Présent - Sarkozy, vampire des médias

pour voir un reportage d'une demi-heure.
"C'est, dit-il, un documentaire suisse pasionnant sur les rapports entre Sarkosy et les médias...
on comprend pourquoi le doc n'est pas diffusé en France !
ça n'a rien à voir avec des choix politiques, mais ça aide quand même à se faire une opinion sur le personnage !"

En toute objectivité. A faire connaître.





Par Michel Durand - Publié dans : Politique - Communauté : Christianisme
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Mardi 9 juin 2009


Je viens de terminer la lecture des entretiens entre Gilles Bernheim et Philippe Barbarin : « le rabbin et le cardinal », stock, 2009 et ne peux que vous encourager à entrer dans le fil de la conversation.  On sent que ce dialogue a été préparé tant d'une préparation lointaine que proche, ce qui éloigne toute banalité. Nous nous trouvons devant le témoignage de deux experts en religion.

La Bible d'Albe

J'ai alors repensé à l'ouvrage d'art de Sonia Fellous : « Histoire de la bible de Moïse Arragel (Tolède 1422-1433), Somogy 2001. Il a pour sous titre : «quand un rabbin interprète la Bible pour les chrétiens ».
Le dialogue judéo-chrétien ne date pas d'aujourd'hui. Seulement, il y a 6 siècles, les esprits n'étaient pas ouverts au dialogue, les bûchers de l'inquisition ayant pris la place.
L'histoire de la Bible d'Albe commence vers 1422. Don Luys Guzman, Seigneur dans le royaume de Castille, commande au rabbin Moïse Arragel de Guadalajara de traduire la Bible en romance, langue vulgaire, en y apportant des commentaires. Ce laïc chrétien veut comprendre la Parole de Dieu dans sa langue. Deux moines, assurément érudits, un franciscain et un dominicain, suivent les travaux.
Moïse Arragel refuse de faire lui-même les illustrations ; mais il avait son mot à dire.
Sonia Fellous, dans son étude, dégage la nature de cette originale collaboration. Cette dernière est-elle libre de toutes contraintes ?
N'oublions pas que la Bible d'Albe, manqua sa raison d'être. Des lecteurs chrétiens et juifs ne purent durablement se rencontrer pour dialoguer à partir de ce travail, les Juifs étant expulsés d'Espagne en 1492.
Cette commande ne fut peut-être que le caprice d'un riche grand seigneur du XVe siècle ?

Le rabbin et le cardinal au XXIe siècle.

Aujourd'hui, le dialogue judéo-chrétien a de nombreuses assises religieuses, érudites et aussi populaires.
Je classerai plutôt « le rabbin et le cardinal » parmi les soucis d'érudits en religion. On y parle, en effet, beaucoup de religion. La démarche spirituelle est plus cognitive qu'existentielle. Tout au long des 300 pages, il n'y a, en effet, presque pas de place offerte à ce que vivent les concrètement et durablement les gens. On ne voit pas comment le rabbin et le cardinal perçoivent la façon  dont les croyants traduisent au quotidien leur foi. Tout l'attachement à la Bible ne se traduit pas en acte cultuel.
Il me faut également souligner un autre regret. Pour qu'un dialogue soit vraiment vrai, il ne peut pas, aujourd'hui, faire l'impasse du Proche-Orient. Rien ne doit être oublié. Or dans ces pages de dialogue, l'État actuel d'Israël est le grand absent. Affronter cette question aurait apporté une grande crédibilité au témoignage de l'échange. Il est, à mon avis, mal venu d'évoquer la violence attachée à l'Islam (page 275) en occultant totalement la question israélo-palestinienne qui marque dramatiquement les esprits de nos contemporains des côtes américaines aux rives méditerranéennes.

Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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