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  • Michel Durand
  • En manque d'Eglise
  • Homme
  • 31/01/1942
  • France Lyon
  • musique art voyages nature lecture
  • Je suis prêtre de l'Eglise catholique. Après avoir été serveur de restaurant et en paroisse, je fus nommé en aumônerie étudiante. Je me suis alors intéressé à l'art contemporain et à l'iconographie chrétienne. Ce fut l'occasion, avec Conf

Communautés

Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /2010 19:57

Multiplier les approches diverses, analyser les nuances des perceptions et situations religieuses, philosophiques, sociétales n’est-ce pas un bon moyen de noyer les questions dans l’analyse pour que rien ne change tout en gagnant bien sa vie ?

 

 

J’ai observé, il y a peu de temps, que les études sur la crise écologique, environnementale, économique, financière – crise politique et crise sociale, crise civilisationnelle, s’amplifiaient chaque jour. Du reste, sur les rayons des bibliothèques universitaires doivent se trouver des ouvrages bibliographiques qui établissent scientifiquement la liste raisonnée de toutes les publications. Chaque analyse menée selon leur discipline propre, philosophie, anthropologie, ethnologie, psychologie, sociologie, etc. apporte un éclairage nouveau de la position de l’homme dans la Nature. Il est, en effet, précieux, utile de connaître le sens des uns et des autres, des rapports de l’un face à l’autre. Comment définir l’humain, la terre, le monde, le cosmos, la nature, l’univers … ? Chaque civilisation apporte une réponse spécifique et il n’est pas sans intérêt de comparer les diverses anthropologies et théologies pour tenter de cerner l’avenir de l’homme face à l’actuelle crise. Quel chemin prendre entre théocentrisme, anthropocentrisme, cosmocentrisme, technocentrisme ?

Les civilisations ayant un immense respect de tout ce qui est créé au point de « voir » le Dieu créateur dans toute parcelle de matière (panthéisme) peuvent apporter leur sensibilité bienfaisante aux civilisations niant toute forme de sacrée et ne voyant dans le créé qu’un « objet » manipulable. Tout serait « terrain » exploitable par l’homme grâce aux techno-nano-sciences.

Mais, de fait, devant le constat de l’épuisement des matières premières –même si celles-ci peuvent se trouver sur une autre planète- l’intellectuel écrivain ne peut que conclure à la nécessité d’une sortie de crise. L’ethnologue se penchant sur les Indiens d’Amazonie ou sur les nomades du désert saharien et leur mode de vie façonné par la rareté, les sociologues des religions étudiant le renoncement non-violent du jaïnisme peuvent multiplier compte-rendu, colloque, publication savante, si la question n’est pas abordée politiquement, rien ne se modifiera.

Autrement dit, j’aimerais bien visiter une bibliothèque spécialisée dans les domaines anthropologiques et théologiques de l’environnement où toutes les disciplines seraient réunies et dûment classées. Avec admiration, je m’écrirais : combien vaste, profonde est la science des hommes sur tous ces sujets ! Que de kilomètres de livres ! Et, j’aboutirais à cette conclusion : à quoi servent tous ces ouvrages, souvent difficiles à comprendre ? Rien ne change dans nos comportements !

Justement, multiplier les approches diverses, analyser les nuances des perceptions et situations religieuses, philosophiques, sociétales n’est-ce pas un bon moyen de noyer les questions dans l’analyse pour que rien ne change tout en gagnant bien sa vie ?

 

L’analyse universitaire devient l’outil du « durable ».

« Ils ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas ».

Le lieu où je vis, les pentes de la croix-rousse, est marqué par la Terreur, l’Empire, 1 et 2, la révolte des Canuts, la Restauration, la République (3ème), la séparation de l’Église et de l’État. Il y a là, une belle page d’Histoire visible sur les murs en quelques kilomètres carrés. Ouvriers et Industriels s’opposaient. L’un voulait défendre son droit à vivre dignement, l’autre, soutenu par la Préfecture, son enrichissement personnel. Entre républicain et royaliste quel était le meilleur mode de gouvernement ?


pape_leon13.jpg

 

Les catholiques de cette époque ne pouvaient imaginer d’autres pouvoirs que le royal. La vérité politique résidait dans la théocratie, le pouvoir sacré du roi étant la garantie du bien commun. Ainsi en témoignent les sermons de carême des évêques du début du XIXe siècle. Le conflit est immense entre l’Église et la République. On comprend que celle-ci ne trouva pas d’autres voies que celles de la lutte contre le pouvoir clérical. L’appel de Léon XIII, le ralliement à la république, ne fut pas accepté sans peine par les catholiques. Enfin, en ce domaine, je devrais m’effacer devant les historiens.

 

Je signale cet épisode douloureux de l’Histoire de France pour indiquer combien nous pouvons être aveuglés par une idéologie (théologie) communément admise. La démocratie ne peut que dépendre des œuvres du démon, le mal absolu, pensait-on. Pouvons-nous imaginer aujourd’hui l’effort considérable qui était demandé à des catholiques devant se « convertir » à l’esprit républicain ? Attachée jusqu’à la mort à une conviction, la monarchie, comment accepter d’autres types de gestion du monde ? Aveuglés par des croyances en un pouvoir divin déposé en un médiateur humain, le roi, comment s’ouvrir à la lumière de la Vérité ?

L’aveuglement du XIXe siècle me semble identique à celui des XXe et XXIe siècles. Certes, « l’objet » change. Le « roi » n’est plus. A sa place, il y a la puissance des sciences et des techniques. On croit que, grâce aux progrès techniques -nouvelles divinités-, tous les problèmes rencontrés seront résolus. La terre n’est qu’un outil au service de l’homme. Il suffit de l’exploiter. Certes, on voit parfaitement les méfaits de ce mode de comportement, de cette confiance aveugle envers la Science. Alors, on corrige, on redresse, on comble les dégâts. On moralise. Cela donne le développement durable, l’économie durable, la croissance douce, l’écologie verte, etc…

Au XIXe siècle, on voyait les dégâts de l’industrie sur les ouvriers. Cela a donné l’Œuvre sociale pour soigner les inévitables méfaits de l’industrialisation.

 

Comme jadis, nous n’arrivions pas à abandonner les perspectives monarchistes et paternalistes, aujourd’hui  nous sommes fidéistes devant les idéologies matérialistes, progressistes et consuméristes des techno-sciences. Nous croyons obscurément en la toute-puissance du « Progrès ».

Comme jadis, nous n’imaginions pas d’autres issus que l’exploitation des terres coloniales, aujourd’hui nous ne jurons que par la puissance de l’économie, du pouvoir du capital. La crise financière n’a même pas servi d’avertissement suffisant pour le long terme.

Comme jadis on fonçait tête baissée dans la fin de la monarchie, actuellement on court, yeux clos, vers la chute de la croissance sans limites, alors qu’il serait mieux de prévoir une autre mode de gestion des ressources naturelles, humaines et sociales.

Que faire pour changer ? Pour convertir nos regards sur la réalité ?

Les intellectuelles études scientifiques sont utiles, mais insuffisantes. Avant d’avoir fait le tour complet des complexes questions écologiques, ne devons-nous pas nous sentir engager à poser un acte militant ? Militance politique et militance chrétienne ? Conversion.

Par Michel Durand - Publié dans : Anthropologie - Communauté : Christianisme
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Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /2010 19:25

La nouvelle année (académique) se prépare. J’ai me suis essayé à l’édito du tract de « toi d’écoute ». Sans aucun doute marqué par mon homélie de dimanche dernier, voilà ce que cela a donné :

 

 Nous parlons beaucoup de « risque zéro », car nous aimerions vivre en toute sécurité. Quelle illusion ! L’avenir demeure, heureusement, un inconnu et nous ne pouvons que le risquer. Osons le futur.

DSCN8388.jpg

Pierre Deuse, "par le Fils", BASA 2009, Lyon, St Polycarpe


Les questions qui se posent requièrent des réponses inédites et pour cela nous ne pouvons pas, tête baissée, continuer comme par le passé. Certains font confiance à une « dite » tradition et veulent restaurer des modes de vie dépassés. Ne vaut-il pas mieux risquer la confiance en Christ, sauter vers un monde nouveau à construire en écoutant tout ce qui se développe dans l’humanité actuelle et s’accorde avec l’Évangile ?

Accepter le mystère du futur, c’est, me semble-t-il, s’accorder à l’inconnu de Dieu en lui donnant toute notre confiance, car il n’est qu’Amour.

Les rencontres que nous aurons cette année avec « toi d’écoute » souhaitent approfondir divers sujets dont les chrétiens devraient, par leur audacieux courage, en s’en emparant, poser les jalons de l’avenir, d’ici, sur terre, jusqu’à la Résurrection de tout, de tous et  de toutes.


Par Michel Durand - Publié dans : Anthropologie - Communauté : Christianisme
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Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /2010 14:26

beauvery.jpg R.BEAUVERY

18, rue Sœur Bouvier

69005  LYON                                                                                                        

 

Lyon, le 20.07.10

 

 

Chers Amis,

 

La préparation des Journées de Septembre qui réunissent habituellement Evêque et Prêtres de Lyon avance : quant à l’arrêt de la date : 26-28 septembre et quant au thème retenu : SOIFS SPIRITUELLES DES HOMMES ET FEMMES DE NOTRE TEMPS ;

Merci de me soutenir par vos prières fraternelles d’intercession et vos remarques toujours utiles, afin que je sois un bon et fidèle serviteur à l’ouvrage véritable.

 

  1. BIENHEUREUX LYONNAIS :

Une carmélite de Lisieux m’écrit que les malaises ressentis à Lyon – dont je parlais sur le précédent courrier – existent bien ailleurs dans d’autres diocèses, mais la chance de celui de Lyon, selon elle, c’est de pouvoir en parler. Elle a vu juste ! reste la question de l’utilisation de cette chance ? Au fur-et-à-mesure qu’avance la préparation, les exigences pour chacun des partenaires se précisent.

 

  1. LA CONFIANCE :

Il existe une confiance en Dieu « facile » qui peut, à l’occasion, s’appuyer indûment sur un chant liturgique, comme par exemple, cet hymne : « Vienne Jésus pour dominer la frayeur du naufrage, n’est-il pas le seul maître du navire et des flots »

Cette « facile » confiance pourrait devenir dangereuse si, d’une part, elle jetait un voile pudique « sur-ce-qui-ne-va-pas » et qui refuserait la clairvoyance de la voir en face ; et si, d’autre part, elle ne suscitait un engagement nécessaire, à assumer par l’homme, pour participer, à sa place, à l’amélioration de ce qui ne va pas. La prière est, certes ! nécessaire à tout mais elle ne suffit à rien, cf. Mt. 7, 21ss.

 

  1. UN BESOIN D’OECUMENISME INTERNE :

L’expression est empruntée au diocèse de Bordeaux qui l’utilise pour essayer de gérer les tensions autour de la communauté du « Bon Pasteur ».

L’arrivée des communautés religieuses nouvelles introduit, tout naturellement, sinon des types d’activités pastorales nouvelles, du moins des sensibilités et des mentalités en toute fidélité à la grâce de leur fondateur. En soi, cette arrivée dans le diocèse constitue une richesse dont la fécondité sur le terrain suppose, cependant, une seconde fidélité écclésiale : à l’Evêque, son Presbyterium, au Peuple de Dieu, témoin de l’Histoire du Salut, de la mission de l’Eglise ininterrompue sur l’espace diocésain depuis les origines de la Foi.

De la part des accueillants de ces « nouveaux arrivés », dans le champ du Père, une ouverture d’esprit et de cœur, d’intelligence aussi, est nécessaire pout discerner, comprendre, estimer l’originalité de l’apport de ces nouveaux « frères ». Et, enfin, de découvrir avec eux la fonction qu’ils peuvent accomplir dans l’Eglise diocésaine.

 

  1. URGENCE DE CONVERSION :

 L’entrée effective dans l’équipe de préparation a, d’abord, été pour moi de l’ordre intellectuel de recherche d’informations : bibliques, conciliaires, théologiques, pastorales, sociologiques… et le demeure !  Cependant, l’évolution des travaux elle, m’appelle, au-delà de l’intellectuel, à une conversion plus évangélique. L’un d’entre vous me communique : « soyez détaché de tout (ce que vous produisez intellectuellement et ce que vous faites dans l’équipe de préparation) c’est la condition sine qua non pour que Dieu puisse faire son œuvre… et il m’est donné comme exemple, le détachement de l’adolescent qui livre ses 5 pains et 2 poissons sans autre hésitation, à celui qui les lui demande, geste à l’origine humaine de la multiplication des pains, cf. Jn.6, 9s.

 

A tous MERCI

R. Beauvery

Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /2010 19:02

Dieu l'inconnaissable est l'Unique Père

temptations-ap.jpg

The Temptations in the Desert, Michael D. O’Brien

 

Pour lire l'homélie de de jour, vite sur le site de St Polycarpe

 

Ô Toi, l’au-delà de tout

Ô Toi l’au-delà de tout,
Comment t’appeler d’un autre nom ?
Quelle hymne peut te chanter ?
aucun mot ne t’exprime.
Quel esprit te saisir ?
nulle intelligence ne te conçoit.
Seul, tu es ineffable ;
tout ce qui se dit est sorti de toi.
Seul, tu es inconnaissable ;
tout ce qui se pense est sorti de toi.
Tous les êtres te célèbrent,
ceux qui te parlent et ceux qui sont muets.
Tous les êtres te rendent hommage,
ceux qui pensent
comme ceux qui ne pensent pas.
L’universel désir, le gémissement de tous
aspire vers toi.
Tout ce qui existe te prie
et vers toi tout être qui sait lire ton univers
fait monter un hymne de silence.
Tout ce qui demeure, demeure en toi seul.
Le mouvement de l’univers déferle en toi.
De tous les êtres tu es la fin,
tu es unique.
Tu es chacun et tu n’es aucun.
Tu n’es pas un être seul, tu n’es pas l’ensemble :
Tu as tous les noms,
comment t’appellerais-je ?
Toi, le seul qu’on ne peut nommer ;
quel esprit céleste pourra pénétrer les nuées
qui voilent le ciel lui-même ?
Aie pitié, ô Toi, l’au-delà de tout ;
comment t’appeler d’un autre nom ?

 

 

GRÉGOIRE DE NAZIANZE.

Par Michel Durand - Publié dans : Eglise - Communauté : Christianisme
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Samedi 24 juillet 2010 6 24 /07 /2010 14:12

Lyon BASA 2011

DSCN8325.jpg

Lyon BASA 2009, Jean-Paul Longin, Gaby Crest

 

 

du 23 septembre au 17 décembre 2011

 

L'Association « Confluences-Polycarpe », avec le partenariat du service d'Église arts, cultures et foi - diocèse de Lyon, organise la 8e Biennale d'Art Sacré Actuel qui aura lieu de fin septembre à fin décembre 2011 à l'espace culturel Confluences-Polycarpe.

 

Le thème est: « le souffle ».

 

Peintures, sculptures, photographies, installations. Les vidéos et expressions virtuelles ne sont pas exclues, mais exigent un matériel qui est à la charge du créateur.

 

Tous les artistes souhaitant exposer doivent envoyer, avant le 30 septembre un ensemble d'éléments témoignant de leurs œuvres. Chaque candidature doit donc comprendre :

- un curriculum vitre d'artiste,

- des photos montrant le travail de l'artiste,

-des coupures de presse à propos des expositions collectives et personnelles,

- un texte expliquant comment l'artiste entend traiter le thème: « le souffle ».

 

 

 

Demander le cahier des charges à : Confluences-Polycarpe

25 rue René Leynaud 69001 Lyon

 

04 72 40 98 20 :

confluences.beau@orange.fr

www.confluences-polycarpe.org


Par Michel Durand - Publié dans : Art - Communauté : Christianisme
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