COP30 : UN CERCLE DE SILENCE, À L’INITIATIVE DES CHRÉTIENS POUR INTERPELLER SUR L’URGENCE CLIMATIQUE

Publié le par Michel Durand

Cercle de silence à Lille Crédit Anne Henry RCF Hauts de France

Cercle de silence à Lille Crédit Anne Henry RCF Hauts de France

Source de la photo et de l’article

 

 

Un article rédigé par Ornella Pessus - Anne Henry - RCF Hauts de France, le 14 novembre 2025 - Modifié le 15 novembre 2025

 

 

À la tombée de la nuit, sur le parvis de l’église Saint-Maurice de Lille, mercredi 12 novembre, plusieurs personnes s’activent pour former un cercle de silence afin de montrer leur engagement pour la cause climatique. À l’heure de la COP30, qui se déroule au Brésil, l’initiative portée par des collectifs chrétiens interpelle les passants.

Rien ne bouge, malgré le froid, sauf les flammes des bougies votives en forme de cercle qui vacillent. Des pancartes sont portées au dos des participants avec des slogans comme « Climat : notre silence, cri de la terre, cri des pauvres ». Un grand cercle d’une quarantaine de personnes, immobiles et sans bruit. Cette forme de manifestation est à l’initiative de plusieurs collectifs chrétiens qui cherchent à interpeller les dirigeants alors que la COP30 a débuté ce lundi.

Jean-Philippe Cassar est à l’origine de ce premier cercle de silence pour le climat dans la région. Il s’inquiète pour l’avenir laissé à ses petits-enfants. « Les précédentes COP, je les ai subies », alors il s’est emparé de cette initiative. Quarante cinq minutes sont consacrées au cercle de silence, suivies de quinze minutes de prières. Des médiateurs sont prévus pour sensibiliser les curieux. « Parler, ça ne suffit pas », pour Nadou, une Lilloise qui a répondu à l’appel. Familière des cercles de silence pour dénoncer la rétention administrative des migrants, elle reconnaît cependant que « rien ne vaut les discussions à deux, les débats ».

 

« Il faudrait faire cela plus souvent »

Régis est déjà engagé pour le climat dans son église : « Pour la planète, on ne peut pas rester inactifs. » C’est donc tout naturellement qu’il a répondu à l’appel de Jean-Philippe Cassar.

L’organisateur part à la rencontre des passants qui, parfois, s’arrêtent pour regarder ce cercle silencieux, l’air interloqué. Thierry, qui ne connaît pas cette forme de protestation, souligne que « c’est une manière comme une autre de lutte sociale ». Pour Carole, « pourquoi pas utiliser la religion chrétienne pour faire passer un message ».

Thomas, au contraire, l’air désabusé, n’y voit pas d’intérêt : « C’est gentil, mais ça ne change rien. » 

Posée sur les marches de l’église Saint-Maurice, une personne sans-domicile fixe regarde la scène : « Il y en a beaucoup qui se moquent du climat », pour lui, « il faudrait faire cela plus souvent ».

18h45, le cercle de silence se termine et le groupe se rassemble pour prier. Des chants religieux qui s’envolent dans le ciel, portés par un espoir d’un monde meilleur.

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