Prière de demande. La parabole de l'Évangile dit clairement qu'il faut avoir l'audace de frapper à la porte de Celui qui peut donner
« Que mon Seigneur ne se mette pas en colère si j’ose parler encore » (Gn 18, 20-32)
« Le jour où je t’appelle, réponds-moi, Seigneur » (Ps 137)
« Dieu vous a donné la vie avec le Christ, il nous a pardonné toutes nos fautes » (Col 2, 12-14)
« Demandez, on vous donnera » (Lc 11, 1-13)
Pour nous aider à comprendre cet Évangile qui nous parlent de la prière de demande, imaginons que nous sommes dans un souk en train de marchander. Il faut une grande finesse pour ce dialogue. Le résultat de notre souhait dépendra de notre insistance subtile en sachant très bien que si je gagne quelque baisse de prix, l'autre, le vendeur, ne perdra pas. Il sait ne pas descendre trop bas. Il sait ne pas se mettre dans une situation déficitaire, injuste.
Que mon Seigneur ne se mette pas en colère : je ne parlerai plus qu’une fois. Peut-être s’en trouvera-t-il seulement dix ?
Et le Seigneur déclara : Pour dix, je ne détruirai pas.
Eh oui ! Voilà… il n'est pas possible d'obtenir une situation favorable. S'il y avait dix justes, la ville ne serait pas détruite ; mais, il semblerait qu’il n'y a même pas dix justes !
Dans l’évangile de Luc :
La porte est déjà fermée ; mes enfants et moi, nous sommes couchés. Je ne puis pas me lever pour te donner quelque chose.
La prière de demande est la prière qui nous est la plus naturelle, usuelle. Et Jésus nous invite à cette prière. La parabole de l'Évangile dit clairement qu'il faut avoir l'audace de frapper à la porte de Celui qui peut donner.
Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.
Mais, nos demandes sont-elles raisonnables ? Que demandons-nous ? Pour qui, pour quoi prions-nous ? Pour quel succès ? J’ose penser que, même si nous avons la certitude que nos demandes ne sont pas totalement pures, même si nous nous sentons égoïste dans nos prières, nous devons prier d’une prière de demande. Nous devons avoir l'audace de supplier : « donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour ».
Oui. Avoir le courage de demander tout en se bousculant dans son corps, son esprit, sa vie pour agir dans le sens de la demande formulée. « Aide-toi, le ciel t’aidera ».
Certaines personnes aiment faire brûler un cierge au moment de leur prière. Cette flamme est le signe visible de l’attitude intérieure. Elle résulte d’une vie prière.
Seigneur, apprends-nous à prier.
Dans la prière de demande, il y a une attitude fondamentale : c'est l'humilité.
Nous demandons, parce que nous savons qu'il nous manque quelque chose d’important. Nous savons que ne sommes pas parfaits ; nous avons besoin de ceci ou de cela. Nous comprenons que nous devons nous défaire de tels ou tels défauts. Oui, nous savons qu'il nous manque l'essentiel et nous nous adressons à Dieu pour l ’obtenir.
Nous prions humblement.
Les disciples de Jésus savaient sûrement prier. Mais, le témoignage de Jésus en prière leur faisait comprendre qu'il fallait encore prier ; prier mieux et autrement. C'est pour cela qu'il demande :
Seigneur apprends-nous à prier.
Nous sommes tous des disciples de Jésus. Comme ceux-ci, nous cherchons toujours à apprendre à prier. Alors, le Fils de Dieu, Jésus-Christ, nous enseigne qu'il faut prier sans cesse. Il nous fait comprendre que le plus grand bien que l'on puisse obtenir, c'est lui qui le donne. La plus grande guérison c'est Jésus seul qui peut l'offrir, Jésus, le Ressuscité. Comme Dieu, le bon Père, il donnera ce qui nous est utile. Je pense à notre appel à la sainteté.
Soyons des persévérants dans la prière.
Prier avec des prières apprises par cœur : « Notre Père… » Prier dans son cœur, avec des mots qui nous sont propres. Prier dans le silence. Prière de méditation. Prier avec l’Évangile :
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent !
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